Le sénateur Cory Booker, qui cite souvent la Torah, épouse une femme juive
L'élu du New Jersey, connu pour son engagement pro-Israël, s'est marié avec Alexis Lewis lors d'une cérémonie interconfessionnelle présidée par un rabbin et ponctuée de rituels juifs
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

JTA — Le sénateur du New Jersey Cory Booker est connu depuis longtemps pour son affinité avec le judaïsme. Samedi, il a franchi une nouvelle étape dans ce rapprochement en épousant une femme juive lors d’une cérémonie interconfessionnelle avec une houppah et un rabbin.
Sénateur depuis 2013, Booker, 56 ans, est surnommé « le sénateur le plus juif des non-juifs ». Il a souvent fait référence à la Torah dans ses discours, notamment en mars dernier lorsqu’il a battu un record en prononçant un discours de 25 heures au Sénat, dans lequel il s’est opposé aux politiques de l’administration Trump et a mis en avant son penchant bien connu pour l’hébreu.
Booker était également, jusqu’à ce week-end, le célibataire le plus en vue du Sénat. Il est resté inlassablement célibataire tout au long de son ascension en tant que maire de Newark, dans le New Jersey, au Congrès et sur les listes des candidats potentiels à la présidence démocrate.
Samedi soir, il a épousé Alexis Lewis, une professionnelle de l’immobilier de 38 ans originaire de Washington, DC, qui vivait jusqu’à récemment à Los Angeles. Le mariage civil du couple a eu lieu la semaine dernière dans un tribunal fédéral de Newark ; ils ont organisé une cérémonie interconfessionnelle pour leur famille samedi soir, selon le New York Times, qui a été le premier à annoncer la nouvelle de leur mariage.
Dimanche, Lewis a modifié son nom d’utilisatrice Instagram pour y inclure le nom de famille de Booker. Le couple, qui s’est formé l’année dernière et a annoncé ses fiançailles en septembre, a largement préservé sa vie privée, et l’identité juive de Lewis n’était pas connue du grand public avant la publication de l’article du New York Times sur leur mariage.
Lors de la cérémonie de samedi, Booker et Lewis ont échangé leurs vœux sous une houppa entourée de photos de leurs grands-parents et d’autres parents décédés, et ont joué la chanson « Emotions » de Mariah Carey pour accompagner la tradition juive consistant à briser un verre, a rapporté le journal.
Le New York Times n’a pas nommé ni photographié le rabbin qui a participé à la cérémonie. Mais Matthew Gewirtz, le chef du Temple B’nai Jeshurun à Short Hills, dans le New Jersey, a confirmé avoir participé aux côtés du pasteur de Booker depuis près de 30 ans, le révérend David Jefferson Sr.
Gewirtz, qui a refusé de commenter le mariage, est un ami de longue date de Booker et un leader de l’action sociale dans la région de Newark. Lorsqu’il a publié un livre il y a deux ans, Booker l’a présenté avec son enthousiasme habituel.
« Je suis un GRAND admirateur du rabbin Matt Gewirtz et sa sagesse et son amitié ont enrichi ma vie », avait écrit Booker. « Je ne suis pas juif, mais je peux dire que la clarté spirituelle transcendante du rabbin, ses conseils moraux pratiques et son travail inébranlable en faveur de la guérison et de la justice m’ont inspiré, moi et tant d’autres. »
Gewirtz n’est pas le seul rabbin avec lequel Booker entretient une relation longue et profonde. A l’université d’Oxford dans les années 1990, il s’est lié d’amitié avec le rabbin Shmuley Boteach, et a eu son quart d’heure de gloire pour avoir porté le rabbin orthodoxe sur son dos lors d’une fête de Pourim et pour avoir présidé le groupe d’étudiants juifs de l’école, The L’Chaim Society.
Leurs relations se sont ensuite détériorées après que Booker a soutenu l’accord sur le nucléaire iranien en 2015, et les deux hommes ont cessé de se parler à mesure qu’ils gagnaient en notoriété. Un dégel s’est produit en septembre lorsque Boteach a félicité Booker pour ses fiançailles, rappelant que le défunt père de Booker lui avait dit lors de la bar-mitsva de son fils que les succès amoureux de Booker comptaient plus que ses réalisations politiques.
« Mazel tov @CoryBooker. Depuis nos années à Oxford il y a 35 ans, Cory, tu m’as dit que tu cherchais désespérément ta Bashert ! » a écrit Boteach, utilisant le terme hébreu et yiddish pour « destinée ».
« Je suis heureux que tu l’aies enfin trouvée ! Dieu sait que Debbie et moi avons fait des efforts pour trouver la bonne personne, mais il semble que tu y sois parvenu tout seul et Alexis semble adorable », a-t-il ajouté.
Boteach n’a pas immédiatement publié de message au sujet du mariage de Booker, qui est ainsi devenu l’un des rares sénateurs à s’être marié pendant son mandat.
En épousant Lewis, Booker a rejoint un autre groupe, plus important, celui des Américains non juifs mariés à des Juifs. Selon une étude Pew de 2021, les trois quarts des Juifs non orthodoxes qui se sont mariés depuis 2010 ont épousé des personnes non juives.
Booker, qui s’est présenté aux primaires démocrates en 2020 mais qui a été critiqué à l’époque pour ne pas être marié, a récemment alimenté les spéculations selon lesquelles il pourrait se présenter en 2028. S’il se présente à la présidence, il ne sera peut-être pas le seul candidat démocrate marié à une juive : le sénateur de l’Arizona Mark Kelly, considéré comme un autre candidat potentiel, est marié à l’ancienne députée Gabrielle Giffords, qui a célébré sa bat mitzvah à 51 ans il y a plusieurs années.
la Communauté du Times of Israël !







