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Haïfa : un homme acquitté après avoir qualifié Netanyahu de « financier du Hamas »

Le manifestant avait été arrêté après avoir brandi une pancarte liant le Premier ministre au groupe terroriste ; la justice a jugé les mesures contre lui disproportionnées

La pancarte brandie par Guri Lotan portant l'inscription « Financeur du Hamas » au-dessus d'une photo du Premier ministre Benjamin Netanyahu et d'un drapeau du groupe terroriste palestinien du Hamas, lors de la manifestation à Haïfa, le 4 août 2026. (Crédit : Capture d'écran/X)
La pancarte brandie par Guri Lotan portant l'inscription « Financeur du Hamas » au-dessus d'une photo du Premier ministre Benjamin Netanyahu et d'un drapeau du groupe terroriste palestinien du Hamas, lors de la manifestation à Haïfa, le 4 août 2026. (Crédit : Capture d'écran/X)

Le tribunal de première instance de Haïfa a acquitté mercredi un homme arrêté la veille puis assigné à résidence pour avoir brandi une pancarte qualifiant le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « financier du Hamas » et illustrée d’une photo de ce dernier aux côtés d’un drapeau du groupe terroriste palestinien du Hamas.

Interpellé et interrogé mardi, Guri Lotan était soupçonné d’avoir adopté un comportement susceptible de troubler l’ordre public, selon le Front de soutien juridique aux manifestants interpellés, un collectif d’avocats qui assure bénévolement la défense des manifestants antigouvernementaux.

Le collectif indique que Lotan, qui avait renoncé à être assisté par un avocat pendant son interrogatoire, l’a contacté après avoir été entendu par la police et s’être vu imposer cinq jours d’assignation à résidence ainsi qu’une interdiction de quinze jours de s’approcher du Centre Horev, à Haïfa, lieu de rassemblement habituel des manifestations.

Dans un recours déposé devant le tribunal, Tomer Ben Hemo, avocat du Front de soutien juridique, a fait valoir que la police n’avait « aucune base légale pour interroger ou placer Lotan en garde à vue », et encore moins pour restreindre sa liberté de mouvement. La police n’a pas contesté ce recours.

La juge Maria Ficus Bogdanov a levé l’ensemble des restrictions imposées à Lotan, estimant « qu’il n’existait aucun motif valable de le placer en garde à vue et que les mesures prises à son encontre étaient disproportionnées ».

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