Iran : Des prisonniers auraient reçu des injections de substances inconnues – média
"Ce que nous savons, c'est que des personnes reçoivent des injections pendant leur détention et que certaines en meurent", a déclaré Shiva Mahbobi à Iran International
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Des détenus iraniens se voient injecter des substances inconnues, ce qui entraîne une « augmentation du nombre de décès parmi les anciens et actuels prisonniers », a rapporté lundi un média d’information en langue persane lié à l’opposition diffusé depuis Londres, citant des témoignages et des militants des droits humains.
Selon l’article publié par Iran International, les personnes détenues à la suite des récentes manifestations anti-régime de masse ne sont pas autorisées à recevoir de soins et se voient administrer des injections contenant des substances inconnues qui auraient, dans certains cas, entraîné de graves problèmes de santé.
« Un massacre a eu lieu dans la rue », a déclaré à Iran International Shiva Mahbobi, porte-parole de la Campagne pour la libération des prisonniers politiques en Iran, basée au Royaume-Uni.
« Un autre pourrait se produire discrètement dans les prisons et les centres de détention. »
L’article d’Iran International cite le cas d’une jeune fille de 16 ans, détenue et tombée dans le coma après avoir reçu une injection, selon une source anonyme. Dans un autre cas, une jeune femme est décédée le lendemain de sa libération.
« Nous ne savons pas ce qu’ils injectent », a déclaré Mahbobi au média.
« Ce que nous savons, c’est que des personnes reçoivent des injections pendant leur détention et que certaines en meurent. »
Les manifestations, qui ont commencé le 28 décembre pour protester contre la hausse du coût de la vie, ont ensuite évolué en un mouvement de contestation contre le pouvoir.
Les autorités iraniennes reconnaissent la mort de plus de 3 000 personnes lors des manifestations, tout en assurant que la plupart des victimes étaient des membres des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » agissant pour le compte des États-Unis et d’Israël.
Dimanche, la présidence a publié les noms de 2 986 personnes tuées pendant ces troubles, sur une liste de 3 117 morts.
L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux États-Unis, a déclaré avoir confirmé la mort de 6 854 personnes, en majorité des manifestants, d’autres groupes de défense des droits de l’homme avançant des bilans beaucoup plus élevés.
L’AFP a contribué à cet article.
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