À Saint-Denis, les électeurs du nouveau maire LFI scandent : « Nous sommes tous des enfants de Gaza ! »
Après des slogans pro-Gaza scandés lors de sa victoire, Bally Bagayoko les relie à une population locale qui « s’indigne » du « génocide qui est en cours », "Saint-Denis [ayant] toujours été un territoire de résistance"
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« Nous sommes tous enfants de Gaza », a-t-on pu entendre dans la salle des fêtes de la mairie de Saint-Denis, le soir du premier tour des élections municipales. À la suite de l’annonce de la victoire du candidat LFI, Bally Bagayoko, élu dès le premier tour avec 50,7 % des suffrages, plusieurs dizaines d’électeurs se sont déplacés pour fêter sa victoire. Entre autres slogans, ces derniers ont entonné : « Nous sommes tous des enfants de Gaza ! »
Une vidéo de la scène a circulé sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses réactions. « ‘Nous sommes tous des enfants de Gaza !’ : voilà les premiers mots scandés par des habitants de Saint-Denis pour célébrer la victoire du candidat LFI à la mairie. Saint-Denis, 2e ville d’Île-de-France, cité des rois et berceau de l’art gothique, semble donc avoir pour principale préoccupation la situation en Palestine », a notamment souligné Shannon Seban, secrétaire nationale des Républicains, dans un message publié sur X (Twitter).
Interrogé sur le plateau de BFMTV sur le lien entre ce sujet et sa victoire, le nouveau maire LFI affirme : « Ça n’a pas rien à voir ! ». Bally Bagayoko, cadre de la RATP peu connu politiquement au-delà de la sphère locale, explique : « Il y a un thermomètre différent à Saint-Denis », deuxième plus grande ville d’Île-de-France après Paris. « Ce sont avant tout des hommes et femmes héritiers de l’immigration », qui « s’identifient à la question de la Palestine » et qui « s’indignent » du « génocide qui est en cours ». Les membres de La France insoumise ont, rapidement après les attaques du 7 octobre et la guerre qui s’ensuivit, accusé Israël de commettre un « génocide » dans la bande de Gaza.
Bagayoko poursuit : « Saint-Denis a toujours été un territoire de résistance », en particulier de « résistance à l’impérialisme ».
Bagayoko explique finalement que « le maire sortant ne s’est pas honoré de la manière dont il a traité cette question-là [le conflit israélo-palestinien] par le passé », ce qui constituerait la raison pour laquelle de tels slogans ont été scandés.
Le maire sortant avait fait hisser le drapeau palestinien sur la façade de la mairie dans le contexte de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine, en septembre 2025. Parmi les chants des partisans de Bagayoko, on a notamment pu entendre « Tout le monde déteste Hanotin ».
Mathieu Hanotin, le maire socialiste sortant, n’a obtenu que 32,7 % des suffrages. Élu en 2020, il avait mis fin à 75 ans de communisme municipal à Saint-Denis. Il n’a pas fait de commentaire depuis sa défaite.
Bagakoyo a lui réussi à battre le PS dès le premier tour, en bénéficiant d’une alliance avec le PCF.
Le deuxième tour des élections municipales se tiendra dimanche prochain dans les communes qui n’ont pas vu, contrairement à Saint-Denis, de vainqueur dès le premier tour. Les bureaux de vote seront ouverts dans 1 526 communes, où près de 26 millions d’électeurs sont appelés aux urnes.
la Communauté du Times of Israël !








