L’ambassadeur israélien aux États-Unis appelle à la paix avec Beyrouth
Dans une vidéo, Yechiel Leiter envisage un "Accord Abraham 2.0", affirmant que Beyrouth a été "violée" par l'Iran ; il a déclaré qu'Israël n'avait aucune visée territoriale au Liban
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Dans un message enregistré qui a été diffusé, dans la journée de vendredi, par le média libanais anglophone This is Beirut, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, s’est adressé aux citoyens libanais, leur disant : « Nous souhaitons vivement poursuivre la paix avec vous ».
Une vidéo qui a été rendue publique alors que les responsables israéliens et libanais ont eu leurs premières discussions directes depuis des décennies, au moment où Israël a intensifié ses frappes contre des cibles du Hezbollah au Liban, en réponse, selon le pays, aux violations répétées du cessez-le-feu de la part du groupe terroriste soutenu par l’Iran – et ce un an après la conclusion de l’accord de trêve qui était venu mettre un terme au conflit qui avait dégénéré en guerre totale dans le sud du Liban, à l’automne dernier.
Dans son message – qui a été présenté par le média libanais comme une interview en exclusivité mais où seul Leiter apparaît à l’écran, s’adressant directement à la caméra – l’envoyé, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, souligne que les préoccupations d’Israël sont uniquement liées à la sécurité, déclarant : « Nous n’avons aucun problème avec votre territoire. Nous avons uniquement des problèmes avec notre sécurité… Lorsque nous sommes menacés, nous devons réagir. »
L’envoyé israélien continue en affirmant que le Liban a été « violé par des étrangers » comme l’Iran, qui « injecte de l’argent dans une organisation qui vous a réellement privé de votre paix », faisant référence au soutien apporté par Téhéran au Hezbollah.
Pour l’avenir, il explique qu’il envisage des relations bilatérales potentielles entre les deux États dans les domaines de l’économie et du tourisme, avec « des Israéliens visitant Beyrouth » et « des Libanais visitant Jérusalem ».
Il compare les possibilités offertes par d’éventuelles relations entre Israël et le Liban aux accords d’Abraham qui avaient été signés avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc, ajoutant : « Je pense que nous pouvons clairement passer aux accords d’Abraham 2.0… Nous devons élargir la relation générale de la modération au Moyen-Orient ».
Mais « il ne sera pas possible d’aller de l’avant », poursuit-il, « s’il y a une guerre civile, s’il y a une influence étrangère qui compromet la paix et l’harmonie au sein du pays ».
« S’il y a la paix et que nous avons un accord sur la frontière », alors le peuple libanais pourra se diriger vers un avenir meilleur, ajoute-t-il.
« Mais comme des missiles pleuvaient sur nos civils », continue-t-il, « nous avons dû déplacer 70 000 personnes de leurs foyers pendant un an. Cela a été très traumatisant pour tout le pays ».
Le Hezbollah avait commencé à attaquer l’État juif en date du 8 octobre 2023, vingt-quatre heures après le massacre perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël, forçant l’évacuation des civils de la frontière nord d’Israël.
« Il n’est pas possible, pour nous, de revenir à une situation où nous renvoyons des hommes, des femmes et des enfants chez eux, puis où nous devons les évacuer à nouveau parce que le Hezbollah décide de recommencer à tirer des missiles dans notre direction », indique Leiter.
« Nous n’avons aucune visée territoriale au Liban », souligne-t-il. « Nous voulons que le Liban soit en sécurité ».
Notant les récentes discussions qui ont eu lieu entre les représentants israéliens et libanais à Naqoura – les premières discussions directes entre les deux pays depuis des décennies – Leiter confie qu’il pense que si les deux parties « prennent place ensemble et qu’elles négocient », les problèmes pourront être résolus.
Si les premiers échanges ont constitué une avancée majeure, les deux parties ont donné des versions différentes de leur contenu. Avant la réunion, le cabinet du Premier ministre l’avait qualifiée de « première tentative visant à jeter les bases d’une relation et d’une coopération économique entre Israël et le Liban ».
Une affirmation qui avait été contredite par le Premier ministre libanais Nawaf Salam, qui avait souligné que son pays était encore « loin » d’un processus de normalisation diplomatique ou d’établir des relations économiques avec Israël.
Une deuxième réunion est prévue dans le courant du mois.
la Communauté du Times of Israël !







