Agression à l’ULB : les violences contre un étudiant juif reconnues, mais pas le caractère antisémite
La procédure disciplinaire ouverte à l’Université libre de Bruxelles après l’agression de l’étudiant juif Gad Deshayes est désormais close : si les faits de violence ont été établis, la qualification d’antisémitisme n’a pas été retenue faute de preuves suffisantes
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La procédure disciplinaire engagée à l’Université libre de Bruxelles à la suite de l’agression d’un étudiant en mai 2024 est désormais clôturée. Si les faits de violence physique ont été formellement établis, l’université a annoncé que le caractère antisémite de l’agression n’a pas été retenu, faute de preuves jugées suffisantes par la commission de discipline.
L’affaire avait suscité une vive émotion sur le campus. La victime, Gad Deshayes, étudiant juif et alors coprésident de l’Union des Étudiants Juifs de Belgique, avait dénoncé avoir été frappé, étranglé et insulté par un autre étudiant. Il affirmait également que son agresseur avait proféré une injure antisémite au moment des faits.
L’agression s’est déroulée dans un contexte particulièrement tendu, alors que des étudiants occupaient un bâtiment du campus du Solbosch pour dénoncer ce qu’ils qualifiaient de « génocide en cours à Gaza » et réclamer la rupture de certaines collaborations entre l’université et des institutions israéliennes. Gad Deshayes avait été pris à partie alors qu’il filmait de loin une altercation près d’un parking du campus.
Dans un premier temps, la commission disciplinaire avait reconnu l’existence des violences, mais estimé ne pas disposer d’éléments suffisants pour établir avec certitude la matérialité des propos antisémites rapportés.
L’université avait alors précisé que cette décision ne signifiait pas que les paroles n’avaient pas été prononcées, mais que les preuves disponibles ne permettaient pas d’atteindre le seuil de certitude requis.
La rectrice de l’ULB, Annemie Schaus, avait décidé de faire appel de cette première décision, affirmant vouloir prendre « au sérieux la parole de toutes les victimes » rapporte SudInfo. Mais la commission d’appel est parvenue à la même conclusion, en l’absence d’éléments nouveaux permettant d’établir de façon incontestable le caractère antisémite de l’agression.
Sur le plan disciplinaire, l’affaire est donc désormais close au sein de l’université, avec une reconnaissance officielle des violences, mais sans qualification antisémite retenue. En revanche, la procédure pénale suit toujours son cours, indépendamment de l’instruction interne menée par l’ULB.
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