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En avril, les Émirats arabes unis ont secrètement frappé l’Iran et attaqué une raffinerie – média

Les États-Unis se sont réjouis de l'implication d'Abou Dhabi, d'autres pays du Golfe ayant refusé de se joindre à l'effort de guerre

Deux femmes travaillant pour le Croissant-Rouge iranien se tiennent debout alors qu'un épais nuage de fumée consécutif à une frappe américano-israélienne contre des installations de stockage de pétrole, samedi soir, s'élève dans le ciel à Téhéran, en Iran, le 8 mars 2026. (Photo AP/Vahid Salemi, Dossier)
Deux femmes travaillant pour le Croissant-Rouge iranien se tiennent debout alors qu'un épais nuage de fumée consécutif à une frappe américano-israélienne contre des installations de stockage de pétrole, samedi soir, s'élève dans le ciel à Téhéran, en Iran, le 8 mars 2026. (Photo AP/Vahid Salemi, Dossier)

Les Émirats arabes unis ont mené des frappes militaires contre l’Iran, ce qui fait d’eux le seul pays à s’être joint aux États-Unis et à Israël dans leur guerre contre la République islamique, selon un reportage diffusé lundi.

Ces frappes, que les Émirats arabes unis n’ont pas officiellement reconnues, auraient eu pour cible une raffinerie située sur l’île de Lavan, en Iran, dans le golfe Persique, a rapporté le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier.

Selon cette source, l’attaque a eu lieu début avril, soit à peu près au moment où le président américain Donald Trump annonçait la conclusion d’un cessez-le-feu, sans que l’on sache précisément si elle a eu lieu avant ou après cette déclaration.

L’Iran avait alors fait état de cette attaque, par un ennemi non spécifié, avant de riposter en tirant des missiles et des drones sur les Émirats arabes unis et le Koweït, rappelle le Journal.

L’attaque de l’île de Lavan est le seul cas de participation des Émirats arabes unis à la guerre mentionnée dans le rapport.

L’une des sources a déclaré au Journal que Washington avait accueilli favorablement la participation d’Abou Dhabi à la guerre, d’autres pays du Golfe ayant refusé de participer activement au conflit.

Un avion d’Emirates survolant les panaches de fumée d’un incendie en cours, près de l’aéroport international de Dubaï, le 16 mars 2026. (Crédit : AFP)

Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a refusé la demande de commentaire du journal au sujet de ces frappes mais a évoqué de précédentes déclarations évoquant le droit de riposter aux attaques iraniennes. Le Pentagone a lui aussi refusé de commenter.

En mars dernier, plusieurs médias israéliens ont publié presque simultanément des informations faisant état de frappes des Émirats arabes unis sur une usine de dessalement située en Iran en représailles aux frappes de Téhéran dans le Golfe.

Ces informations avaient suscité la colère des autorités émiraties, lesquelles avaient dénoncé ce qu’elles tenaient pour des informations infondées données par les médias israéliens.

L’article du Wall Street Journal n’a pas éclairci ce point.

Lors de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, Téhéran a lancé des attaques soutenues contre les Émirats arabes unis, tirant près de 550 missiles balistiques et de croisière ainsi que plus de
2 200 drones, selon le ministère émirati de la Défense, ce qui en fait le pays le plus ciblé de la région, Israël y compris.

Selon les Émirats arabes unis, les attaques iraniennes ont repris la semaine dernière sur leur territoire, alors que Téhéran semblait redoubler de frappes dans la région en dépit du fragile cessez-le-feu.

Pendant la guerre, l’Iran, qui avait menacé de s’en prendre aux bases américaines de la région, s’en est pris aux États du Golfe au moyen de tirs de missiles. Il a par ailleurs bloqué le détroit d’Ormuz, clé pour de l’acheminement du pétrole et du gaz naturel.

La plupart des projectiles tirés sur les Émirats arabes unis ont été interceptés, mais quelques-uns ont touché des cibles militaires et civiles.

Israël a lancé sa campagne contre l’Iran, aux côtés des États-Unis, dans le but de dégrader les capacités militaires du régime iranien, réduire les menaces à distance posées par l’Iran — y compris ses programmes nucléaires et balistiques — et « créer les conditions » pour que le peuple iranien renverse le régime, ont déclaré l’armée et des dirigeants israéliens.

Le cessez-le-feu déclaré par Trump en avril dernier est entré en vigueur sans que les objectifs fondamentaux de la guerre aient été atteints.

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