Le Shin Bet aurait exigé l’accès – non autorisé – à des photos de citoyens à l’aéroport
De plus, trois Israéliens ont été placés en garde à vue pour comportement turbulent à bord d'un avion et pour avoir agressé des agents, selon la police
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L’agence de sécurité du Shin Bet aurait exigé de pouvoir accéder à des photos prises de personnes en transit à l’aéroport Ben Gurion et à d’autres points de passage frontaliers – même si la législation en vigueur ne l’y autorise pas.
Selon un article qui a été publié par Haaretz dans la journée de vendredi, le chef du Shin Bet, David Zini, a exigé cet accès afin d’utiliser la reconnaissance faciale pour identifier des criminels potentiels – une décision qui a été prise après que le gouvernement a approuvé mercredi un nouveau plan qui permet au Shin Bet de lutter contre la criminalité devenue endémique au sein de la communauté arabe israélienne.
Toutefois, la loi israélienne précise que seule l’Autorité de la Population et de l’Immigration est autorisée à accéder à ces photographies. L’instance est par ailleurs tenue de supprimer les images au bout de 90 jours.
Il lui est de surcroît interdit de les transmettre à d’autres instances gouvernementales – Shin Bet inclus.
Les photos sont utilisées dans le cadre du système d’identification biométrique de l’agence.
Haaretz a fait savoir que la procureure générale Gali Baharav-Miara avait averti Zini que l’octroi d’un tel accès nécessiterait une législation spéciale. En conséquence, Zini a affirmé, peu après, que la juriste de premier plan était à l’origine de la hausse des taux de criminalité.
Le Shin Bet a démenti cette information dans une déclaration faite à Haaretz. Il a indiqué qu’elle était « sans fondement », affirmant qu’elle « ne correspond pas à la réalité ».
Trois personnes interpellées pour avoir troublé l’ordre à bord d’un avion, puis agressé des agents
Par ailleurs, trois Israéliens ont été interpellés et débarqués d’un avion à l’aéroport Ben Gurion après avoir provoqué des troubles, a annoncé la police dans la journée de vendredi.
Selon un communiqué qui a été transmis par les forces de l’ordre, des agents de la police aéroportuaire sont intervenus suite à un signalement qui a été fait par l’équipage d’un appareil qui s’apprêtait à décoller. Il était affrété par une compagnie aérienne étrangère.
Trois passagers se sont rendus coupables de perturbations, représentant un danger pour les passagers et l’équipage, a précisé la police. Les trois hommes – des résidents du centre d’Israël âgés d’une vingtaine d’années – ont refusé de se plier aux demandes de l’équipage et des agents de police de quitter l’avion. Ils ont donc été arrêtés et débarqués de force par les agents.
Alors qu’ils étaient arrêtés, les suspects ont agressé les agents. Ces derniers ont dû être pris en charge par les médecins, a précisé la police.
Les trois Israéliens seront déférés samedi devant le tribunal pour une audience de mise en détention provisoire.
Un vol Israir au départ de Londres annulé après une collision avec un tracteur d’avion
Lors d’un autre incident qui est survenu à Londres, le vol Israir 116 reliant l’aéroport de Luton à Tel Aviv a été annulé, jeudi dans la soirée, après que le tracteur qui le remorquait a endommagé ce dernier avant le décollage, a indiqué la compagnie aérienne.
Environ 300 personnes se trouvaient à bord de ce vol, selon les témoignages de passagers qui ont été cités dans les médias israéliens.
D’après le post qui a été écrit sur Facebook par un passager, les personnes qui se trouvaient à bord ont été retenues dans l’avion pendant plusieurs heures – une période durant laquelle la climatisation n’a pas fonctionné pendant une partie du temps.
« Après que nous avons élevé la voix, ils ont ouvert les portes alors que l’avion n’était pas encore raccordé à l’escalier, ce qui est très dangereux, mais au moins nous pouvions respirer », a écrit le passager sur Facebook.
Ce n’est qu’après plusieurs malaises des passagers que ces derniers ont été autorisés à descendre de l’avion. Mais ils ont ensuite été contraints d’attendre dans le terminal pendant encore plusieurs heures avant d’être conduits à leurs hôtels, a écrit le témoin dans son post.
« Tout ce qu’on nous a donné, ce sont des bouteilles d’eau. Aucun représentant d’Israir n’était présent pour nous expliquer ce qui se passait, et aucune solution concrète ne nous a été proposée », a expliqué un groupe de passagers, dans un témoignage qui a été rapporté par Walla.
Israir a fait savoir dans un communiqué que les passagers avaient eu droit à des hôtels et que le transport en direction de leur hébergement avait été assuré par la compagnie. La firme a noté qu’elle a proposé de rembourser ceux qui s’étaient organisés pour trouver un logement par eux-mêmes.
La compagnie a également indiqué avoir collaboré avec des tiers pour organiser des vols tout au long de la journée de vendredi pour les passagers bloqués, tandis que ceux qui observaient le shabbat et qui ne pouvaient pas être embarqués avant le début du jour de repos juif seront rapatriés dimanche.
La compagnie aérienne a imputé la responsabilité de l’incident à l’aéroport.
« C’est le troisième incident de ce type qui se produit à l’aéroport de Londres, et à notre connaissance, aucune enquête en bonne et due forme n’a été menée par la direction de l’aéroport sur ces incidents », a ajouté Israir.
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