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Englman épingle le Likud et Avoda pour des irrégularités dans leurs rapports financiers de 2024

Le contrôleur de l'État estime que le parti au pouvoir n'exerce pas un contrôle suffisant sur les cotisations de ses membres ; son rapport révèle que 10 partis actuels et 9 partis dissous doivent à l'État un total d'environ 45 M de $

Le contrôleur de l'État, Matanyahu Englman, assistant à une réunion de la commission de Contrôle de l'État de la Knesset, à Jérusalem, le 12 mai 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le contrôleur de l'État, Matanyahu Englman, assistant à une réunion de la commission de Contrôle de l'État de la Knesset, à Jérusalem, le 12 mai 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Mardi, le bureau du contrôleur de l’État, Matanyahu Englman, a publié un rapport sur les obligations financières et les déclarations des partis politiques israéliens en 2024. Il a constaté des irrégularités de la part du parti au pouvoir, le Likud, et du parti d’opposition Avoda.

Le médiateur a décidé de sanctionner les deux partis en déduisant des sommes qui leur auraient normalement été versées au titre du financement public régulier accordé aux groupes parlementaires de la Knesset.

Le Likud s’est vu retirer 150 000 shekels pour avoir perçu des cotisations de parti non conformes aux exigences légales, et pour ne pas avoir fourni de preuve de paiement concernant des versements supplémentaires et des primes accordés à divers responsables administratifs sur la base d’accords non écrits.

Le rapport révèle que le contrôle des cotisations était insuffisant, ce qui n’a pas permis de garantir la vérification de l’identité de chaque membre ni les modes individuels de paiement. Plus de 40 % des cartes de crédit et des comptes bancaires qui ont été utilisés pour payer ces cotisations (soit 16 000 cartes de crédit et 13 000 comptes bancaires) ont servi à régler les cotisations de plus d’une personne. Dans environ un quart de ces cas, les membres portaient des noms de famille différents et n’appartenaient apparemment pas au même foyer.

Selon le rapport, cela laisse supposer que les cotisations sont régulièrement versées par des tiers, ce qui est qualifié de « grave », car cela pourrait fausser la liste électorale retenue lors des primaires du Likud.

Il indique que le Likud s’est engagé à remédier à ces deux problèmes.

De son côté, Avoda, qui doit être intégré au nouveau parti Les Démocrates avant les prochaines élections, s’est vu infliger une amende de 75 000 shekels pour avoir reçu un prêt illégal d’une société par l’intermédiaire d’une entreprise appartenant au parti, en violation de la loi qui stipule que les partis ne peuvent recevoir de prêts que du Trésor public ou d’une institution bancaire pour l’acquisition de droits immobiliers.

Aucune irrégularité n’a été constatée dans les rapports financiers des autres partis. Aucun parti n’a été reconnu coupable de dépenses illégales.

Toutefois, le rapport révèle que dix factions, dont la plupart sont actuellement représentées à la Knesset, ont accumulé des déficits s’élevant au total à 81,2 millions de shekels, un montant qualifié de « préoccupant ». Environ la moitié de cette somme est due par le Likud.

Le rapport révèle également que sept partis actuellement non représentés à la Knesset, dont Balad, HaBayit HaYehudi et Meretz, sont toujours endettés après avoir contracté des emprunts et reçu des avances de l’État. Ces partis doivent au total 43,8 millions de shekels.

Les montants les plus importants sont dus par Meretz – un autre parti qui devrait faire partie de la nouvelle alliance Les Démocrates – et par Tzalash, une faction disparue depuis longtemps qui a servi de base structurelle à Naftali Bennett pour ses partis HaYamin HaHadash et Yamina.

Deux autres partis disparus, Kulanu et Telem, ont terminé leur mandat à la Knesset en 2021 avec un excédent de fonds de 3,7 millions de shekels qui n’a pas été restitué au Trésor public, comme le prévoit la loi, note le rapport.

Englman a déclaré dans un communiqué que le non-paiement de leurs dettes par ces partis « n’est pas compatible » avec leurs obligations publiques.

« J’appelle la Knesset à se pencher sur cette question, à veiller à ce que la dette soit remboursée au Trésor public et à empêcher que de tels cas ne se reproduisent à l’avenir », a-t-il ajouté.

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