Rechercher

Le ministre russe de la Défense va discuter de la Syrie en Israël – une première

Pour son premier voyage officiel en Israël, Sergueï Choïgou rencontrera son homologue, Avigdor Liberman, pour discuter de la coopération sécuritaire entre les 2 armées

Judah Ari Gross est le correspondant du Times of Israël pour les sujets religieux et les affaires de la Diaspora.

Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) et son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, au Kremlin, à Moscou, le 29 décembre 2016. (Crédit : Michael Klimentyev/Sputnik/AFP)
Le président russe Vladimir Poutine (à gauche) et son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, au Kremlin, à Moscou, le 29 décembre 2016. (Crédit : Michael Klimentyev/Sputnik/AFP)

Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense, sera en Israël le mois prochain, pour discuter de la coordination sécuritaire israélo-russe en Syrie, a confirmé dimanche le bureau d’Avigdor Liberman, ministre de la Défense.

Il s’agira de la première visite officielle de Choïgou en Israël, la première d’un ministre russe de la Défense depuis des années.

Selon le bureau de Liberman, les deux ministres de la Défense vont « discuter de la coordination constante entre les deux armées, de la coopération entre les deux pays et de l’enracinement de l’Iran en Syrie, où les Iraniens transmettent des armes sophistiquées au Hezbollah en passant par Damas. »

La radio publique israélienne, qui avait la première annoncé cette visite, a indiqué que des responsables de la défense israélienne accordaient une grande importance au voyage de Choïgou.

Le ministre russe de la Défense Sergeuï Choïgou, à droite, et son homologue iranien Hossein Dehghan, à gauche, à Moscou, le 16 février 2016. (Crédit : Vadim Savitsky/Pool/AFP)
Le ministre russe de la Défense Sergeuï Choïgou, à droite, et son homologue iranien Hossein Dehghan, à gauche, à Moscou, le 16 février 2016. (Crédit : Vadim Savitsky/Pool/AFP)

Alors que le ministre n’a encore jamais visité Israël depuis qu’il a été nommé à ce poste il y a cinq ans, il s’est rendu plusieurs fois en Syrie, notamment ce mois-ci, et a fait une visite surprise en Iran l’année dernière.

Choïgou est vu par beaucoup d’analystes comme l’une des forces motrices du soutien agressif de la Russie au dictateur syrien Bashar el-Assad.

Ce sont généralement les dirigeants israéliens qui se rendent en Russie pour des rencontres diplomatiques. Le mois dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a par exemple rencontré le président russe Vladimir Poutine à Sotchi.

Israël a déclaré à de nombreuses reprises qu’il agirait si la Syrie franchissait l’une de ses « lignes rouges », notamment en transférant des armes sophistiquées au Hezbollah, groupe terroriste libanais. Ceci pourrait potentiellement être un problème pour les relations de l’Etat juif avec la Russie, étant donné que Moscou défend Assad, lui-même allié de l’Iran et du Hezbollah.

Afin d’éviter les frictions et un conflit accidentel, Israël et la Russie coordonnent depuis deux ans leurs efforts militaires en Syrie.

Les responsables israéliens ne précisent généralement pas l’étendue de cette coordination, mais ils soulignent que l’armée israélienne ne demande pas la permission des Russes avant de mener une opération.

Des avions chasseurs sur le tarmac de la base militaire aérienne russe Hmeimim dans la province de Lataquié, située dans le nord-ouest de la Syrie, le 16 février 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)
Des avions chasseurs sur le tarmac de la base militaire aérienne russe Hmeimim dans la province de Lataquié, située dans le nord-ouest de la Syrie, le 16 février 2016. (Crédit : AFP/STRINGER)

Alors que la guerre civile syrienne semble proche de se terminer, ou du moins de stagner, l’attention d’Israël s’est tournée vers les menaces posées par l’autre allié de la Syrie, l’Iran, qui établit des bases et des infrastructures militaires près de la frontière israélienne, sur le plateau du Golan.

Israël aurait demandé à la Russie et aux Etats-Unis d’inclure dans les accords de cessez-le-feu du conflit syrien que les milices chiites, soutenues par l’Iran, n’aient pas le droit de stationner à moins de 60 kilomètres de sa frontière. Ces requêtes n’auraient cependant pas été entendues.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.