Elizabeth Tsurkov parle de ses ravisseurs irakiens, « fous de joie » le 7 octobre
Les terroristes amis de l'Iran ont monté le son de la télévision pour qu'elle entende parler de l'attaque, dit la chercheuse, qui souhaite que "Dieu soulage les souffrances du peuple de Gaza et des otages affamés, blessés, épuisés"
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Elizabeth Tsurkov, la chercheuse israélo-russe enlevée et séquestrée deux années durant par une milice chiite en Irak avant d’être libérée le mois dernier, a raconté mardi ce qu’elle a vécu, en captivité, lorsque le Hamas a attaqué Israël le 7 octobre 2023, déplorant par ailleurs « les horreurs » auxquelles les Palestiniens de Gaza font face depuis lors.
« Ce jour-là, il y a de cela deux ans, je me trouvais séquestrée dans ma deuxième prison au camp des Forces de mobilisation populaire », a-t-elle écrit en arabe sur X.
Tsurkov était retenue en otage par le Kataeb Hezbollah, une milice proche de l’Iran.
« Les gardes des Brigades ont monté le son de leur téléviseur pour que je puisse entendre de loin ce qui s’était passé le 7 octobre. »
« Au vu des informations que j’ai pu obtenir sur des chaînes favorables à l’axe iranien, j’ai pensé que l’opération avait visé des infrastructures militaires parce que les diffuseurs parlaient de « prisonniers » (et non « d’otages » ») et qu’ils parlaient beaucoup de « soldats ». »
Durant le pogrom perpétré par le Hamas – que les forces israéliennes avaient mis plusieurs jours à réprimer –, des milliers de terroristes avaient tué plus de 1 200 personnes, essentiellement des civils, et fait 251 otages, dans un déchainement de brutalités et d’agressions sexuelles.
Tsurkov s’est souvenue qu’en apprenant les nouvelles de l’attaque, ses ravisseurs étaient « fous de joie ».
Mais, a-t-elle ajouté : « Je savais qu’une catastrophe allait s’abattre sur Gaza et ses habitants, mais j’étais loin d’imaginer l’ampleur des horreurs qui allaient se passer. »
La chercheuse a évoqué l’interview en hébreu réalisée en juillet dernier de l’épouse de l’ex-chef d’État-major de Tsahal, Herzi Halevi, lequel se trouvait à la tête de l’armée lorsque l’attaque s’était produite. Au moment où son mari était parti, tôt ce matin-là, elle s’était souvenue lui avoir dit : « Ils vont détruire Gaza ».
Tsurkov a écrit : « Que Dieu soulage les souffrances du peuple de Gaza et des otages affamés, blessés, épuisés. »
« Tous paient cher les décisions de dirigeants seulement soucieux de se maintenir au pouvoir, totalement indifférents à leur sort », a-t-elle poursuivi.
Le message de Tsurkov lui a valu bien des critiques, certains s’interrogeant sur ce qu’elle avait fait en Irak comme sur sa loyauté. Ce à quoi elle a répondu qu’elle était entrée en Irak avec un passeport russe, pour ses études, preuves de ses recherches à l’appui.
Lorsqu’un utilisateur lui a demandé : « Laissons de côté cette histoire de passeport, vous êtes russe ou israélienne ? », la chercheuse a répondu : « J’ai les deux nationalités et je suis opposée aux deux gouvernements. »
Tsurkov a ajouté qu’elle donnerait sous peu davantage de détails sur sa captivité, à commencer par une vidéo diffusée par le groupe terroriste, désigné comme tel par les États-Unis. Le tout se fera dans le cadre d’interviews accordées au New York Times, dans les tout prochains jours.
Doctorante à l’Université de Princeton et chercheuse au New Lines Institute for Strategy and Policy, Tsurkov avait disparu en Irak en mars 2023, enlevée à la sortie d’un café du quartier de Karrada, dans la capitale irakienne, expliquait à l’AFP une source proche des milieux du renseignement irakien en 2023.
Le jour de sa libération, le mois dernier, elle a remercié le président américain Donald Trump, ainsi que plusieurs membres de son administration qui ont permis sa libération. Elle a par ailleurs remercié Gal Hirsch, coordinateur israélien en charge des otages et personnes disparues mais pas le Premier ministre, Benjamin Netanyahu.
Israël aurait eu très peu de choses à voir avec sa libération, et le Times of Israel a rapporté après sa libération que sans l’intervention et la pression de l’administration américaine, elle serait sans doute restée en captivité en Irak pendant de nombreuses années.
la Communauté du Times of Israël !







