Des avions de chasse israéliens bombardent des sites militaires houthis au Yémen suite à une attaque de drone
Selon Tsahal, 20 avions de chasse ont largué 65 munitions sur des complexes militaires et dépôts d'armes ; Katz fait état de "dizaines de terroristes houthis" tués
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L’armée israélienne a confirmé avoir mené jeudi après-midi une vague de frappes aériennes contre des cibles militaires houthistes dans la capitale yéménite, Sanaa, en riposte aux attaques répétées du groupe soutenu par l’Iran contre Israël, dont une attaque de drone sur Eilat, la veille.
L’armée israélienne a revendiqué le bombardement de sept cibles appartenant à « l’appareil de sécurité et de renseignement » ainsi qu’à l’armée des Houthis, dont un quartier général militaire de haut niveau.
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a déclaré que les frappes « puissantes » avaient tué « des dizaines de terroristes houthis et détruit des stocks de drones et d’armes ».
Quelques heures plus tard, les Houthis ont tiré un missile balistique qui a déclenché des sirènes dans le centre d’Israël et précipité des centaines de milliers de personnes dans des abris anti-aériens.
L’armée a déclaré avoir réussi à intercepter le missile. Pour l’heure, aucun impact ni blessure n’est à signaler.
Selon Al-Masirah, la chaîne de télévision des Houthis, « l’agression israélienne » contre Sanaa a eu lieu quelques instants avant la diffusiun du discours hebdomadaire préenregistré du chef du groupe terroriste, Abdul-Malik al-Houthi.
Les Houthis ont déclaré que les frappes avaient tué au moins huit personnes et en avaient blessé plus de 140.
Mercredi, les Houthis ont lancé un drone chargé d’explosifs qui a échappé aux défenses aériennes israéliennes et frappé la station balnéaire d’Eilat, dans le sud, en faisant 22 blessés, dont deux hommes dans un état grave. Israël avait alors annoncé son intention de riposter à cette attaque revendiquée par le groupe soutenu par l’Iran.
Selon l’armée, des dizaines d’avions de l’armée de l’air israélienne, dont une vingtaine d’avions de chasse, ainsi que des avions espions et ravitailleurs, ont participé aux frappes de jeudi.
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— يمن مونيتور (@YeMonitor) September 25, 2025
Cette frappe est la 19e d’Israël contre les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen : la plupart ont été menées par des avions de chasse et des drones de l’armée de l’air israélienne, mais certaines l’ont été par des navires lance-missiles de la Marine israélienne.
Les 20 avions de chasse de l’armée de l’air israélienne ont largué plus de 65 munitions sur des cibles houthistes à Sanaa, soit le plus grand nombre de munitions utilisées lors d’une seule frappe de l’armée de l’air israélienne au Yémen.
Des ravitaillements en vol ont également été effectués au cours de cette opération et les avions de chasse ont parcouru pas moins de 2 200 kilomètres pour rallier leurs cibles à Sanaa.
Au total, sept cibles ont été touchées, dont cinq quartiers généraux militaires à l’intérieur desquels des agents houthis avaient pris place et deux entrepôts de stockage d’armes, a indiqué l’armée israélienne.
Dans un communiqué, l’armée a indiqué la nature des cibles, à savoir le quartier général de l’État-major Houthi, des complexes appartenant à l’appareil de sécurité et de renseignement, le siège du service de propagande Houthi et d’autres installations militaires à l’intérieur desquelles se trouvaient des armes et des agents.
L’armée israélienne a déclaré que l’appareil de sécurité et de renseignement des Houthis prenait « part à des activités terroristes et contribuait directement à des actions militaires contre l’État d’Israël qui sapent la stabilité au Moyen-Orient » et était « par ailleurs impliqué dans la répression des opposants au régime par l’utilisation de prisons politiques et de la torture ».
Les installations militaires qui ont été bombardées « sont utilisées par le régime terroriste houthi pour stocker des armes et planifier et mener des attaques terroristes contre l’État d’Israël », a ajouté l’armée israélienne.
