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Le Hamas dit avoir besoin de temps pour étudier le plan de Trump sur Gaza

Dans l'intervalle, selon le cabinet du Premier ministre, l'opération militaire à Gaza se poursuit : « Israël n'a pas quitté Gaza et poursuit ses plans. »

Des Palestiniens déplacés regardent la fumée s'élever dans le ciel après une frappe militaire israélienne dans la ville de Gaza, vue depuis le centre de la bande de Gaza, le 2 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Abdel Kareem Hana)
Des Palestiniens déplacés regardent la fumée s'élever dans le ciel après une frappe militaire israélienne dans la ville de Gaza, vue depuis le centre de la bande de Gaza, le 2 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Abdel Kareem Hana)

Le Hamas a indiqué vendredi qu’il avait besoin de davantage de temps pour examiner le plan présenté par Donald Trump visant à mettre fin à près de deux ans de guerre dans la bande de Gaza.

Le président américain avait donné mardi au groupe terroriste islamiste palestinien un ultimatum de « trois ou quatre jours » pour accepter son plan que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit soutenir.

« Le Hamas poursuit toujours ses consultations concernant le plan de Trump (…) et a informé les médiateurs que les consultations sont en cours et nécessitent encore un peu de temps », a indiqué à l’AFP un responsable du Hamas sous couvert d’anonymat.

Le bureau du Premier ministre a déclaré au Times of Israel qu’Israël attendait actuellement la réponse officielle du Hamas.

« Nous n’avons aucune idée de ce que sera leur réponse », a déclaré le bureau du Premier ministre.

Dans l’intervalle, selon le cabinet du Premier ministre, l’opération militaire à Gaza se poursuit : « Israël n’a pas quitté Gaza et poursuit ses plans. »

Le plan prévoit notamment un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages retenus à Gaza et le désarmement du groupe terroriste islamiste palestinien, dont l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre dans le territoire palestinien.

Depuis plus de deux semaines, son armée mène une offensive à Gaza-City, présentée comme le dernier bastion du Hamas et dont les habitants ont été contraints de fuir vers le sud.

Les Nations unies ont assuré cependant qu’il n’existait pas de refuge sûr pour les Palestiniens, qualifiant de « lieux de mort » les zones de sécurité désignées par Israël dans le sud. « L’idée d’une zone de sécurité dans le sud est une farce », a déclaré James Elder, porte-parole de l’Unicef s’exprimant depuis Gaza.

Des tentes abritant des personnes déplacées par le conflit sont installées dans la cour d’une école gérée par l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 30 septembre 2025. (Crédit : Omar Al-Qattaa / AFP)

Le plan du président américain prévoit un retrait israélien progressif du territoire et la mise en place d’une autorité de transition chapeautée par M. Trump, allié d’Israël.

Soutenue par plusieurs pays arabes et occidentaux, la proposition américaine est truffée de zones d’ombre, notamment sur le calendrier du retrait israélien et le cadre du désarmement du Hamas.

« Deux opinions »

Mohammad Nazzal, membre du bureau politique du Hamas, a indiqué dans un communiqué que le « plan comporte des points de préoccupation ». « Nous annoncerons bientôt notre position à son sujet. »

« Nous sommes en contact avec les médiateurs ainsi qu’avec des parties arabes et islamiques, et nous sommes sérieux dans notre volonté d’aboutir à des ententes », a-t-il dit.

Une source palestinienne proche de la direction du Hamas avait indiqué mercredi à l’AFP que le Hamas « souhaite amender certaines clauses comme celle sur le désarmement et l’expulsion » de ses membres.

« Les Qataris vont mettre la pression au Hamas pour qu’il donne une réponse positive, même s’il n’accepte pas l’intégralité du plan », a indiqué à l’AFP Hugh Lovatt, spécialiste du Moyen-Orient au Conseil européen des relations internationales.

« Il ne s’agit pas seulement de convaincre la direction du Hamas à Doha, mais aussi celle de Gaza, ainsi que ses membres et combattants » sur place.

Selon une autre source proche des négociations en cours à Doha, « il existe deux opinions au sein du Hamas », a-t-elle dit à l’AFP mercredi.

« La première soutient l’approbation inconditionnelle, car la priorité est un cessez-le-feu dans le cadre des garanties données par Trump, avec des médiateurs veillant à ce qu’Israël mette en œuvre le plan », a-t-elle dit.

La seconde « rejette le désarmement et les expulsions » des cadres du Hamas et « privilégie une approbation conditionnelle ».

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