« Célébrer » mais « ne pas oublier » : Dernier rassemblement à Paris après la libération des otages du Hamas
Environ 500 personnes ont répondu à l'appel d'institutions juives, brandissant des portraits d'otages et ballons de couleurs jaune et orange ainsi que des drapeaux d'Israël
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« Célébrer » mais « ne pas oublier » : après la libération des derniers otages vivants du Hamas, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées vendredi midi pour un dernier rassemblement place du Trocadéro à Paris.
Environ 500 personnes ont répondu à l’appel d’institutions juives, selon un décompte d’un journaliste de l’AFP, brandissant des portraits d’otages et ballons de couleurs jaune et orange ainsi que des drapeaux d’Israël.
La manifestation, la dernière de dizaines qui se sont tenues chaque vendredi place du Trocadéro en soutien aux otages du Hamas, a réuni beaucoup plus de monde que lors de rassemblements plus récents.
« Dix-neuf familles attendent toujours les dépouilles de leurs proches. Et si nous ne serons plus ici tous les vendredis midi, nous continuerons à leur dire autrement, mais avec la même force, avec la même détermination, que leur combat est notre combat », a déclaré au micro Yonathan Arfi, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui a co-organisé ces rassemblements.
L’ex-journaliste Anne Sinclair a lu les noms des 19 victimes dont les corps sont encore aux mains du Hamas, avant d’observer, avec la foule, une minute de silence.
Le chanteur Patrick Bruel a ensuite entonné sa chanson-hommage « Les Chaises vides ».
Le courageux Patrick Bruel rend hommage aux victimes du 7 octobre avec sa chanson « les chaises vides »???? pic.twitter.com/KmcmTYIQHc
— Maxime Loth (@loth_maxime) October 17, 2025
Emue aux larmes, Jessica, 49 ans – qui ne souhaite pas donner son nom – a confié à l’AFP: « C’est important de célébrer, mais il ne faut pas oublier, il ne faut pas pardonner ».
Les portraits d’otages libérés sont désormais marqués d’une mention « Sauvé » aux couleurs du drapeau d’Israël.
Hannah, 58 ans, qui n’a pas communiqué son nom, tenait un portrait indiquant « Toujours otage » en rouge. « Ces civils, leurs corps doivent être retournés pour pouvoir être enterrés comme il se doit, pour que leur famille puisse faire leur deuil », a-t-elle expliqué.
Entre célébration et recueillement, les manifestants exprimaient aussi du pessimisme pour la suite.
« J’ai peur que le Hamas réapparaisse sous un autre nom, Israël continuera à se méfier », a dit Esther, 76 ans, sans donner son nom de famille.
L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas prévoyait un retour de tous les otages, vivants et morts, au plus tard le 13 octobre au matin, mais il n’a remis depuis lundi que neuf dépouilles sur les 28 qu’il retient.
Le Hamas s’est engagé vendredi à rendre à Israël tous les corps des otages encore dans le territoire palestinien, tout en faisant valoir que la recherche des dépouilles enfouies sous les ruines était difficile.
la Communauté du Times of Israël !







