CENTCOM: La Syrie a récemment bloqué des livraisons d’armes destinées au Hezbollah
Les États-Unis et leurs partenaires régionaux ont intérêt à désarmer le groupe terroriste libanais, a dit l'amiral Brad Cooper, alors que les Syriens commémorent le premier anniversaire de l'offensive qui a renversé Assad, allié du Hezbollah
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Le chef du Commandement central de l’armée américaine a félicité vendredi les forces de sécurité syriennes qui ont déjoué des livraisons d’armes qui étaient destinées au groupe terroriste libanais du Hezbollah, qui est soutenu par l’Iran.
« Félicitations aux forces de sécurité syriennes qui ont récemment intercepté plusieurs livraisons d’armes », a dit l’amiral Brad Cooper dans un communiqué, alors que les Syriens célébraient le premier anniversaire de l’offensive-éclair qui avait renversé le président Bachar al-Assad, soutenu par l’Iran et le Hezbollah.
« Les États-Unis et nos partenaires régionaux ont un intérêt commun à garantir le désarmement du Hezbollah libanais et à préserver la paix et la stabilité dans tout le Moyen-Orient », a noté le chef du CENTCOM.
Il est difficile de dire combien de livraisons d’armes ont été déjouées, quand et où les interceptions ont eu lieu, et d’où venaient les armements. Jeudi, les autorités syriennes ont annoncé qu’elles avaient tué un homme et qu’elles avaient arrêté quatre autres individus qui tentaient de faire passer clandestinement des centaines de mines terrestres au groupe terroriste.
Les félicitations adressées aux forces gouvernementales syriennes ont fait suite à un avertissement qui a été lancé lundi par le président américain Donald Trump à Israël, sommant l’État juif de ne pas « s’ingérer » dans le pays après un affrontement entre l’armée israélienne et des hommes armés, dans le sud de la Syrie.
Trump s’est également déclaré « très satisfait » du président syrien Ahmed al-Sharaa, qui était à la tête de la faction djihadiste qui avait renversé Assad après une guerre civile de 14 ans.
Israël se méfie de Sharaa et Tsahal a déployé des soldats dans la zone tampon démilitarisée qui a été créée après le renversement d’Assad, craignant que la région ne tombe entre de mauvaises mains.
Les félicitations du chef du CENTCOM sont aussi intervenues alors que les États-Unis et Israël ont exercé des pressions sur l’État libanais en faveur du désarmement du Hezbollah dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu qui avait été conclu le 27 novembre dernier entre Israël et le groupe terroriste.
Cet accord avait été finalisé après plus d’un an de conflit – qui s’était terminé par deux mois de guerre ouverte dans le sud du Liban. Le Hezbollah, à ce moment-là, lançait des attaques quasi-quotidiennes en direction de l’État juif, et ce depuis le 8 octobre 2023, au lendemain du pogrom meurtrier commis par le Hamas, lui aussi soutenu par l’Iran – une attaque sanglante qui avait déclenché la guerre à Gaza.
Le Hezbollah est sorti de la guerre affaibli militairement et politiquement. Le gouvernement qui a pris le pouvoir au Liban au début de l’année s’est engagé à maintenir le monopole de l’État sur les armes, une menace voilée à l’encontre du groupe terroriste.
Israël a mené des dizaines de frappes aériennes sur le Liban depuis le cessez-le-feu, accusant le Hezbollah d’avoir violé l’accord. Dans le cadre des efforts visant à maintenir le cessez-le-feu, Israël et le Liban ont tenu cette semaine leur première réunion directe depuis des décennies, conformément à l’accord.
L’AFP a contribué à cet article.
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