Guerre en Iran : Le chef de Tsahal, Eyal Zamir, serait lui aussi allé aux Émirats
Des responsables américains avaient précédemment confirmé qu'Israël avait fourni un système "Dôme de fer" aux EAU pendant le conflit ; le pays du Golfe dément les visites de Netanyahu et des chefs du Shin Bet et du Mossad
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, est le dernier haut responsable israélien en date à avoir effectué une visite aux Émirats arabes unis pendant la guerre avec l’Iran, ont fait savoir les médias israéliens dans la journée de vendredi.
Des informations qui ont été publiées après que les Émirats arabes unis ont démenti « toute allégation concernant des visites inopinées », dans le sillage de révélations qui avaient laissé entendre que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les chefs du Mossad et du Shin Bet s’étaient également rendus dans ce pays du Golfe.
Selon la chaîne publique Kan, Zamir est allé aux Émirats arabes unis en compagnie de deux autres responsables militaires et il a rencontré des officiels émiratis, notamment le président Cheikh Mohammed ben Zayed.
L’armée n’a pas commenté cette information.
Au début de la semaine, de hauts responsables américains avaient confirmé la véracité d’informations qui avaient laissé entendre qu’Israël avait également envoyé une batterie du Dôme de fer aux Émirats arabes unis, ainsi que des soldats chargés de la faire fonctionner.
Zamir aurait donc été le dernier haut responsable israélien en date à avoir fait le déplacement aux Émirats arabes unis pendant la guerre qui avait débuté le 28 février et qui a abouti à la conclusion d’un cessez-le-feu, le 8 avril. Des informations antérieures avaient indiqué que David Barnea et David Zini, les chefs respectifs des agences de sécurité du Mossad et du Shin Bet, étaient allés aux Émirats arabes unis pendant la guerre.
Et, dans la journée de mercredi, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que ce dernier s’était rendu dans le pays au cours du conflit.
Une information qui a été rapidement démentie par le ministère des Affaires étrangères émirati, qui a dit que les rumeurs portant sur des visites secrètes de personnalités israéliennes pendant la guerre étaient « totalement infondées ». Il a ajouté que les relations entre les deux pays s’affichaient en toute transparence, conformément aux accords d’Abraham de 2020 qui avaient officialisé les liens bilatéraux.
Les Émirats arabes unis ont tenté en vain de convaincre les États du Golfe de se joindre à la guerre contre l’Iran
Israël et les États-Unis ont lancé une campagne de bombardements contre l’Iran le 28 février dans le but de déstabiliser le régime et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires.
L’Iran a riposté par des frappes aux missiles et aux drones qui ont pris pour cible toute la région, Israël et les Émirats arabes unis ayant subi les coups les plus durs.
Peu après le lancement de la campagne par les États-Unis et Israël, les Émirats arabes unis ont tenté – en vain – de coordonner avec d’autres nations du Golfe une réponse commune aux attaques iraniennes, a rapporté vendredi Bloomberg, citant deux personnes proches du dossier.
Selon le site d’information, Zayed s’est entretenu par téléphone avec d’autres dirigeants de la région – notamment avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane – plaidant en faveur d’une campagne collective. Ses homologues ont refusé.
Une réaction qui pourrait expliquer les récentes ruptures qui ont eu lieu entre les Émirats arabes unis et les autres États du Golfe, avec notamment la décision qui a été prise le mois dernier par les Émirats de quitter l’OPEP.
Bloomberg a également rapporté, citant des sources proches du dossier, que l’Arabie saoudite avait frappé l’Iran au mois de mars, mais que Ryad avait rapidement changé d’orientation en apportant son soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan.
Les Émirats arabes unis auraient été mécontents de ne pas avoir été invités à jouer un rôle plus important dans ce processus.
Selon le site d’information, le Qatar a envisagé de riposter après que l’Iran a frappé son usine de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan – la plus grande au monde – mais il a finalement choisi de ne pas le faire.
L’administration du président américain Donald Trump était au courant des efforts des Émirats arabes unis pour mettre en place une riposte militaire conjointe et souhaitait que l’Arabie saoudite et le Qatar s’y joignent, indique l’article.
L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.
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