Rechercher

Fêtes de Bayonne : l’affichage de slogans anti-Israël unanimement condamné

Suite à l'affichage de slogans anti-Israël durant l'événement, les élus bayonnais ont dénoncé un acte « intolérable », appelant à préserver le caractère festif de la ville

Des tags sur des affiches à Bayonne, le 30 janvier 2022. (Crédit : Fabien Roussel / Twitter)
Des tags sur des affiches à Bayonne, le 30 janvier 2022. (Crédit : Fabien Roussel / Twitter)

Si l’édition 2026 des Fêtes de Bayonne a une nouvelle fois rassemblé des centaines de milliers de festayres dans les rues de la cité labourdine, l’événement a également été le théâtre de tensions politiques inattendues.

En cause : le déploiement d’une immense banderole et la scansion de slogans réclamant explicitement la disparition de l’État d’Israël en plein cœur des fêtes. Sur un drap noir d’une douzaine de mètres de long, on pouvait lire le message « Destroy Israël ». Le slogan inscrit sur une affiche est notamment apparu sur un post Instagram, relayé par le mouvement.

L’incident, rapidement relayé par la presse régionale – notamment par Sud Ouest, Mediabask et le réagrégateur Head Topics –, a immédiatement suscité des réactions d’une grande fermeté au sein de la classe politique locale.

Une ferme condamnation au conseil municipal

Saisi par cet épisode qui a semé le trouble durant les festivités, le conseil municipal de Bayonne s’est emparé du sujet lors de sa réunion officielle.

Le maire de la ville, Jean-René Etchegaray, et l’ensemble des conseillers municipaux – toutes tendances politiques confondues – ont tenu à manifester sans équivoque leur réprobation. Les élus ont unanimement qualifié ces agissements d’ « absolument intolérables », rappelant fermement la vocation première de ce rassemblement estival.

Le maire a dit partager cette émotion, tout en soulignant l’attachement historique de la ville de Bayonne envers la communauté israélite.

« Cette mouvance a réitéré le même appel, à peine édulcoré – il s’agissait cette fois de la ‘dissolution d’Israël’ – dans l’annonce d’un rassemblement à la Poterne, vendredi 17 juillet à 20 heures », a pointé le socialiste Henri Etcheto.

« Et ce que nous disons ne cautionne ni ne légitime d’aucune façon la politique épouvantable du gouvernement d’extrême droite israélien à Gaza ou dans les territoires occupés de Cisjordanie », a-t-il ajouté.

L’adjointe au maire, Déborah Loupien-Suarès, présidente du consistoire israélite de Bayonne, dit avoir été « profondément choquée ».

Selon Head Topics, du côté de l’opposition, Jean-Claude Iriart (Bayonne en mouvement) a rejoint l’analyse d’Henri Etcheto. « Quand on aborde la cause palestinienne et la situation en Israël, la distinction fondamentale entre l’État et le gouvernement israélien n’est pas un détail », a-t-il appuyé.

Dans le prolongement de cet échange, Henri Etcheto a par ailleurs regretté la disparition des drapeaux internationaux qui, jusqu’à cette année, pavoisaient le pont Saint-Esprit durant la période estivale.

Pour l’exécutif municipal, les Fêtes de Bayonne doivent impérativement demeurer un espace de culture, de fraternité et de convivialité, totalement préservé des instrumentalisations géopolitiques et de l’importation de conflits internationaux.

« Les Fêtes de Bayonne sont un temps de rassemblement et de célébration populaire qui ne saurait servir de tribune à des messages d’une telle violence », ont rappelé en substance les élus lors des débats, dénonçant une dérive contraire aux valeurs de l’événement.

Entre liberté d’expression et trouble à l’ordre public

Comme le souligne le journal Mediabask, l’apparition de cette banderole a suscité de vives discussions parmi les témoins de la scène et sur les réseaux sociaux, où de nombreux utilisateurs ont fait part de leur incompréhension également face aux stands vendant des keffiehs rouges.

Si certains estiment qu’il en va de la liberté d’expression ou du militantisme internationaliste, la majorité municipale et les forces d’opposition mettent en exergue le risque de troubles à l’ordre public et le caractère outrancier du message.

La municipalité a réaffirmé sa volonté de faire preuve de davantage de vigilance lors des prochaines éditions afin d’empêcher que le cadre festif ne soit détourné de sa finalité.

L’objectif affiché par les autorités locales reste clair : faire en sorte que les traditionnelles tenues blanches et foulards rouges continuent de symboliser le vivre-ensemble et la tradition bayonnaise, loin de toute controverse idéologique.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.