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Le journal USA Today désigne Rachel Goldberg-Polin « Femme de l’année »

Rendant hommage à la mère de Hersh Goldberg-Polin, l'otage américano-israélien assassiné, le journal a écrit que "son rythme, ses analogies, ses récits nous rappellent ce que signifie être humain"

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Rachel Goldberg posant pour un portrait le 98e jour depuis que son fils, Hersh Goldgerg-Polin, a été kidnappé par le Hamas, à Jérusalem, le 12 janvier 2024. (Crédit : Maya Alleruzzo/AP)
Rachel Goldberg posant pour un portrait le 98e jour depuis que son fils, Hersh Goldgerg-Polin, a été kidnappé par le Hamas, à Jérusalem, le 12 janvier 2024. (Crédit : Maya Alleruzzo/AP)

Rachel Goldberg-Polin est devenue l’une des « Femmes de l’année » d’USA Today.

Cette habitante de Jérusalem, qui avait grandi à Chicago, était devenue le symbole de la lutte pour la libération des 251 otages qui avaient été enlevés lors du pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023 – quand des milliers de terroristes avaient franchi la frontière et massacré plus de 1 200 personnes sur le territoire israélien.

Le fils de Goldberg-Polin, Hersh, âgé de 23 ans, avait été pris en otage lors de cette attaque sanglante. Il se trouvait, à ce moment-là, au festival de musique électronique Nova, pris d’assaut par les hommes armés, où il avait eu le bras arraché par une grenade. Au mois d’août 2024, il avait été assassiné dans un tunnel de Gaza par ses ravisseurs du Hamas, en même temps que cinq autres captifs.

« Son engagement à sauver autant que possible les 251 otages des affres des geôles du Hamas n’a jamais faibli, même après que Hersh lui a été rendu dans un sac mortuaire », a indiqué un portrait qui lui a été consacré dans le quotidien américain.

Elle et son mari Jon Polin étaient devenus deux des visages les plus reconnaissables du mouvement en faveur de la libération des otages.

Le portrait paru dans USA Today précise que Goldberg-Polin, 56 ans, a encore du mal à sortir, même pour aller à l’épicerie, sans que les gens la reconnaissent – même quand elle tente de se déguiser, ne serait-ce que partiellement.

« Je reste aujourd’hui ce symbole de douleur, un élément qui déclenche encore un traumatisme chez de nombreuses personnes », a-t-elle commenté pour les besoins de l’article.

Plaidant la cause des captifs, même après avoir perdu son fils, elle s’était rendue sur quatre continents pour s’y entretenir avec les leaders du monde, fait remarquer le portrait.

Rachel Goldberg-Polin (à gauche) et Jon Polin (à droite) lors d’une cérémonie marquant le premier anniversaire de l’exécution de leur fils Hersh par le Hamas, vallée de la Croix, Jérusalem, 19 août 2025. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Elle a confié au quotidien qu’à une occasion, elle redoutait tellement une réunion qu’elle avait inscrit une partie du Psaume 118, « Dieu est à mes côtés, je ne crains rien » sur un bout de papier qu’elle avait glissé dans son soutien-gorge.

Goldberg-Polin reçoit encore en moyenne une centaine de messages par jour qui sont envoyés par des personnes appartenant à toutes les confessions et qui proviennent des quatre coins du monde. Elles ont toutes un point commun, ayant, elles aussi, perdu des êtres chers. D’autres lui confient leurs souffrances.

L’article précise : « A travers un mélange d’anecdotes, de sagesse et de réflexions sur la spiritualité, elle donne aux gens les mots pour comprendre ce qu’ils vivent. Elle prend soin des personnes en deuil – car qui n’a jamais connu ce que cela peut être de vivre une perte ? »

Cette photo fournie par Rachel Goldberg la montre elle et son fils Hersh Goldberg-Polin, sur une photo non datée. (Crédit : Rachel Goldberg via AP)

Le portrait poursuit : « Son cœur s’ouvre, créant un prisme qui nous apprend quelque chose sur elle – mais en réalité, c’est à nous qu’il nous enseigne quelque chose, quelque chose qui nous concerne nous-mêmes. Et à une époque marquée par les cloisonnements politiques, par les chambres d’écho qui font la Une des médias, par les flux des influenceurs soignés et par une cacophonie de citations qui défilent sans fin – son rythme, ses analogies, ses histoires nous rappellent ce que signifie être humain ».

Les mémoires de Goldberg-Polin, « When We See You Again », seront publiés le 21 avril.

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