L’association des cyclistes professionnels préconise d’écourter les courses pour éloigner les manifestants anti-Israël
Le mois dernier, lors de la Vuelta, des coureurs ont été poussés de leur vélo : Adam Hansen déplore que les directs aient mis l'accent sur les manifestations, au lieu du sport
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Adam Hansen, le président de l’association internationale des coureurs cyclistes professionnels, Cyclistes Professionnels Associés (CPA), propose d’écourter les courses afin de priver les manifestants de tribune et de protéger les coureurs après les perturbations occasionnées lors de la Vuelta a España, le mois dernier.
La Vuelta, l’un des Grands Tours cyclistes, a été à plusieurs reprises perturbé par des manifestants pro-palestiniens et anti-Israël, Israël-Premier Tech étant le principal centre d’intérêt des manifestations. La dernière étape à Madrid a dû être annulée, des manifestants ayant envahi la ligne d’arrivée.
« Il faut retirer cette tribune aux manifestants ; s’ils n’ont pas de tribune, ils ne viendront pas aux courses », a déclaré Hansen à BBC Sport jeudi.
« À Madrid, les manifestants ont eu deux heures de télévision en direct ; ce n’était plus une course mais une manifestation », a-t-il ajouté. « Je ne suis pas contre le fait de manifester, mais mettre la vie des cyclistes en danger est la dernière chose que nous voulons – des cyclistes ont été frappés et poussés de leur vélo [à Madrid]. Ce n’est pas ce que j’appelle une manifestation. »
Hansen est conscient que l’annulation d’une partie des courses poserait de facto problème aux organisateurs.
« Mais il faut faire un petit sacrifice aujourd’hui pour assurer l’avenir du cyclisme à long terme », a-t-il ajouté.
L’équipe Israël-Premier Tech a été exclue du prochain Giro dell’Emilia pour des raisons de sécurité publique.
Le groupe Premier Tech, co-sponsor et équipementier des coureurs, a déclaré qu’il souhaitait que l’équipe retire le mot « Israël » de son nom.
La guerre à Gaza a éclaté après que des terroristes dirigés par le Hamas ont attaqué Israël le 7 octobre 2023 pour y massacrer 1 200 personnes, essentiellement des civils, et faire 251 otages.
Ces dernières semaines, les appels au boycott d’Israël se sont multipliés à l’occasion d’événements sportifs et culturels, dans un contexte d’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza et de souffrances de la population civile dans la bande de Gaza.
Israël nie les accusations de génocide et assure faire le nécessaire pour minimiser les dommages causés aux civils, accusant de surcroît le Hamas d’utiliser les Gazaouis comme boucliers humains et d’agir au sein des infrastructures civiles.
la Communauté du Times of Israël !