L’armée israélienne a par ailleurs annoncé son intention de « mener d’autres opérations offensives » contre les Houthis « dans un avenir proche », ajoutant rester « bine déterminée à éliminer toute menace envers les civils de l’État d’Israël, indépendamment de la distance ».
L’armée de l’air a remédié au problème à l’origine de l’intercetion ratée du drone qui s’est écrasé à Eilat
Peu de temps après la frappe au Yémen, l’armée israélienne a annoncé avoir trouvé l’origine du problème qui a empêché le système de défense aérienne à courte portée « Dôme de fer » d’intercepter le drone houthi qui a frappé Eilat la veille.
Selon les conclusions de l’enquête de l’armée de l’air israélienne, le drone a été détecté relativement tard, ce qui n’a pas empêché le Commandement du front intérieur de déclencher les sirènes d’alerte pour les civils « conformément au protocole », a indiqué l’armée.
Les tentatives d’interception du drone par deux missiles du Dôme de fer « ont échoué », a déclaré Tsahal, en ajoutant que « la raison avait été identifiée et des mesures correctrices mises en œuvre ».
À cause, précisément, de cette détection tardive, l’Armée de l’air israélienne n’a pas eu le temps d’envoyer des hélicoptères ou des avions de chasse pour abattre l’intrus.
Le chef de l’Armée de l’air israélienne, le général de division Tomer Bar, a demandé « des mesures supplémentaires pour améliorer les capacités de préparation, détection et interception » dans la zone d’Eilat, afin d’avoir « une réponse défensive renforcée », a ajouté l’armée.
Il n’est pas rare que les Houthis mènent des attaques contre Eilat, comme par exemple la semaine dernière, lorsqu’un drone a frappé l’entrée d’un hôtel en causant des dégâts mais sans faire de blessés. Ce drone avait été identifié par l’Armée de l’air israélienne mais les tentatives d’interception avaient échoué, selon l’armée.
En début de mois, une attaque houthie avait également touché l’aéroport Ramon, en périphérie d’Eilat, en occasionnant des dégâts et en faisant un blessé léger. Ce drone avait été détecté mais c’est une erreur humaine qui avait abouti à ne pas le considérer comme une menace, selon une enquête de l’Armée de l’air israélienne.
Les Houthis – dont le slogan dit en substance « Mort à l’Amérique, Mort à Israël [et] maudits soient les Juifs » – ont commencé à attaquer Israël et le trafic maritime en novembre 2023, un mois après le pogrom commis par le Hamas le 7 octobre, et cessé les hostilités à la faveur du cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas en janvier 2025.
À cette date, ils avaient d’ores et déjà tiré une quarantaine de missiles balistiques et des dizaines de drones d’attaque et de missiles de croisière sur Israël, dont un qui a tué un civil et fait plusieurs blessés à Tel Aviv, en juillet 2024, provoquant la première frappe d’Israël au Yémen.
Depuis le 18 mars dernier, date à laquelle Tsahal a repris son offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, les Houthis au Yémen ont tiré près de 90 missiles balistiques et pas moins 41 drones sur Israël. Depuis le début de la guerre, les Houthis ont tiré plus de 150 drones sur Israël, dont la grande majorité a été interceptée.
Le mois dernier, une frappe israélienne sur Sanaa a tué le Premier ministre du gouvernement houthi ainsi que plusieurs de ses ministres.
Israël avait alors annoncé que cette attaque contre les échelons supérieurs du groupe n’était « qu’un début ».
Selon le cabinet du Premier ministre, c’est Benjamin Netanyahu qui a donné l’ordre de cette frappe de grande ampleur contre les Houthis, à Sanaa, depuis son vol pour New York.
Depuis l’Aile de Sion, M. Netanyahu a été tenu informé des événements par le ministre de la Défense, Israel Katz, et le chef d’État-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, toujours selon la même source.
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