La suspecte du projet d’assassinat présumé de Netanyahu est Tamar Gershuni
Selon les procureurs, la militante anti-gouvernement, 73 ans, prévoyait de "sacrifier sa vie" et de tuer le Premier ministre ; atteinte d'un cancer, elle est en phase terminale
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Le nom de la personne accusée d’avoir ourdi un projet visant à assassiner le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été rendu public après autorisation donnée par la Cour suprême, jeudi : il s’agit de Tamar Gershuni, opposante au gouvernement et militante.
Cette résidente de Tel Aviv, âgée de 73 ans, aurait planifié de tuer le Premier ministre après avoir appris qu’elle était en phase terminale de cancer et qu’il ne lui restait que peu de temps à vivre.
Gershuni est une personnalité connue dans les cercles des opposants à Netanyahu, mais elle n’a adhéré à aucun groupe spécifique, selon le site d’information Ynet.
Les procureurs affirment que l’accusée voulait « sacrifier sa vie » pour lutter contre le gouvernement et ainsi « sauver » Israël.
Gershuni et ses avocats ont nié ces accusations, selon les médias israéliens.
La révélation de son nom a été autorisée après que la Cour suprême a rejeté son appel qui demandait la prolongation d’un embargo sur son identité.
העליון התיר לפרסם: תמר גרשוני, פעילת מחאה בת 74 מת"א, היא האישה שתכננה להתנקש בראש הממשלה נתניהוhttps://t.co/cF5vM8EvhD@hadasgrinberg pic.twitter.com/cWxWx0IB55
— כאן חדשות (@kann_news) July 31, 2025
Gershuni est accusée de s’être entretenue avec d’autres manifestants, posant des questions sur les moyens d’acquérir des armes et demandant des informations sur le service de sécurité du Premier ministre. Elle a été arrêtée après que Gonen Ben-Yitzhak, avocat, militant anti-gouvernement et ancien agent du Shin Bet, a informé l’agence de sécurité du projet d’assassinat. Elle voulait tuer le Premier ministre à l’aide d’un lance-grenades RPG.
Elle est la dernière Israélienne en date à avoir été arrêtée, ces derniers mois, pour avoir tenté, semble-t-il, de tuer Netanyahu ou appelé à son assassinat. En 2024, plusieurs suspects avaient été accusés d’avoir essayé de s’en prendre au Premier ministre et à d’autres hauts responsables, anciens et actuels. Dans le cadre de ses vastes efforts visant à mettre en place un réseau d’espions israéliens, l’Iran a également tenté de recruter des assassins potentiels.
Netanyahu s’est emporté à plusieurs reprises contre ses détracteurs politiques, affirmant qu’ils se livraient à des incitations à la violence à son encontre et à l’encontre de sa famille. Il a rejeté la responsabilité de ces incitations sur le système judiciaire, les forces de l’ordre et sur la procureure-générale Gali Baharav-Miara, les accusant de ne pas en faire assez pour les endiguer.
Au fil des ans, Netanyahu lui-même a été accusé à plusieurs reprises d’avoir encouragé les incitations qui ont entraîné l’assassinat de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995 – ou, tout du moins, d’avoir contribué au climat politique incendiaire qui a entraîné la mort de Rabin. Il a toujours rejeté avec véhémence ces mises en cause.
Ses rivaux l’accusent également de se livrer régulièrement à des incitations à la haine à l’encontre de ses opposants politiques, de la gauche israélienne et des Arabes, soit directement, soit par l’intermédiaire de ses fidèles.
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