Gaza : Les commerçants suspendent les livraisons face aux menaces du Hamas – COGAT
Selon le Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens, le groupe terroriste menace les négociants qui refusent de lui verser 10 000 NIS par camion de marchandises
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Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Le Coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires palestiniens (COGAT) a fait savoir mercredi que les commerçants du secteur privé de Gaza avaient annoncé la suspension, jusqu’à nouvel ordre, de la coordination relative à l’entrée de marchandises dans la bande de Gaza. Cette décision fait suite à ce qu’il qualifie de mécanisme de taxation forcée imposé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, ainsi qu’à une escalade des menaces à l’encontre des commerçants.
Selon le COGAT, les forces de sécurité du Hamas ont arrêté et emprisonné mardi le fils d’un de ces commerçants après que celui-ci a refusé de verser des taxes sur les marchandises acheminées à Gaza au groupe terroriste. En conséquence, les commerçants ont annoncé qu’ils suspendraient leurs activités de coordination à compter de mercredi.
Le COGAT a indiqué que, selon les commerçants, le Hamas exige environ 10 000 shekels pour chaque camion entrant à Gaza et oblige les commerçants à vendre environ 30 % de leurs marchandises au comptant, sans doute pour permettre au groupe terroriste de prendre le contrôle des recettes.
Ces exigences contredisent directement les engagements pris par les commerçants autorisés à exercer leur activité, qui sont tenus d’effectuer et de recevoir leurs paiements exclusivement par virement bancaire.
Pendant la majeure partie de la guerre qui a suivi le 7-Octobre, Israël a refusé d’autoriser l’entrée de marchandises à Gaza par l’intermédiaire de commerçants privés. En août 2025, il a commencé à autoriser les commerçants privés ayant fait l’objet d’un contrôle en matière de sécurité à acheminer des marchandises, aux côtés des organisations humanitaires.
Selon le COGAT, le secteur privé représente actuellement 50 % de l’ensemble des camions entrant dans la bande de Gaza. En vertu de l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre 2025, Israël s’est engagé à autoriser l’entrée d’environ 600 camions par jour dans l’enclave.
Le chef du COGAT, le général de division Yoram Halevi, a adressé une lettre à Nickolay Mladenov, Haut Représentant du Conseil de Paix, ainsi qu’au commandant de la Force internationale de stabilisation (ISF) et au coordinateur humanitaire des Nations unies pour la région, afin de les informer de cette évolution et de les avertir que le Hamas chercherait à exploiter la suspension des opérations du secteur privé pour diffuser de fausses allégations selon lesquelles Israël ne respecterait pas l’accord.
Le COGAT a également souligné que, selon des analyses étayées par des évaluations professionnelles menées par l’ONU et d’autres experts internationaux, environ 250 camions par jour entrant par l’intermédiaire d’organisations humanitaires suffisent à répondre aux besoins humanitaires de la population de Gaza.
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