Critiqué pour arrachage d »affiche d’otage israélien, un collaborateur du maire de Chicago démissionne
Ishan Daya a été filmé en train de déchirer une affiche qui, selon lui, parlait de manière "raciste et déshumanisante" des Palestiniens
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JTA — L’homme qui venait d’être choisi par Brandon Johnson, le maire de Chicago, pour faire partie de l’un des ses comités consultatifs, a démissionné suite au tollé suscité par une vidéo de 2023 le montrant en train de déchirer des affiches d’otages israéliens.
Ishan Daya était l’un des 20 membres du tout nouveau groupe de travail sur la viabilité fiscale de Chicago créé par Johnson. Son site Internet le présente comme un intervenant communautaire spécialisé dans la sécurité publique et la santé mentale.
L’annonce faite par la mairie n’a pas manqué de provoquer un véritable tollé au sein des organisations juives, parmi lesquelles l’Anti-Defamation League et le Chicago Jewish Community Relations Council, ainsi que de Debra Silverstein, législatrice de CHicago qui qualifie ce choix de « camouflet pour la communauté juive » dans un communiqué publié par le JCRC.
La vidéo de Daya en train de déchirer une affiche d’otage israélien avait été révélée lorsqu’il s’était présenté sans succès aux élections locales.
Dans une déclaration à la Jewish Telegraphic Agency, Daya a fait savoir qu’il serait remplacé au poste qu’il laisse vacant par un représentant de l’Institut pour le bien public, un centre politique qu’il co-dirige.
Il a présenté des excuses pour l’affaire de l’affiche, dont il a rappelé que la formulation était, à ses yeux, « raciste et déshumanisante ». Ces affiches, qui portaient les noms et photos des 251 otages enlevés le jour du pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023, ont été placardées dans plusieurs villes des États-Unis et ont souvent été déchirées par des militants anti-Israël.
« Je comprends que ce que j’ai fait en 2023 ait fait de la peine à des membres de notre communauté juive, et j’en suis sincèrement désolé. Si les termes de l’affiche me sont apparus racistes et déshumanisants envers les Palestiniens, j’ai pris conscience que mon acte avait blessé les familles qui aspirent au retour de leurs proches et je leur présente mes excuses les plus sincères », explique Daya dans son communiqué.
« J’ai passé ma carrière à travailler sans me soucier des différences et ceux qui ont travaillé avec moi peuvent attester de ma profonde aversion de l’antisémitisme, de la haine et du sectarisme, quelles qu’en soient les formes », poursuit Daya.
La démission de Daya, quelques heures après sa nomination, est le dernier avatar de la difficile relation qu’entretient Johnson avec une grande partie de la communauté juive de la ville, qui lui reproche notamment d’avoir dès les premiers temps du conflit soutenu une résolution appelant à un cessez-le-feu à Gaza, qualifié la guerre contre le Hamas de « génocidaire » et porté un keffieh, ce foulard palestinien traditionnel, lors d’un événement à l’occasion du Mois du patrimoine arabe.
En octobre dernier, Johnson s’était attiré les foudres de la communauté juive de la ville en condamnant très tardivement la fusillade dont avait été victime un homme juif qui se rendait à la synagogue de West Rogers Park, un quartier fortement juif, et en omettant de mentionner qu’il était juif.
« Le maire semble bien décidé à s’entourer de gens qui colportent la haine et les divisions », avait déclaré Silverstein. « Son mépris répété pour la communauté juive est aussi douloureux qu’inacceptable. Nous méritons mieux. »
La nomination de Daya n’est pas l’unique faux-pas de Johnson, qui est profondément impopulaire auprès des électeurs.
Lundi, le maire, qui est afro-américain, a reçu un courrier du ministère de la Justice lui indiquant qu’il faisait l’objet d’une enquête pour des rumeurs de recrutement sur une base ethnique. Le courrier, envoyé par la procureure générale adjointe, Harmeet Dhillon, évoque les propos tenus par Johnson dans une église de Chicago, dimanche, dans lesquels il aurait énuméré le nombre de responsables afro-américains au sein de ses services.
la Communauté du Times of Israël !







