Depuis le Mont du Temple, Ben Gvir dit avoir prié pour la « fin du Hamas » et la libération des otages
Avant cela, le ministre d'extrême droite avait prié au mur Occidental avec les députés Amichai Eliyahu et Limor Son Har-Melech
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Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a dirigé les prières au sommet du Mont du Temple à Jérusalem. Il a proclamé, dans la matinée de mercredi, le « règne victorieux » d’Israël sur la colline, deux ans après le pogrom du 7 octobre 2023 qui, selon le Hamas, avait été inspiré par ce lieu saint très contesté.
« Cela fait maintenant deux ans depuis ce terrible massacre… Chaque maison à Gaza possède une photo du Mont du Temple et aujourd’hui, deux ans plus tard, nous sommes victorieux sur le Mont du Temple, nous sommes les propriétaires du Mont du Temple », a affirmé le leader d’extrême droite, s’exprimant devant le Dôme du Rocher.
Des images qui ont été diffusées par le bureau du ministre l’ont montré en train de diriger les prières du matin en compagnie d’un groupe de fidèles juifs aux abords du mur Oriental, dans le complexe du Mont du Temple, lançant le deuxième jour de la fête de Souccot, qui dure une semaine.
Le Mont du Temple, ancien site où s’élevaient les deux Temples juifs et qui abrite aujourd’hui la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, est un lieu très contesté qui revêt une importance religieuse tant dans le Judaïsme que dans l’islam.
En vertu d’un accord de statu quo conclu entre Israël et la Jordanie, il est officiellement interdit aux Juifs de prier sur le site. Mais il y a eu, l’année dernière, un changement majeur sur le terrain, la police autorisant les fidèles juifs à prier et même à se prosterner dans certaines zones plus éloignées du Dôme du Rocher.
Ben Gvir, qui supervise l’application de la loi en tant que ministre de la Sécurité intérieure, n’a cessé d’affirmer que sa politique consistait à enfin autoriser les prières juives au sommet du Mont du Temple.
Ben Gvir's office shares footage of him leading morning prayers for a group of Jewish worshipers atop Temple Mount, minister later boasts Israel "victorious" at flashpoint site pic.twitter.com/ZWa1wf3S6d
— charlie summers (@cbsu03) October 8, 2025
S’exprimant depuis le lieu saint, Ben Gvir a également appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à garantir la destruction du Hamas et la « victoire totale » à Gaza, alors que les négociations en vue d’un accord de cessez-le-feu qui ouvrirait la porte à la libération des captifs avancent rapidement.
Sa visite a eu lieu alors que les négociateurs israéliens et du Hamas se rendaient en Égypte pour des pourparlers indirects sur le cessez-le-feu, le retour des otages et la libération des prisonniers palestiniens détenus pour atteinte à la sécurité nationale en Israël, dans le cadre du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre.
Le ministre a été vivement condamné par le Hamas, qui a qualifié cette ascension de « geste délibérément provocateur reflétant la pensée fasciste du gouvernement israélien ».
Le groupe terroriste a ajouté que cette venue, qui a eu lieu à la même date que les émeutes qui s’étaient produites sur le Mont du Temple le 8 octobre 1990 – « le massacre d’Al-Aqsa », comme l’appelle le Hamas – était un message hostile visant à imposer le contrôle israélien sur le lieu de culte.
La visite a également eu lieu au lendemain du deuxième anniversaire du pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023 – les hommes armés avaient tué plus de 1200 personnes et en avaient kidnappé 251 autres, qui avaient été prises en otage à Gaza – une attaque sanglante qui avait été à l’origine de la guerre dans la bande. Le groupe terroriste avait donné le nom de « Déluge Al-Aqsa » à ce raid meurtrier.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également condamné la montée du ministre de la Sécurité nationale au mont du Temple.
Si le communiqué n’a pas mentionné le nom de Ben Gvir, il a indiqué que l’Arabie saoudite condamne « l’assaut du complexe de la mosquée Al-Aqsa par des responsables et par des colons israéliens sous la protection des forces d’occupation ».
« L’Arabie saoudite souligne son rejet de toute atteinte au statut historique et juridique de Jérusalem et de ses lieux saints, et exige que la communauté internationale tienne les autorités d’occupation israéliennes responsables de leurs violations dangereuses et continues à l’encontre des lieux saints », a ajouté le communiqué.
La dernière visite de Ben Gvir au Mont du Temple remonte au mois d’août dernier. Il y était allé pendant le jour de jeûne juif de Tisha BeAv. Le politicien ultranationaliste est devenu le premier ministre du gouvernement à y prier ouvertement, brisant ainsi une interdiction de longue date.
Si la Jordanie administre le complexe elle-même par l’intermédiaire du Waqf islamique de Jérusalem, l’entrée sur le Mont du Temple est placée sous le contrôle des autorités israéliennes ; les visiteurs juifs sont escortés dans la zone par des policiers israéliens.
Netanyahu n’a encore fait aucun commentaire sur la visite de Ben Gvir.
L’insistance de ce politicien incendiaire à encourager la prière sur le Mont du Temple a déjà suscité des réactions alarmées de la part de Netanyahu, qui s’empresse généralement de désavouer les propos de son partenaire de coalition et d’insister sur le fait que le statu-quo n’a pas changé.
De surcroît, de nombreuses autorités religieuses juives ont historiquement interdit les visites au Mont du Temple par crainte de fouler un sol sacré alors qu’elles sont rituellement impures.
Les changements apportés au statu-quo du Mont du Temple suscitent de vives émotions dans le monde musulman et ils sont souvent cités comme une motivation pour la violence religieuse.
la Communauté du Times of Israël !







