Le Premier ministre britannique en Pologne en quête des racines juives de son épouse
Les grands-parents de Victoria Starmer avaient fui l'antisémitisme avant la Première Guerre mondiale ; des décennies plus tard, les membres de la famille restés dans le pays avaient été tués par les nazis
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est déplacé à titre privé en Pologne avec sa femme, Victoria, et avec leurs enfants pour retrouver les racines juives de la famille, a rapporté mardi le Jewish News.
Le week-end dernier, ils se sont rendus à Kolo, près de Varsovie, le village que les grands-parents de Victoria avaient quitté face à la montée de l’antisémitisme, avant la Première Guerre mondiale, explique le journal.
Son père, Bernard, était né au Royaume-Uni en 1929 après que ses parents ont fui la Pologne.
Selon le Jewish News, le couple est parti, semble-t-il, à la recherche de la maison des grands-parents de Victoria Starmer.
Les Juifs de Pologne avaient subi de nombreuses persécutions bien avant la guerre, lorsque le territoire était passé sous contrôle de l’Empire russe, antisémite. Plusieurs pogroms — dont celui de Varsovie, en 1881 — avaient poussé près de deux millions de Juifs à quitter le pays.
Aucun des proches de Victoria Starmer restés dans la région n’a survécu aux nazis.
C’était la deuxième fois que Victoria Starmer se rendait à Kolo – et ça a été une première pour son mari. Bien qu’il ne soit pas juif, le Premier ministre avait déclaré en 2020 qu’il était important pour lui de faire en sorte que leurs deux enfants, âgés de 18 et 16 ans, « connaissent la foi d’une partie de la famille de leur grand-père », ajoutant que « cette incursion de la foi, le vendredi, est incroyablement importante. »
En janvier 2025, les Starmer s’étaient rendus ensemble à Auschwitz. À cette occasion, Victoria avait déclaré que cela avait été « aussi bouleversant que la première fois qu’elle avait franchi cette porte ».
Le Premier ministre avait dit s’être « senti mal » en tentant de prendre conscience de « l’ampleur du meurtre barbare, planifié et industrialisé » de 6 millions de Juifs. « Les tas de cheveux, les chaussures, les valises, les noms et tous ces menus détails, tout ce qui a été si méticuleusement conservé, à l’exception de la vie elle-même. »
Cette visite à Auschwitz avait en outre suivi une promesse qui avait été faite par Starmer en 2024 lors d’un discours : il s’était alors engagé à faire élever un mémorial de la Shoah à côté du Parlement – un projet qui trainait depuis une décennie, en proie à des objections allant de questions d’aménagement paysager à des problématiques liées à la surestimation du rôle de la Grande-Bretagne dans le sauvetage des Juifs d’Europe pendant la Shoah.
Il avait par ailleurs déclaré que son gouvernement continuerait de financer à hauteur de 3 millions de dollars le programme Lessons from Auschwitz du Holocaust Educational Trust, lequel permet d’envoyer des étudiants en Pologne visiter le camp de concentration.
Le Parti travailliste de centre-gauche de Starmer a fait face à des accusations d’antisémitisme. En 2020, l’organisme britannique de surveillance de l’égalité a constaté que les responsables travaillistes n’étaient pas parvenus à éradiquer l’antisémitisme et s’étaient même livrés à du « harcèlement et des discriminations » du temps du prédécesseur de Starmer, Jeremy Corbyn.
la Communauté du Times of Israël !







