Cisjordanie : deux agressions présumées contre des Palestiniens et des activistes
Un Palestino-Américain de 80 ans aurait été frappé par des soldats ; près de Taybeh, un Palestinien et trois activistes accusent des extrémistes
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Plusieurs Palestiniens ainsi que trois activistes israéliens des droits civiques ont fait état de violences à leur encontre jeudi lors de deux incidents distincts en Cisjordanie.
Dans le premier cas, Khamis Rabee, un Palestino-Américain de 81 ans, a raconté à Al Jazeera avoir été blessé à la tête jeudi soir à Turmus Ayya. Selon lui, des soldats de Tsahal lui ont lancé une grenade assourdissante alors qu’il se trouvait à l’extérieur de son domicile.
Rabee affirme que le souffle de l’explosion l’a fait tomber, provoquant sa blessure à la tête. Il a ensuite été évacué vers un hôpital pour y recevoir des soins.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux semble montrer Jabara allongé au sol, la tête ensanglantée, tandis que trois soldats se tiennent à proximité.
Un Palestinien se présentant comme le neveu de Jabara tente de s’adresser aux soldats, qui ne lui répondent pas.
Rabee a également indiqué être venu à Turmus Ayya pour un séjour d’un mois, apparemment depuis les États-Unis, et devoir repartir dans environ deux semaines.
Selon Tsahal, les soldats ont fait usage de dispositifs de maintien de l’ordre suite à la formation d’un rassemblement à proximité de leur patrouille.
« Au cours d’une patrouille à Turmus Ayya, un rassemblement a été repéré à proximité, ce qui dérangeait le travail des militaires. Les soldats ont eu recours à des moyens de dispersion des émeutes afin de rétablir l’ordre. Un Palestinien qui se trouvait à proximité est tombé au sol et a été évacué pour recevoir des soins médicaux », a déclaré l’armée israélienne.
La victime, identifiée sous le nom de Khamis Rabee, possède la nationalité américaine.
يروي الفلسطيني خميس ربيع (81 عامًا) تفاصيل إصابته في بلدة ترمسعيا شمال شرق رام الله، بعدما ألقى جنود الاحتلال قنبلة صوتية باتجاهه أمام باب منزله، ما أدى إلى إصابته في الرأس ونقله لتلقي العلاج#رقمي pic.twitter.com/nfaVYxxGri
— الجزيرة فلسطين (@AJA_Palestine) August 7, 2026
Dans un incident distinct, un Palestinien vivant à la périphérie de Taybeh, en Cisjordanie, et trois activistes israéliens des droits civiques affirment avoir été agressés jeudi par des résidents d’implantations extrémistes alors qu’ils reconstruisaient des clôtures arrachées la veille par ces derniers.
Des images vidéo montrent l’un des extrémistes frapper Charlotte Mandel, une activiste d’une cinquantaine d’années possédant la double nationalité israélienne et canadienne, qui participait à la reconstruction des clôtures.
Selon le rabbin Arik Ascherman, défenseur de longue date des droits des Palestiniens, des résidents d’implantations extrémistes détruisent depuis trois jours les clôtures entourant des habitations situées à la périphérie de Taybeh.
Naif Kaabanah, un Palestinien résidant dans la région, a déclaré au Times of Israel avoir été frappé à la tête par des extrémistes venus d’un avant-poste illégal voisin. Blessé, il a dû être transporté à l’hôpital pour y recevoir des soins avant de pouvoir regagner son domicile.
Trois activistes des droits civiques de l’organisation Torat Tzedek, dirigée par Ascherman, qui menaient des actions dites de « présence protectrice », ont également été agressés par les extrémistes alors qu’ils tentaient d’empêcher une nouvelle destruction des clôtures, a précisé le rabbin.
L’activiste des droits civiques Charlotte Mandel aurait été agressée par un résident d’implantation extrémiste alors qu’elle tente de protéger le domicile de Naif Kaabanah, à la périphérie de la ville palestinienne de Taybeh, en Cisjordanie, le 6 août 2026. (Crédit : Torat Tzedek)
Kaabanah et Ascherman affirment tous deux que, malgré des appels à l’aide répétés, ni Tsahal ni la police ne se sont rendus sur les lieux pendant plusieurs heures.
Tsahal et la police n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
« Il y a une clôture autour de ma maison ; ils l’ont démolie [mercredi]. [Jeudi], j’en ai donc construit une nouvelle, et ils sont venus la démolir à nouveau », a expliqué Kaabanah.
« Ils ont fait entrer leurs chèvres chez moi, jusque dans le salon. J’ai des enfants, des filles et une femme à la maison. Nous avons appelé la police dès le matin ; elle n’est arrivée que le soir, alors que les résidents d’implantations étaient déjà partis », a-t-il poursuivi.
« Depuis deux mois, nous appelons chaque jour la police lorsque les résidents d’implantations arrivent, et elle ne vient qu’une fois qu’ils sont partis. Comment peut-on vivre dans ce pays si la police ne fait pas son travail ? »
Ascherman a expliqué que, malgré l’ordre de Tsahal déclarant le secteur zone militaire fermée, les résidents d’implantations extrémistes continuaient d’y pénétrer pour agresser des Palestiniens, sans que Tsahal ni la police ne les interpellent.
« Le refus manifeste des forces de sécurité de protéger les Palestiniens et de faire respecter les ordres de fermeture à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme, mais pas des résidents d’implantations violents, a entraîné une forte recrudescence de la violence de ces derniers à Taybeh ces derniers jours », a déclaré Ascherman.
« ‘Tu ne resteras pas indifférent au danger de ton prochain’ », ordonne la Bible. Pour prix de leur intervention cet après-midi, les défenseurs des droits de l’Homme de Torat Tzedek ont été, comme les Palestiniens, passés à tabac par des résidents d’implantations violents. »
la Communauté du Times of Israël !







