Agression d’un lycéen juif à Pantin : deux clandestins algériens condamnés
Les deux hommes ont été condamnés à dix mois de prison ferme et à une interdiction du territoire français après l'agression survenue en
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Deux hommes de nationalité algérienne ont été reconnus coupables ce mardi 9 décembre de l’agression d’un jeune juif de 17 ans, dans un bus reliant Aubervilliers à Pantin.
Le tribunal correctionnel de Bobigny les a condamnés à dix mois de prison ferme, assortis d’un mandat de dépôt immédiat, ainsi qu’à cinq ans d’interdiction du territoire français, rapporte BFMTV de source judiciaire.
Déjà placés en détention provisoire, les prévenus ont été reconduits en prison dès le prononcé du jugement. Un troisième mis en cause, âgé de 16 ans, sera jugé ultérieurement par le tribunal pour enfants.
Les faits remontent au 27 octobre. Sacha quitte son lycée et monte dans un bus, portant une kippa. Très vite, trois hommes s’approchent, l’encerclent et entament une manœuvre d’intimidation. Ils l’insultent de « sale juif » et « chien de juif », avant de lui arracher sa kippa et de la faire tourner entre eux. Selon le récit livré sur BFMTV, le lycéen décrit une scène où les agresseurs « s’approchent », « encerclent » et instaurent une pression physique et verbale. Les insultes et gestes menaçants sont visibles dans une vidéo filmée par la victime et consultée par la chaîne, confirmant ses déclarations.
Avant de prendre Sacha pour cible, les agresseurs s’étaient attaqués à un père de famille identifiable par sa barbe et son chapeau traditionnel. Ils l’avaient insulté « en arabe de manière très agressive » sous les yeux de ses enfants. Le conducteur du bus, alerté par la victime, explique ne pas avoir pu intervenir. Les agresseurs ont finalement quitté le véhicule à l’arrêt Quatre-Chemins, à la frontière entre Pantin et Aubervilliers.
Très choqué, il s’est vu attribuer dix jours d’incapacité totale de travail pour le traumatisme psychologique subi. Il confie « se sentir encore en danger » et avoir modifié son trajet de bus. Il continue toutefois de porter sa kippa, mais préfère garder sa capuche dans certains quartiers.
Son avocat, Me Lucas Veil, dénonce une agression « gratuite » qui ne vise que ce que son client représente. Auprès du Figaro, il parle d’un antisémitisme « du quotidien, décomplexé, presque revendiqué ». Selon lui, les références à la Palestine lancées par les agresseurs ne sont qu’un prétexte pour « vomir leur haine des juifs ».
Cette affaire intervient dans un climat national préoccupant. Le ministère de l’Intérieur recensait en août 646 actes antisémites en France depuis le début de l’année, un chiffre en forte progression. Pour Sacha comme pour de nombreuses victimes, ces violences témoignent d’une insécurité croissante pour les Juifs dans l’espace public.
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