La sécurité de Netanyahu critiquée par la Foreign Press Association
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La sécurité de Netanyahu critiquée par la Foreign Press Association

Le photographe de l’agence FPA a été maltraité par la sécurité lors de la conférence de presse entre Netanyahu et Valls

Journalistes et photographes pendant une conférence de presse au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, en 2011. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash 90)
Journalistes et photographes pendant une conférence de presse au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, en 2011. (Crédit : Marc Israel Sellem/Flash 90)

L’Association de la presse étrangère (FPA) en Israël a protesté lundi contre le traitement par la sécurité du Premier ministre d’un photographe auquel il a été demandé de se déshabiller avant de couvrir la rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue français Manuel Valls.

Atef Safadi, photographe « établi et respecté » travaillant pour l’agence EPA (l’agence européenne de photographie de presse) a déclaré que la sécurité de Netanyahu lui a demandé d’enlever son pantalon quand il est arrivé pour couvrir la conférence.

Safadi a refusé et a quitté la conférence de presse.

Il avait déjà obtenu une accréditation du bureau des relations avec la presse du gouvernement.

Safadi a déclaré au Times of Israël que ce n’était pas la première fois qu’il était maltraité par la sécurité de Netanyahu.

Atef Safadi (Crédit : Facebook)
Atef Safadi (Crédit : Facebook)

Le journaliste ayant refusé de retirer ses vêtements et été interdit d’accès, les agences de presse étrangères se sont retrouvées sans photos indépendantes de l’évènement.

Les agences membres de la FPA, dont l’Agence France-Presse, ont refusé par solidarité et en forme de protestation d’utiliser les photos qui auraient été mises à leur disposition par le bureau de presse du gouvernement.

Safadi avait été choisi pour assurer le « pool » photo de la rencontre, c’est-à-dire photographier l’évènement et redistribuer ensuite au reste de la profession, afin d’éviter une trop forte affluence de journalistes.

« La FPA est choquée et déçue d’apprendre qu’une nouvelle fois on a demandé à un photographe couvrant un évènement avec le Premier ministre de se prêter à un contrôle de sécurité humiliant avant d’être autorisé à entrer », a rapporté l’association.

La FPA « appelle une nouvelle fois les agences de sécurité à respecter en de telles occasions le droit des journalistes accrédités auprès du gouvernement israélien à exercer leur métier, sans exiger leur soumission à des inspections intimes dégradantes ».

Un porte-parole du bureau des relations avec la presse du gouvernement a déclaré que c’était le deuxième ou troisième incident de la sorte, et qu’il « essayait d’éviter cet incident » à ce moment mais que Safadi était parti avant qu’il n’ait pu le faire. Le bureau de presse a annoncé qu’il enquêterait sur les circonstances de l’incident.

Une demande comme celle faite à Safadi n’est pas exceptionnelle. Les journalistes familiers de ces évènements rapportent qu’il est régulièrement demandé à certains de retirer leurs vêtements pour procéder à un contrôle. La sécurité se heurte souvent au refus des journalistes.

En janvier 2011, la FPA avait menacé de boycotter une conférence de presse de Netanyahu après le très long contrôle de sécurité subi par une équipe d’Al Jazeera mais pas par les autres journalistes.

Il avait été demandé à Najwan Simri Diab de se déshabiller et de retirer son soutien-gorge, et Shirin Abu Aqla aurait été retenu pendant une heure avant d’être exclu, avait annoncé à l’époque Haaretz.

« Je ne suis pas contre une recherche et un contrôle de sécurité, mais je suis contre les humiliations invasives », avait déclaré à l’époque Simri Diab au journal. Elle avait déclaré que ce n’était pas la première fois qu’elle subissait un tel traitement.

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