Le Qatar espère que le Hamas et Israël reprendront « très bientôt » les pourparlers sur Gaza
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères estime que les 2 derniers otages toujours détenus à Gaza ne doivent pas empêcher de passer à la phase II du plan Trump
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Le Qatar, pays médiateur dans la guerre contre le Hamas à Gaza, a espéré mardi qu’Israël et le groupe terroriste palestinien participeraient « très bientôt » à la deuxième phase des pourparlers en vue d’un accord de paix dans l’enclave, où un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre.
« Nous pensons que nous devrions pousser les parties à passer très, très bientôt à la deuxième étape » du plan visant à mettre fin à la guerre, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Majed al-Ansari.
« Ceci inclut, bien sûr, les sujets qui compliquent la situation, comme la présence de combattants dans les tunnels derrière la Ligne jaune, comme les incidents qui éclatent tous les deux jours », a-t-il ajouté.
La ligne de démarcation, baptisée « Ligne jaune », marque la limite du secteur dont les troupes israéliennes se sont retirées à l’intérieur de la bande de Gaza depuis le début du cessez-le-feu.
Tsahal a déclaré dimanche avoir tué plus de 40 terroristes palestiniens au cours de la semaine écoulée lors d’opérations visant les tunnels dans le secteur sous son contrôle.
Le cessez-le-feu, entré en vigueur après deux ans de guerre, est basé sur le plan du président américain Donald Trump, qui prévoyait la restitution de tous les otages détenus par le Hamas et ses alliés dans la bande de Gaza, ainsi qu’un retrait partiel des troupes israéliennes.
Les vingt derniers otages vivants ont été relâchés au début du cessez-le-feu mais les dépouilles de deux otages morts, sur un total de 28, sont encore détenues à Gaza : le sergent-chef Ran Gvili, tué alors qu’il repoussait l’invasion du groupe terroriste palestinien du Hamas au kibboutz Alumim, et Sudthisak Rinthalak, un ressortissant thaïlandais tué au kibboutz Beeri, où il travaillait dans l’agriculture.
Le Hamas a attribué ce retard aux difficultés pour rechercher les corps dans l’enclave en ruines.
« Comme nous l’avons toujours dit, la situation logistique à Gaza fait qu’il sera difficile de parvenir » à la restitution de tous les corps, a souligné Ansari, ajoutant que cela ne devait pas être un obstacle à des négociations sur la deuxième phase du plan.
Cette phase, qui n’a pas encore été approuvée, prévoit notamment le désarmement du groupe terroriste palestinien du Hamas, la mise en place d’une autorité de transition pour gouverner la bande de Gaza et le déploiement d’une Force internationale de stabilisation (ISF).
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