L’armée israélienne a élargi ses opérations dans le nord de la bande de Gaza et les chars ont atteint la limite nord de la ville de Gaza, bombardant certains quartiers de Sheikh Radwan, selon les habitants, ce qui a forcé de nombreuses familles à quitter leurs maisons.
Les habitants affirment que les troupes israéliennes ont effectivement isolé Beit Hanoun, Jabalia et Beit Lahiya, dans l’extrême nord de l’enclave, de Gaza City, bloquant l’accès entre les deux zones.
Tsahal a récemment lancé une nouvelle opération terrestre dans le nord de la bande de Gaza pour empêcher le groupe terroriste palestinien du Hamas de s’y réimplanter.
Israël estime que des dizaines de milliers de Palestiniens sont restés dans le nord de la bande de Gaza tout au long de l’année écoulée, malgré les appels répétés à l’évacuation vers les zones humanitaires désignées. Il pense que parmi ceux qui sont restés, il y a des milliers de terroristes du Hamas qui ont survécu aux précédentes séries de combats avec les soldats israéliens.
À cette fin, l’armée a émis de nouveaux ordres d’évacuation au cours du week-end dans deux quartiers situés à la périphérie nord de la ville de Gaza, déclarant qu’il s’agissait d’une « zone de combat dangereuse ». Elle a exhorté les habitants à évacuer leurs maisons et à se rendre dans des zones sûres au sud.
Le ministère de l’Intérieur, dirigé par le groupe terroriste palestinien du Hamas, a toutefois demandé aux civils d’ignorer l’appel à se rendre dans d’autres zones du nord de la bande de Gaza et d’éviter de se diriger vers le sud « où l’occupation [Israël] continue de bombarder et de tuer tous les jours dans les zones qu’elle prétend être sûres ».
Tsahal accuse depuis des années le Hamas d’utiliser des boucliers humains et d’enfouir ses éléments terroristes au plus profond de la population civile pour se protéger lors des combats avec Israël.
L’armée assure qu’elle s’efforce d’éviter de blesser des innocents.