Apologie du terrorisme : Un influenceur franco-iranien condamné à 10 mois de prison avec sursis
Le tribunal de Bobigny a suivi les réquisitions du parquet contre Shahin Hazamy, jugé pour avoir glorifié le 7-Octobre sur TikTok, où il est suivi par 330 000 abonnés
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L’influenceur franco-iranien Shahin Hazamy a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Bobigny à dix mois de prison avec sursis pour apologie du terrorisme, suite à des propos diffusés sur ses réseaux sociaux le 7 octobre 2023, jour du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Shahin Hazamy, 31 ans, qui se présente comme « journaliste indépendant » – une qualité qui ne lui a pas été reconnue par le tribunal – a, dès la sortie de la salle, annoncé sa volonté de faire appel.
« Que je sois condamné ou pas, ça m’importe peu. On va continuer, on va faire appel, on va aller jusqu’au bout », a déclaré Hazamy devant une cinquantaine de militants anti-Israël venus le soutenir. Il doit également s’acquitter d’une amende de 1 000 euros et effectuer un stage de citoyenneté.
« On voit maintenant que la répression continue, s’aggrave », a-t-il réagi.
Les militants présents ont ensuite scandé plusieurs slogans tels que « soutenir la Palestine n’est pas un crime » et « solidarité avec Shahin, et tous les réprimés ».
Le tribunal a condamné Shahin Hazamy pour un message publié le matin de l’assaut barbare et sadique du Hamas sur Instagram, où il compte des centaines de milliers d’abonnés : « Allah Akbar, ce qu’il se passe actuellement en Palestine est incroyable […] Save the date […] C’est le début de la fin pour l’entité sioniste ».
Durant l’audience, qui s’était tenue le 10 juillet après deux renvois, l’influenceur, dont les avoirs sont gelés depuis le mois d’août 2025 par un arrêté publié au Journal officiel, avait fait valoir qu’entre sept et huit personnes se partageaient son compte et qu’il ne savait pas qui avait rédigé le message incriminé.
« Je condamne, je ne peux pas partager ce genre de propos, je suis journaliste, il y a eu des morts, c’est un jour triste », avait-il assuré.
Le tribunal a, pour sa part, estimé qu’il n’avait « pas d’éléments » pour attester de l’existence d’une équipe autour de Hazamy et a décidé de confisquer les scellés, à savoir le matériel informatique dont disposait l’influenceur.
la Communauté du Times of Israël !








