L’entraîneur de l’Hapoel Jerusalem appelle à ce que le championnat ne reprenne qu’après le retour des otages
Ziv Aryeh s'est dit convaincu que « seuls les citoyens peuvent faire quelque chose » pour faire bouger les choses, et a évoqué la mémoire de l'otage assassiné Hersh Goldberg-Polin, fervent supporter de l'Hapoel Jerusalem
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Après la victoire 4-2 de son équipe sur l’Hapoel Hadera samedi en première division israélienne, l’entraîneur de l’Hapoel Jérusalem, Ziv Aryeh, n’a souhaité parler que des 59 otages toujours détenus par le Hamas à Gaza lors d’une interview d’après-match.
« À mon avis, le championnat ne devrait pas reprendre la saison prochaine si les otages ne sont pas revenus », a déclaré Aryeh, les yeux tournés vers le bas.
« En ce qui me concerne, le pays devrait être mis sens dessus dessous jusqu’à ce qu’ils reviennent. Je ne suis pas le Premier ministre, seuls les citoyens peuvent faire quelque chose, car personne d’autre ne le fera. »
Aryeh a déclaré qu’il était inutile d’analyser la saison de son équipe.
« Nous rêvions d’accueillir Hersh Goldberg-Polin au Teddy Stadium », a-t-il déclaré, faisant référence à l’ancien otage et fervent supporter de l’Hapoel qui a été assassiné en captivité l’année dernière.
Aryeh a évoqué un match de la fin août 2024, au cours duquel il a montré à ses joueurs un discours prononcé par Jon Polin et Rachel Goldberg-Polin dans lequel ils mentionnaient l’équipe d’Hapoel.
« Nous avons décidé de le montrer aux joueurs, Jon a parlé en hébreu et en anglais et Rachel en anglais, et je n’étais pas sûr que les joueurs étrangers comprendraient tout », a déclaré Aryeh.
Après avoir montré le discours, son entraîneur adjoint lui a parlé des rumeurs selon lesquelles Hersh était l’un des six otages tués par leurs ravisseurs du Hamas.
« À ma grande tristesse, cette rumeur s’est confirmée », a regretté Aryeh.
Ce sont des moments comme ceux-là qui ont marqué la saison de l’équipe, a-t-il ajouté.
Aryeh a conclu en déclarant qu’il avait essayé de créer une routine d’entraînement normale, mais que la tâche était impossible tant qu’il y a encore des otages à Gaza.
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