Fêtes de Bayonne : l’affichage de slogans anti-Israël unanimement condamné
Suite à l'affichage de slogans anti-Israël durant l'événement, les élus bayonnais ont dénoncé un acte « intolérable », appelant à préserver le caractère festif de la ville
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Si l’édition 2026 des Fêtes de Bayonne a une nouvelle fois rassemblé des centaines de milliers de festayres dans les rues de la cité labourdine, l’événement a également été le théâtre de tensions politiques inattendues.
En cause : le déploiement d’une immense banderole et la scansion de slogans réclamant explicitement la disparition de l’État d’Israël en plein cœur des fêtes. Sur un drap noir d’une douzaine de mètres de long, on pouvait lire le message « Destroy Israël ». Le slogan inscrit sur une affiche est notamment apparu sur un post Instagram, relayé par le mouvement.
L’incident, rapidement relayé par la presse régionale – notamment par Sud Ouest, Mediabask et le réagrégateur Head Topics –, a immédiatement suscité des réactions d’une grande fermeté au sein de la classe politique locale.
Une ferme condamnation au conseil municipal
Saisi par cet épisode qui a semé le trouble durant les festivités, le conseil municipal de Bayonne s’est emparé du sujet lors de sa réunion officielle.
Le maire de la ville, Jean-René Etchegaray, et l’ensemble des conseillers municipaux – toutes tendances politiques confondues – ont tenu à manifester sans équivoque leur réprobation. Les élus ont unanimement qualifié ces agissements d’ « absolument intolérables », rappelant fermement la vocation première de ce rassemblement estival.
Le maire a dit partager cette émotion, tout en soulignant l’attachement historique de la ville de Bayonne envers la communauté israélite.
« Cette mouvance a réitéré le même appel, à peine édulcoré – il s’agissait cette fois de la ‘dissolution d’Israël’ – dans l’annonce d’un rassemblement à la Poterne, vendredi 17 juillet à 20 heures », a pointé le socialiste Henri Etcheto.
« Et ce que nous disons ne cautionne ni ne légitime d’aucune façon la politique épouvantable du gouvernement d’extrême droite israélien à Gaza ou dans les territoires occupés de Cisjordanie », a-t-il ajouté.
L’adjointe au maire, Déborah Loupien-Suarès, présidente du consistoire israélite de Bayonne, dit avoir été « profondément choquée ».
Selon Head Topics, du côté de l’opposition, Jean-Claude Iriart (Bayonne en mouvement) a rejoint l’analyse d’Henri Etcheto. « Quand on aborde la cause palestinienne et la situation en Israël, la distinction fondamentale entre l’État et le gouvernement israélien n’est pas un détail », a-t-il appuyé.
Dans le prolongement de cet échange, Henri Etcheto a par ailleurs regretté la disparition des drapeaux internationaux qui, jusqu’à cette année, pavoisaient le pont Saint-Esprit durant la période estivale.
Pour l’exécutif municipal, les Fêtes de Bayonne doivent impérativement demeurer un espace de culture, de fraternité et de convivialité, totalement préservé des instrumentalisations géopolitiques et de l’importation de conflits internationaux.
« Les Fêtes de Bayonne sont un temps de rassemblement et de célébration populaire qui ne saurait servir de tribune à des messages d’une telle violence », ont rappelé en substance les élus lors des débats, dénonçant une dérive contraire aux valeurs de l’événement.
Entre liberté d’expression et trouble à l’ordre public
Comme le souligne le journal Mediabask, l’apparition de cette banderole a suscité de vives discussions parmi les témoins de la scène et sur les réseaux sociaux, où de nombreux utilisateurs ont fait part de leur incompréhension également face aux stands vendant des keffiehs rouges.
Si certains estiment qu’il en va de la liberté d’expression ou du militantisme internationaliste, la majorité municipale et les forces d’opposition mettent en exergue le risque de troubles à l’ordre public et le caractère outrancier du message.
La municipalité a réaffirmé sa volonté de faire preuve de davantage de vigilance lors des prochaines éditions afin d’empêcher que le cadre festif ne soit détourné de sa finalité.
L’objectif affiché par les autorités locales reste clair : faire en sorte que les traditionnelles tenues blanches et foulards rouges continuent de symboliser le vivre-ensemble et la tradition bayonnaise, loin de toute controverse idéologique.
la Communauté du Times of Israël !








