La famille d’un otage népalais représentée dans la délégation israélienne à Londres
Pour la 1e fois, une militante parlant au nom de Bipin Joshi participera au Forum des familles d'otages et de disparus ; la famille cherche un soutien international pour faire libérer son fils
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Pour la première fois, un représentant de l’otage népalais Bipin Joshi se joindra à une délégation à Londres de la principale organisation israélienne oeuvrant pour la libération des otages détenus par les terroristes dans la bande de Gaza.
Adi Radai, une militante israélienne s’exprimant au nom des otages, a décidé de parler du cas de Joshi. Elle rejoindra le Forum des familles d’otages et de disparu pour un événement prévu à la fin de cette semaine, a rapporté le journal Haaretz mardi.
L’objectif de la famille Joshi est de sensibiliser la communauté internationale au sort tragique de Bipin, en voyageant au-delà des frontières de son pays d’origine. Alors que le monde spécule sur la conclusion d’un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, la famille a lancé une campagne pour que le nom de Bipin figure sur la liste des otages libérés.
Joshi, 24 ans, un étudiant en agriculture népalais, a été enlevé par des terroristes du Hamas au kibboutz Alumim le 7 octobre, lors de l’assaut brutal contre les communautés frontalières de Gaza. À ce jour, on ne dispose d’aucune information le concernant.
Radai, qui n’avait auparavant aucune relations avec la famille Joshi, a expliqué au journal Haaretz se sentir investie d’une « immense responsabilité que je ne peux pas refuser. Pour servir de médiateur entre deux mondes si différents ».
« Pour eux aussi [la famille], quelque chose a changé, je le sens. Même si c’est très difficile pour eux, ils essaient d’accepter le fait qu’ils doivent agir s’ils veulent que le nom de Bipin figure sur la liste », a-t-elle ajouté au sujet de la famille Joshi qui vit au Népal, loin de l’épicentre de la question des otages et sans aucun soutien des autorités de leur propre pays.
« Dans les coulisses, de nombreuses personnes s’activent, et toutes ont le même objectif : aider la famille à ramener Bipin à la maison », a-t-elle poursuivi.
Everyone keeps saying there is a “great concern for his lives”. Instead of considering him to be dead, put hus name on the list and save him!! BRING BIPIN JOSHI HOME @SteveWitkoff @AdamBohler @POTUS pic.twitter.com/5NKXpHNlTY
— Adi Radai (@AdiRadaiRust) July 5, 2025
Les membres de la famille Joshi prévoient en outre de se rendre aux États-Unis, même s’ils ne disposent actuellement pas de passeports.
« Mes parents n’ont jamais quitté le pays, et ils ont peur », a indiqué Pushpa Joshi, la sœur de Bipin. « Tout le monde sait que les États-Unis sont le pays le plus puissant. Si j’y vais, ils nous aideront peut-être. »
« Rien ne peut remplacer la voix d’une mère », a commenté Radai. « Rien n’a plus d’impact que d’entendre une sœur parler. »
La famille s’efforce désormais d’obtenir des passeport. Des représentants espèrent également pouvoir se rendre au Japon pour sensibiliser la population.
La famille se tient au courant des développements via les médias israéliens et indiens. Les médias locaux, en effet, ne couvrent que peu l’actualité du Moyen-Orient.
La famille a rencontré à plusieurs reprises le président népalais Ramchandra Paudel ainsi que des diplomates qui leur assurent régulièrement que « tout est mis en oeuvre » pour ramener Bipin à la maison.
Pushpa a fait savoir que la famille s’attendait à ce que son gouvernement fasse pression sur les pays médiateurs, le Qatar et l’Égypte, afin qu’ils utilisent leurs liens avec le Hamas au nom de Joshi. Elle a toutefois déploré que son gouvernement « n’accordait pas suffisamment de priorité à cette affaire ».
Le Premier ministre népalais KP Sharma Oli a mentionné l’affaire sur son compte officiel sur le réseau X pour la dernière fois en mars, deux jours après la fin d’un cessez-le-feu qui avait duré plusieurs semaines. Des dizaines d’otages avaient été relâchés durant ce cessez-le-feu. À l’époque, Sharma avait parlé de Joshi avec les présidents turc et égyptien. Un mois plus tard, le ministre népalais des Affaires étrangères a rencontré son homologue iranien, après s’être entretenu avec le président Isaac Herzog.
La famille Joshi a également demandé de l’aide au gouvernement thaïlandais. D’après le journal Haaretz, des responsables israéliens ont fait pression sur les gouvernements népalais et thaïlandais pour qu’eux-mêmes persuadent les médiateurs de régler le sort de Joshi. Ces efforts n’ont cependant pas permis d’obtenir d’informations fiables sur le prisonnier.
Dans une interview accordée en mai au média Ynet, Pushpa a lancé un appel : « N’oubliez pas mon frère, je vous en prie. »
Sister of Nepalese hostage in Gaza: ‘Please don’t forget my brother’
Pushpa Joshi, sister of kidnapped Nepalese student Bipin Joshi, urges Israel to do everything possible to bring him home and not let his case be forgotten in Ynet interview
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Pushpa Joshi, sister of Nepalese… pic.twitter.com/xAKM8d9HSl— Ynetnews (@ynetnews) May 14, 2025
Aujourd’hui, les spéculations vont bon train sur la conclusion d’un accord. Le président américain Donald Trump fait pression pour qu’un accord de cessez-le-feu soit conclu avant la fin de la semaine, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se trouve actuellement à Washington pour des pourparlers.
Le président américain a accueilli Netanyahu pour un dîner, lundi soir, Gaza figurant en tête de l’ordre du jour, suivie d’autres questions régionales.
La semaine dernière, Israël et les États-Unis ont préparé une proposition de cessez-le-feu en étroite collaboration, avant de l’envoyer au Hamas qui doit désormais l’approuver.
Au cours du week-end, le groupe terroriste a annoncé avoir accepté l’offre, soumettant toutefois trois réserves que Netanyahu a ensuite déclarées inacceptables.
L’accord actuellement sur la table garantirait la libération de la moitié des 20 otages vivants restants. Huit seraient relâchés le premier jour et deux, le 50e jour, selon un diplomate arabe de l’un des pays médiateurs, le Qatar et l’Égypte.
La moitié environ des dépouilles des otages tués seraient également restituée, au rythme de cinq le 7e jour, cinq autres le 30e jour et huit autres le 60e jour.
La guerre à Gaza a commencé lorsque le Hamas a envahi Israël le 7 octobre 2023, tuant plus de 1 200 personnes et en prenant 251 autres en otages. Depuis, 140 otages ont été libérés par le Hamas, principalement pendant les deux cessez-le-feu. Le Hamas a également rendu les corps de huit otages. Tsahal sauvé huit otages vivants et ramené de Gaza les corps de 49 autres personnes.
la Communauté du Times of Israël !







