Francesca Albanese ignorerait le procès en diffamation intenté à son encontre aux États-Unis
Les plaignants affirment que l'envoyée pour les Territoires palestiniens, plongée dans des scandales liés à l'antisémitisme, n'a pas répondu à la plainte dans le délai imparti
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

La rapporteuse spéciale de l’ONU pour les Territoires Palestiniens, Francesca Albanese, a choisi d’ignorer le procès en diffamation qui a été intenté à son encontre aux États-Unis, selon des documents judiciaires qui ont été rendus publics jeudi.
Deux groupes chrétiens et pro-israéliens américains avaient poursuivi Albanese pour diffamation et calomnie au mois de septembre dernier, affirmant qu’elle cherchait à leur porter atteinte en raison de leur soutien à Israël.
Selon la plainte, Albanese avait envoyé des lettres aux deux groupes les accusant de violations des droits de l’Homme, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’apartheid, et elle avait diffusé un rapport des Nations unies où elle s’en prenait violemment aux deux organisations.
Dans un document déposé jeudi, les plaignants ont affirmé qu’Albanese n’avait pas répondu à la plainte dans le délai qui lui était imparti.
Elle était tenue de répondre à une requête avant le 30 décembre, selon les documents.
« Ce délai est dépassé. La défenderesse n’a fourni aucune réponse et elle n’a pas comparu », ont fait savoir les avocats des plaignants au tribunal.
Les avocats ont demandé aux juges de statuer sur l’affaire en l’absence de réponse de l’envoyée.
Albanese fait déjà l’objet de sanctions américaines, ce qui signifie qu’elle ne peut pas se rendre aux États-Unis ni effectuer de transactions financières liées aux États-Unis.
Avocate italienne, Albanese est une ancienne employée de l’Office très controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), qui a elle-même été accusée par Israël de promouvoir des discours anti-Israël et d’héberger des terroristes parmi ses employés.
Mise en cause par les groupes juifs et par d’autres qui dénoncent son antisémitisme, Albanese a – entre autres – déclaré que le « lobby juif » contrôle les États-Unis, a comparé à plusieurs reprises les Israéliens aux nazis, a rejeté les motivations antisémites du pogrom perpétré par le Hamas contre Israël le 7 octobre, a accusé Israël d’être responsable de cet assaut, a rejeté les préoccupations sécuritaires israéliennes, a condamné l’élimination par Israël du chef terroriste du Hamas Yahya Sinwar, a refusé la libération des otages et a nié le droit d’Israël à la légitime défense.
Les partisans d’Israël affirment que la position d’Albanese s’inscrit dans un parti pris anti-Israël plus large au sein de l’ONU. Outre le mandat d’Albanese, une autre commission d’enquête à composition non limitée du CDHNU est également chargée d’enquêter en permanence sur Israël. Cette dernière critique également sévèrement Israël, et l’un de ses membres a tenu des propos antisémites. L’Assemblée générale et le CDHNU condamnent Israël plus que tout autre pays.
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