Le Hamas demanderait la libération de chefs terroristes et d’hommes ayant pris part au 7 octobre
Selon une source, le groupe terroriste se battrait pour la libération des condamnés à perpétuité "pour atteinte à la sécurité nationale même au prix de l'échec de l'accord"
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Le Hamas s’apprête à exiger la libération de certains des terroristes palestiniens les plus notoires – des détenus qu’Israël a refusé de libérer – lors des pourparlers qui doivent débuter lundi en Égypte afin de finaliser le rapatriement de tous les otages israéliens dans le cadre de la première phase du plan du président américain Donald Trump, un plan qui vise à mettre un terme à la guerre à Gaza.
Citant des sources du Hamas, la chaîne d’information N12 a rapporté que parmi les terroristes réclamés par le Hamas figurent Marwan Barghouti, le chef du Fatah Tanzim qui purge actuellement cinq peines de prison à perpétuité pour son rôle dans la planification de trois attentats terroristes qui avaient fait trois morts du côté israélien pendant la deuxième Intifada. Il y a aussi Ahmad Sa’adat, chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) marxiste-léniniste, qui avait été condamné en 2008 à 30 ans de prison pour avoir orchestré l’assassinat en 2001 du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi.
Le Hamas demande également la remise en liberté d’Ibrahim Hamed, qui purge 45 peines à perpétuité pour avoir orchestré le meurtre de nombreux Israéliens en tant que commandant du Hamas en Cisjordanie pendant la deuxième Intifada ; d’Abbas al-Sayed, cerveau de l’attentat à la bombe au Park Hotel de Netanya, dans lequel 39 Israéliens avaient perdu la vie en 2002, et de Hassan Salameh, membre du Hamas, condamné à 48 peines à perpétuité pour avoir planifié plusieurs attentats-suicides.
N12 a cité une source du Hamas qui a affirmé que le groupe terroriste « n’abandonnera pas » ses effort visant à garantir la libération de ces terroristes et d’autres condamnés à perpétuité, même au prix de l’échec de l’accord.
Il y a actuellement 303 prisonniers sécuritaires ayant écopé de peines de prison à vie qui sont incarcérés en Israël.
Dans un reportage distinct qui n’a pas cité ses sources, la chaîne a fait savoir que le Hamas exigeait également qu’Israël libère les terroristes des forces d’élite Nukhba au sein du du Hamas, qui avaient pris part au pogrom commis par le groupe terroriste le 7 octobre 2023 – une demande qu’Israël a toujours rejetée.
Devant les caméras de N12, le ministre de l’Agriculture Avi Dichter, membre du cabinet et ancien chef du Shin Bet, a semblé indiquer qu’Israël serait disposé à libérer les terroristes condamnés, mais il a douté du fait que des personnes impliquées dans l’attaque sanglante du 7 octobre puissent être relâchées.
Dichter a fait remarquer qu’Israël avait déjà remis en liberté certains des terroristes les plus notoires, notamment le fondateur du Hamas, Cheikh Ahmed Yassin, qui avait été relâché à deux reprises dans le cadre d’accords. En 1985, Israël l’avait échangé, ainsi que 1 150 autres prisonniers sécuritaires, contre trois soldats de l’armée israélienne qui avait été capturés. Il avait ensuite été à nouveau apréhendé. En 1997, il avait été libéré dans le cadre d’un accord en échange de deux agents du Mossad capturés en Jordanie alors qu’ils tentaient d’assassiner le chef du Hamas, Khaled Meshaal.
« Je l’ai envoyé deux fois en prison et une fois à la fin de sa vie, a déclaré Dichter, qui était chef du Shin Bet lorsque Yassin avait été assassiné lors d’une frappe aérienne de l’armée de l’air israélienne, en 2004.
Dichter a indiqué que, s’il y avait des précédents en matière de libération de terroristes condamnés, ceux qui ont participé au massacre du 7 octobre n’ont pas encore été jugés pour leurs crimes.
« C’est une autre histoire », a-t-il affirmé.
Selon les sources du Hamas citées par N12, le groupe terroriste souhaite également obtenir des garanties concernant le retrait complet et définitif de l’armée israélienne de Gaza, avec un calendrier précis, et il veut que le retrait initial de l’armée israélienne soit plus important que celui indiqué sur la carte diffusée au préalable par Trump. Le Hamas aurait exigé un retrait jusqu’aux lignes où l’armée israélienne était déployée en janvier lors du dernier cessez-le-feu.
La chaîne publique Kan a relayé les propos tenus par des sources palestiniennes proches des négociations, qui ont affirmé que la priorité absolue du Hamas était l’ampleur et le calendrier du retrait de l’armée israélienne, tandis que les questions à long terme – comme la démilitarisation de la bande de Gaza – étaient reléguées au second plan par le groupe terroriste.
N12 a, de plus, fait savoir que l’équipe de négociation du Hamas, dirigée par Khalil al-Hayya, tiendra des pourparlers simultanés avec une équipe de l’Autorité palestinienne, afin de s’assurer que le mécanisme initial pour « l’après » comprendra bien l’AP.
Le reportage a mentionné une déclaration faite samedi par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, promettant des réformes de l’Autorité palestinienne, notamment l’élaboration d’une constitution provisoire dans un délai de trois mois et la tenue d’élections dans un délai d’un an. Selon la chaîne, Abbas n’autoriserait le Hamas à se présenter à ces élections que s’il acceptait le droit d’Israël à exister.
Selon le plan de Trump, l’Autorité palestinienne — qu’Israël accuse d’incitations au terrorisme dans ses écoles et par le biais de salaires versés aux terroristes — ne prendrait le contrôle de Gaza qu’après avoir « achevé son programme de réforme ». Jusqu’à cette date, le plan stipule que la bande de Gaza sera gouvernée par un « Conseil de paix » transitoire, avec des représentants issus de la communauté internationale et qui sera dirigé par Trump.
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