Le démocrate juif Jamie Raskin favorable au gel des exportations d’armes à Israël
Katherine Clark, cheffe de la minorité à la Chambre des Représentants, est la plus influente membre du Congrès à qualifier la guerre à Gaza de "génocide", sur fond de baisse du soutien Démocrate à Israël
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JTA – Jamie Raskin, représentant démocrate juif du Maryland, a rejoint la liste, chaque jour plus importante, des démocrates favorables au projet de loi de gel des transferts d’armes offensives américaines à Israël.
Le soutien apporté par Raskin à la loi « Block the Bombs », la semaine dernière, correspond à un moment de déclin marqué du soutien démocrate à Israël, alors que la guerre à Gaza entre dans son 22e mois.
D’autres législateurs démocrates juifs de tout premier plan, dont les Représentantes Sara Jacobs, de Californie, Becca Balint, du Vermont, et Jan Schakowsky, de l’Illinois, ont elles aussi endossé ce projet de loi, désormais parrainé par 34 personnes.
Le soutien des démocrates de la Chambre des Représentants à la loi Block the Bombs fait suite au soutien déjà apporté, le mois dernier, par les démocrates du Sénat à deux résolutions destinées à geler les exportations militaires américaines à Israël. (Ces résolutions n’ont pas passé le cap du Sénat, dirigé par les républicains.)
Raskin est l’un des premiers Démocrates juifs à avoir pris ses distances, lors de la guerre entre Israël et le Hamas, par rapport au soutien traditionnellement apporté à Israël. En novembre 2023, soit un mois seulement après le début de la guerre à Gaza, Raskin a été l’un des premiers législateurs Démocrates juifs de la Chambre à demander un cessez-le-feu.
En mai 2024, Jacobs et lui ont voté contre l’envoi d’une aide d’urgence complémentaire à Israël. Et en décembre dernier, il a signé une lettre adressée à l’administration Biden, avec 76 autres démocrates de la Chambre des représentants, accusant Israël d’enfreindre la loi américaine sur les ventes d’armes.
Par ailleurs, la présidente de la minorité à la Chambre des représentants, Katherine Clark, est devenue la semaine dernière la personnalité la plus influente du Congrès à qualifier la guerre à Gaza de « génocide », selon une vidéo obtenue par Axios. Peu de temps avant cela, elle avait été confrontée à des manifestants pro-palestiniens lors d’un événement dans son district de Cambridge, Massachusetts.
Ses propos sont révélateurs d’un changement au sein du parti Démocrate, qui se démarque là clairement de sa position traditionnelle de soutien fort à Israël.
« Nous devons tous garder le cœur ouvert à… notre façon d’agir pour faire changer les choses, que ce soit en luttant contre la famine, le génocide ou les destructions à Gaza, ou en unissant nos forces pour nous opposer au redécoupage en cours, qui prive la population de son droit de vote », déclare Clark dans cette vidéo.
Elle est le 14e membre du Congrès à employer ce terme, précédée en cela par d’anciens soutiens d’Israël, dans un contexte de poursuite des hostilités. Parmi eux figurent une dizaine de Démocrates progressistes, recensés par le média pro-palestinien Zeteo, ainsi que la Représentante Marjorie Taylor Greene, Républicaine d’extrême droite de Géorgie.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, plus de 60 000 Palestiniens ont été tués lors de l’offensive israélienne contre le Hamas, qui a commencé lorsque l’organisation terroriste a commis un pogrom en Israël qui a tué 1 200 personnes et fait 251 otages, le 7 octobre 2023.
Les chiffres du Hamas sont invérifiables de manière indépendante et ne font pas le distinguo entre civils et hommes armées. Selon lui, les femmes et les enfants représentent près de la moitié des victimes.
Côté israélien, le bilan humain de l’offensive terrestre contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires le long de la frontière avec la bande de Gaza est de 459 morts, dont deux policiers et trois sous-traitants civils du ministère de la Défense.
Israël nie avec véhémence commettre un génocide, y compris dans le procès en cours devant la Cour internationale de justice. L’armée israélienne assure prendre des mesures pour nuire le moins possible aux civils de Gaza et accuse le Hamas d’utiliser les civils de l’enclave comme boucliers humains, en livrant combat depuis des zones civiles – maisons, hôpitaux, écoles, mosquées.
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