Rechercher

Les autorités syriennes sous Assad menaient des activités nucléaires non déclarées, selon l’AIEA

Dans un rapport, le directeur de l'AIEA, Rafael Grossi, salue "la transparence et la coopération de la Syrie avec l'agence"

Le site du réacteur nucléaire syrien avant sa destruction par l’armée israélienne en 2007, photographié par satellite. (Crédit : Google Earth)
Le site du réacteur nucléaire syrien avant sa destruction par l’armée israélienne en 2007, photographié par satellite. (Crédit : Google Earth)

Les infrastructures découvertes à Deir Ezzor en Syrie sont « conformes à celles d’un réacteur nucléaire », indique l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un rapport confidentiel consulté par l’AFP mardi, qui souligne que ces activités menée sous le régime de Bachar al-Assad n’avaient jamais été déclarées.

Des inspecteurs de l’AIEA ont visité le mois dernier deux sites, l’un à Deir Ezzor et l’autre en un deuxième lieu lié à des matières nucléaires identifiées par le pouvoir syrien.

« Sur la base des informations fournies par la Syrie et des résultats des activités de vérification menées par l’Agence en plusieurs lieux en Syrie, l’Agence est en mesure d’établir que les anciennes autorités syriennes ont manqué à leur obligation de déclarer des matières, des installations et des activités nucléaires », écrit le gardien de la sûreté nucléaire de l’ONU dans ce rapport.

Outre le « réacteur nucléaire en construction », l’AIEA a recensé une usine de fabrication de combustible nucléaire destiné au réacteur, ainsi qu’un lieu de stockage et des déchets d’uranium.

Dans le rapport, le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, salue « la transparence et la coopération de la Syrie avec l’agence ».

« La Syrie a pris des mesures pour remédier à la situation en fournissant à l’agence les rapports requis de comptabilité des matières nucléaires et les informations de conception pour les installations mentionnées », ajoute encore le rapport.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi (à gauche), et le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al-Shibani, assistent à une conférence de presse à Damas, en Syrie, le 18 août 2026. (Crédit: AP Photo/Ghaith Alsayed)

73 tonnes d’uranium naturel

Le 18 août, l’AIEA et les autorités syriennes avaient annoncé la découverte de « quelques tonnes de matières nucléaires » sur un site « non déclaré », « héritage de l’ancien régime », signalé en juillet par les autorités de Damas.

Dans son rapport consulté mardi, l’AIEA indique avoir trouvé environ 73 tonnes d’uranium naturel, dont comprenant 55 tonnes de barres de combustible et le reste sous forme de déchets.

Le site de Deir Ezzor, dans l’est du pays, est fermé depuis 18 ans.

Israël a reconnu en 2018 l’avoir bombardé onze ans plus tôt, affirmant avoir visé un réacteur nucléaire en construction.

En 2008, moins d’un an après la frappe, des responsables américains avaient accusé la Syrie d’avoir cherché à construire un réacteur nucléaire secret, indiquant qu’Israël l’avait détruit lors du raid.

L’AIEA avait à son tour déclaré en 2011 que le site était « très probablement » un réacteur nucléaire, construit selon elle avec l’aide de la Corée du Nord.

L’AIEA avait annoncé l’année dernière avoir découvert des particules d’uranium sur le site lors d’une inspection en 2024.

La visite de M. Grossi a eu lieu après que le média américain Axios a rapporté des propos de responsables américains et israéliens indiquant que Washington et l’AIEA avaient conclu un accord prévoyant le retrait par l’agence de matières nucléaires entreposées sur un site clandestin en Syrie, après avoir « trouvé des terrains d’entente avec la Syrie et Israël ».

L’AIEA, dont le conseil des gouverneurs se réunit la semaine prochaine à Vienne, où se trouve son siège, a précisé mardi qu’elle allait « continuer de surveiller les activités sur le site » en cours d’excavation.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.