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Le maire progressiste de Chicago assiste à la fête de Hanoukka du consulat israélien

Brandon Johnson, qui a accusé Israël de mener un "génocide" à Gaza et mis à mal les relations entre les 2 pays, se dit reconnaissant pour ses liens avec l'État juif et adresse ses condoléances après l'attentat de Bondi Beach

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le maire de Chicago, Brandon Johnson, prend la parole au consulat israélien lors de la célébration de Hanoukka à Chicago, le 18 décembre 2025. (Crédit : Consulat israélien à Chicago)
Le maire de Chicago, Brandon Johnson, prend la parole au consulat israélien lors de la célébration de Hanoukka à Chicago, le 18 décembre 2025. (Crédit : Consulat israélien à Chicago)

CHICAGO — Jeudi, le maire progressiste de Chicago, Brandon Johnson, a assisté à la fête de Hanoukka organisée par le consulat israélien de cette ville du Midwest américain. Il a profité de l’occasion pour exprimer un message de solidarité quelques jours après l’attentat terroriste de Bondi Beach, qui visait des Juifs réunis pour célébrer la fête juive des lumières en Australie.

Dans son discours, Johnson a présenté ses condoléances « à la communauté juive à la suite d’une nouvelle tragédie », affirmant que cette attaque « nous rappelle une fois de plus pourquoi nous devons tous nous unir pour éradiquer le fléau de l’antisémitisme ».

Sa décision de participer à un événement organisé par le consulat israélien – et non par une organisation juive de la ville – n’est pas passée inaperçue, compte tenu de ses relations tendues avec la mission diplomatique depuis le début de la guerre menée contre le Hamas à Gaza.

Johnson, en février 2024, a voté en faveur d’une résolution du conseil municipal appelant à un cessez-le-feu immédiat à Gaza, provoquant la colère des organisations juives traditionnelles pour lesquelles cette initiative était partiale, et ne condamnait pas le Hamas.

S’il s’agissait alors d’une motion purement symbolique, ses partisans ont toutefois déclaré qu’elle envoyait un message à l’administration du président américain de l’époque, Joe Biden, de la part de l’une des villes les plus importantes des États-Unis, à majorité démocrate, et hôte de la Convention nationale démocrate prévue l’été suivant. La Maison Blanche, à l’époque, s’opposait à ces appels en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et permanent, préférant prolonger les pauses humanitaires pendant lesquelles les otages détenus par le Hamas pouvaient être libérés.

Johnson a ensuite qualifié la guerre menée par Israël à Gaza de « génocide », indiquant au site d’information Mother Jones : « Nous devons reconnaître et nommer les choses telles qu’elles sont, et avoir le courage moral d’exercer notre autorité. »

Mais dans le contexte d’un cessez-le-feu fragile signé entre Israël et le Hamas en septembre d’une part et de l’attentat commis à Bondi Beach quelques jours plus tôt d’autre part, Johnson a adopté un ton beaucoup plus conciliant.

« J’ai eu hier une conversation avec le consul général [israélien] [Elad] Strohmayer… et je lui ai assuré que ma porte resterait toujours ouverte afin que nous puissions poursuivre le dialogue sur les questions qui touchent toutes nos communautés, mais plus particulièrement en ce qui concerne les défis uniques auxquels la communauté juive doit faire face », a expliqué Johnson.

« Je suis reconnaissant des relations solides et importantes qui existent entre Chicago et Israël, notamment notre jumelage avec la ville de Petah Tikva. Dans des moments comme celui-ci, ce lien souligne nos valeurs communes, ainsi que notre soutien mutuel », a-t-il ajouté.

« En tant que maire, je réaffirme mon engagement… envers la sécurité, la dignité et l’inclusion de toutes les communautés, en particulier de notre communauté juive et de ceux qui vivent actuellement dans un climat de forte peur », a poursuivi le maire.

Strohmayer, pour sa part, a remercié Johnson d’avoir assisté à la célébration, affirmant que « dans une ville aussi diversifiée et dynamique que Chicago, des moments comme celui-ci sont primordiaux ».

« Ce n’est qu’en restant unis que nous pourrons faire face à cette situation. Israéliens et Américains, Juifs et non-juifs, religieux et laïques, ceux qui aiment Israël inconditionnellement et ceux qui le remettent en question parce qu’ils s’en préoccupent. En nous unissant durant cette fête de Hanoukka, nous apporterons la lumière dans les ténèbres », a souligné le diplomate israélien.

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