Israël pourrait interdire l’entrée aux membres d’Euro-Med Human Rights Monitor
Cette décision fait suite à la mention de l'ONG comme source clé d'une récente chronique du New York Times qui avait fait état d'agressions sexuelles systématiques sur des prisonniers palestiniens - une accusation niée par Israël et d'autres
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Israël va interdire l’accès à son territoire à 40 militants affiliés à l’organisation Euro-Med Human Rights Monitor, en les inscrivant sur la liste noire des personnes interdites d’entrée, selon le site d’information Walla.
Le ministre des Affaires de la diaspora et de la Lutte contre l’antisémitisme, Amichai Chikli, est parvenu à un accord avec l’Autorité de la population et de l’immigration de façon à bloquer cette organisation à but non lucratif basée à Genève.
Cette décision fait suite à la mention de l’ONG comme source clé d’une récente chronique du New York Times qui avait fait état d’agressions sexuelles systématiques sur des prisonniers de sécurité palestiniens, une chronique dénoncée comme calomnieuse par Israël et d’autres, précise le rapport.
Parmi les personnes interdites d’entrée figurent le fondateur et président du groupe, Ramy Abdu, ainsi que des cadres supérieurs, des membres du conseil d’administration et du personnel, aurait indiqué le ministère. La liste comprend également des employés de niveau inférieur, tels que des assistants médias et des traducteurs.
Des questions concernant l’agenda politique de l’organisation et l’exactitude de ses informations circulaient déjà bien avant qu’elle ne s’avère être la source principale des accusations détaillées faisant état d’agressions sexuelles au sein des prisons israéliennes – des allégations reprises dans sa chronique par Nicholas Kristof, en début de mois.
Les autorités israéliennes ont réfuté les accusations portées dans cet article, en lesquelles elles voient « l’une des pires calomnies antisémites jamais parues dans la presse moderne ».
Les dirigeants d’Euro-Med sont depuis longtemps accusés par Israël d’être des agents du Hamas, et l’organisation a fait l’objet de critiques pour avoir affirmé que les otages israéliens capturés par le Hamas avaient été « arrêtés et transférés dans la bande de Gaza », ainsi que pour avoir prétendu qu’Israël volait les organes de Palestiniens morts.
Euro-Med Human Rights Monitor a précédemment rejeté les accusations de partialité, se décrivant comme une organisation indépendante de défense des droits humains dont l’objectif est de documenter les violations dans les zones de conflit.
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