Rechercher

Katz : Les chefs de l’opposition seront à blâmer en cas d’attaques contre Israël

Selon Gadi Eisenkot, le ministre de la Défense "prépare le terrain pour la prochaine catastrophe" ; Yaïr Lapid qualifie cette déclaration de "cadeau" aux ennemis d'Israël

Le ministre de la Défense, Israel Katz, arrivant au mur Occidental à l’occasion de la fête juive de Souccot, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 28 septembre 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Le ministre de la Défense, Israel Katz, arrivant au mur Occidental à l’occasion de la fête juive de Souccot, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 28 septembre 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Jeudi, le ministre de la Défense, Israel Katz, s’en est encore pris à l’opposition israélienne, affirmant que toute future attaque contre le pays serait imputable aux dirigeants des partis qui l’ont critiqué, lui et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, pour avoir mis en garde contre d’éventuelles attaques à l’approche des élections législatives.

« Chaque attaque contre Israël et toutes les futures attaques terroristes, si, Dieu nous en préserve, il y en a, seront imputables à Yaïr Lapid, Naftali Bennett, Yaïr Golan et leurs amis de l’opposition », a déclaré Katz.

Fustigeant les dirigeants de ces partis qui se présentent contre le gouvernement lors des élections de la semaine prochaine, il a ajouté qu’ils « ne cessent de s’en prendre au Premier ministre et à moi-même et jettent le discrédit sur nos efforts pour avertir et alerter, sur la base des informations en notre possession, des intentions de nos ennemis d’attaquer Israël et de mener des attentats terroristes à la veille des élections ou pendant celles-ci, afin d’influencer les résultats électoraux ».

Le ministre de la Défense a également déclaré que l’armée était prête à faire face à tous les scénarios et que toute critique témoignait d’un « décalage et de considérations politiques étroites » qui nuisent à la force de dissuasion d’Israël.

Katz et Netanyahu ont récemment lancé une série d’avertissements selon lesquels les ennemis d’Israël pourraient attaquer avant ou pendant les élections à la Knesset de mardi. Les dirigeants de l’opposition ont affirmé que ces avertissements étaient motivés par des considérations politiques et ne reposaient pas sur des renseignements concrets.

À titre d’exemple, Netanyahu avait lancé un avertissement le mois dernier, affirmant que le pays disposait d’informations selon lesquelles des ennemis pourraient tenter une attaque avant les élections. Cette déclaration avait suscité l’inquiétude de la population et le chef de l’opposition avait exigé que Netanyahu lui communique ces renseignements lors d’un briefing. Lapid avait ensuite déclaré qu’il n’y avait aucune raison de craindre une attaque imminente.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre), le ministre de la Défense, Israel Katz, (3ᵉ à gauche) et le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir (2ᵉ à droite), assistant à la cérémonie de remise des diplômes d’un cours d’officiers, dans le sud d’Israël, le 21 octobre 2026. (Crédit : Tsafrir Abayov/Flash90)

Selon des sources de sécurité citées par Kan, Haaretz et la radio de l’armée, Tsahal n’avait pas identifié de menace spécifique d’attaque avant les élections, n’avait pas relevé son niveau d’alerte et n’avait pas mobilisé de troupes supplémentaires dans aucun secteur.

Réagissant à la déclaration combative de Katz, le chef du parti Yashar et favori des élections, Gadi Eisenkot, a accusé le ministre de la Défense de « préparer le terrain pour la prochaine catastrophe et de rejeter la responsabilité à l’avance ».

« L’absurdité avec laquelle le ministre de la Défense accuse ses rivaux politiques d’être responsables d’attaques terroristes avant même qu’elles ne se produisent constitue un niveau de bassesse sans précédent », a écrit Eisenkot sur le réseau social X.

« Notre armée est forte, mais nos dirigeants sont corrompus et dangereux », a-t-il ajouté, accusant Netanyahu et Katz de faire passer leur survie politique avant tout le reste.

Des panneaux d’affichage de campagne électorale représentant le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot (à droite), et le chef du Likud, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, aux côtés de dirigeants de l’opposition, installés le long d’une route dans la ville de Haïfa, au nord du pays, à l’approche des prochaines élections, le 17 octobre 2026. (Crédit : Sharon Leibel/Flash90)

Lapid, numéro 2 sur la liste de Beyahad, a déclaré que la déclaration de Katz était un « cadeau fait aux ennemis d’Israël ». »

« Une fois de plus, ce gouvernement de l’échec cherche des excuses et des boucs émissaires pour les échecs de Netanyahu et de la bande d’incompétents qui l’entourent », a écrit Lapid sur X.

« Quelle lâcheté ! Quel aveu de leur incapacité à diriger le pays et à assurer la sécurité de ses citoyens », a-t-il ajouté, avant de poursuivre : « Dans leur désespoir d’échapper à la défaite électorale, ils transforment la sécurité d’Israël en un cirque. »

Golan, chef du parti de gauche Hademocratim, a également répondu à Katz : « Une déclaration comme celle-ci de la part du ministre de la Défense de l’État d’Israël est avant tout le signe d’une panique et d’une hystérie. »

« Cet homme prouve qu’il n’est pas sain d’esprit. C’est une déclaration insensée et irresponsable », a ajouté Golan.

« L’incitation à la haine fonctionne, et cela illustre parfaitement pourquoi il est interdit de collaborer avec ces personnes. »

Selon des informations récentes, Netanyahu serait impatient de frapper l’Iran, mais il aurait été freiné par le président américain Donald Trump, qui souhaite attendre la fin des élections de mi-mandat aux États-Unis, prévues une semaine après le scrutin israélien du 27 octobre.

Selon un article publié mercredi dans le New York Times, les États-Unis et Israël auraient élaboré des plans en vue de nouvelles frappes contre l’Iran juste après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Toutefois, les experts cités dans cet article ont indiqué que si Netanyahu venait à perdre les élections de mardi, il pourrait lui être difficile d’ordonner des frappes en tant que Premier ministre par intérim, sans gouvernement officiellement formé derrière lui.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.