HaMiluimnikim accuse le Likud d’empêcher son enregistrement juridique
Un différend survenu alors que la Knesset débat du dernier projet de loi avancé par le gouvernement sur la conscription des étudiants en yeshiva,, auquel le parti s'oppose farouchement
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Le parti HaMiluimnikim – « Les réservistes » en hébreu – a accusé le Likud, le parti au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu, d’avoir exercé des pressions sur le bureau d’enregistrement de l’État pour qu’il refuse d’inscrire la nouvelle faction dans ses registres.
Selon le parti, le Likud a d’abord demandé au bureau d’empêcher l’utilisation, par la nouvelle formation, du nom « HaMiluimnikim », et il fait désormais « pression sur le bureau pour qu’il invalide le nom des Réservistes et qu’il bloque ainsi la dernière étape de notre enregistrement ».
Le bureau d’enregistrement, qui est placé sous l’autorité du ministre de la Justice Yariv Levin, a retardé la dernière phase de cette inscription en la faisant délibérément courir au-delà du délai légal de 30 jours, a affirmé la faction, qui a qualifié ces manœuvres de « tentative qui vise à réduire au silence les critiques et à porter atteinte à la capacité du parti à concourir équitablement ».
HaMiluimnikim a évoqué une décision « sans précédent », soulignant qu’aucun parti au pouvoir ne s’était jamais opposé au nom adopté par une autre faction, ni cherché à bloquer l’enregistrement d’un concurrent de cette façon.
Ni le Likud ni Levin n’ont répondu à une demande de commentaires.
« Malgré l’engagement pris par le Bureau d’enregistrement à respecter le calendrier imposé par la loi, il est clairement apparu, récemment, qu’il retardait sa réponse », a noté la nouvelle formation politique.
« La requête soumise par le Likud s’inscrit dans la continuité directe de la guerre totale que le parti au pouvoir mène contre les réservistes à la Knesset et au sein du gouvernement », a commenté Yoaz Hendel, le chef de HaMiluimnikim, qui est aussi un ancien ministre des Communications.
« Le parti au pouvoir, qui ne cesse de parler de ‘l’État profond’ et des autorités judiciaires pour justifier tous ses échecs, utilise désormais ces mêmes outils pour porter atteinte à la concurrence en démocratie, » a-t-il ajouté.
Un différend qui est survenu alors que la Knesset débat du dernier projet de loi avancé par le gouvernement sur la conscription des étudiants en yeshiva, un texte qui a été proposé par le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Boaz Bismuth, auquel HaMiluimnikim s’oppose farouchement. La législation a par ailleurs été largement condamnée, y compris au sein même du Likud.
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