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Analyse

Les électeurs feront-ils fi des questions concernant la gestion par Netanyahu de la menace du Hamas ?

Certains éléments concernant les avertissements que les dirigeants du Golfe auraient transmis au Premier ministre avant l'attaque sont douteux - mais les informations faisant cas d’avertissements ignorés le 7-Octobre mettent en danger Netanyahu

Lazar Berman

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accordant une interview à la chaîne publique Kan le 14 octobre 2026. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accordant une interview à la chaîne publique Kan le 14 octobre 2026. (Crédit : Capture d’écran/YouTube)

A l’approche des toutes premières élections israéliennes depuis le pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, un sujet d’une importance déterminante est revenu sur le devant de la scène : Quelle a été la responsabilité du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans la catastrophe ?

Une question qui domine la vie politique israélienne depuis trois ans, lorsque les terroristes du Hamas ont lancé leur assaut contre le sud d’Israël, faisant un carnage. Toutefois, ces dernières semaines, les accusations de négligence lancées à l’encontre de ceux qui se trouvaient à la barre d’Israël, à ce moment-là, ont été alimentées par une série d’articles parus dans les médias nationaux et étrangers, qui ont avancé une allégation surprenante : Benjamin Netanyahu, ont-ils affirmé, aurait ignoré de multiples avertissements qui avaient émané de gouvernements arabes concernant une attaque imminente du Hamas.

Netanyahu, pour sa part, déclare que des renseignements déterminants lui ont été cachés avant l’attaque sanglante, l’empêchant ainsi de prendre les mesures nécessaires pour la déjouer. Néanmoins, si ces informations portant sur des mises en garde préalables devaient s’avérer être exactes, cela signifierait que le Premier ministre était en possession de toutes les données nécessaires et qu’il a simplement jugé inutile de les transmettre aux responsables de la sécurité concernés.

Ce qui soulèverait également des questions troublantes s’agissant des motivations du chef de gouvernement.

Dans le même temps, il y a aussi des raisons de faire preuve de prudence face à ces informations — au-delà du fait qu’elles ont été révélées à la veille du scrutin du 27 octobre.

Indépendamment de leur véracité, ces allégations sont assurément susceptibles de faire basculer une campagne électorale dans une course qui s’annonce serrée – au détriment, d’ailleurs, du Premier ministre.

Quand Kamel prend son envol

Les affirmations laissant entendre que Netanyahu avait délibérément ignoré des avertissements alertant d’une possible attaque du Hamas avaient fait leur apparition alors que les terroristes venus de Gaza se trouvaient encore sur le territoire israélien.

Ainsi, le 9 octobre, quarante-huit heures après le pogrom, un responsable des services de renseignement égyptiens avait dit que Jérusalem avait écarté des mises en garde répétées qui avaient tiré le même signal d’alarme : le groupe terroriste au pouvoir dans la bande de Gaza était en train de préparer « quelque chose d’important » — avec notamment, semble-t-il, une notification directe qui avait été transmise par le ministre égyptien des Renseignements au Premier ministre.

« Nous les avions avertis que la situation allait exploser très rapidement et que cette déflagration serait de grande ampleur. Mais ils ont sous-estimé ces mises en garde », avait confié cet officiel.

Cela avait été dans ce cadre, avait-il ajouté, que le ministre égyptien des Renseignements, le général Abbas Kamel, avait personnellement appelé Netanyahu à peine dix jours avant le massacre, tirant la sonnette d’alarme en lui disant que les Gazaouis étaient susceptibles de commettre « quelque chose d’inhabituel, une opération terrible », selon un article qui avait été publié sur le site d’information Ynet en 2023.

Des responsables égyptiens qui s’étaient exprimés sous couvert d’anonymat avaient indiqué au site qu’ils avaient été choqués par l’indifférence qui avait été affichée par Netanyahu face à cette information, ajoutant que le chef de gouvernement avait répondu au ministre que l’armée était « débordée » par les agitations qui secouaient la Cisjordanie.

Des informations qui avaient été démenties avec fermeté par le bureau de Netanyahu. « Aucun message préalable n’est provenu d’Égypte et le Premier ministre ne s’est pas entretenu et il n’a pas rencontré le chef des services de renseignement depuis la formation du gouvernement — ni indirectement ni directement », avait-il commenté.

Des femmes agitent les mains lors d’un rassemblement dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans la bande de Gaza, à l’occasion du 34e anniversaire de la fondation du Hamas, qui dirige l’enclave côtière, le 10 décembre 2021. (Mohammed ABED / AFP)

A la fin du mois dernier — à l’approche des élections — la question des mises en garde de l’Égypte a refait la Une des journaux quand le Wall Street Journal et The Atlantic ont publié des articles de fond sur ces avertissements présumés.

Ces articles ont précisé que l’appel téléphonique qui avait eu lieu entre Kamel et Netanyahu, quelques jours avant le pogrom, avait suivi deux avertissements antérieurs du Caire. Le second avait été transmis en personne par Kamel, qui avait rencontré des responsables israéliens à la fin du mois de septembre 2023.

A cette occasion, Kamel avait exhorté Israël, semble-t-il, à faire de nouvelles concessions au Hamas en matière d’économie afin d’éviter un conflit armé.

Des émeutiers palestiniens affrontent les troupes israéliennes à la frontière entre Gaza et Israël, le 21 août 2021. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Récemment, Netanyahu a encore nié avec férocité avoir reçu ces mises en garde présumées.

« Au cours des mois qui ont précédé le 7 octobre, le Premier ministre Netanyahu n’a pas rencontré et il n’a pas parlé avec Abbas Kamel, qui était alors à la tête des services de renseignement généraux égyptiens, et aucun responsable des services de renseignement israéliens n’a transmis d’avertissement égyptien au Premier ministre », a-t-il écrit dans un post qui a été publié sur le réseau social X.

Netanyahu a annoncé qu’il allait porter plainte pour diffamation, sans toutefois préciser contre qui.

Il a également tenté de rejeter la responsabilité du massacre sur l’ancien chef du Shin Bet, Ronen Bar qui, a-t-il dit, avait connaissance de la menace d’une attaque du Hamas dans la nuit du 7 octobre 2023, mais qui a choisi de ne pas en informer le Premier ministre.

Ce qu’a dit bin Zayed

Shlomi Eldar et Ruth Yuval ont lancé, dans le quotidien Haaretz, une allégation encore plus grave.

Les deux journalistes ont rapporté, le mois dernier, que dix jours seulement avant le 7 octobre 2023, Netanyahu avait été personnellement averti par le dirigeant des Émirats arabes unis que le Hamas était en train de préparer une offensive majeure contre Israël, mais qu’il n’en avait pas informé les responsables israéliens de la sécurité et qu’il n’avait rien fait de cette information.

Le cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis et souverain d’Abou Dhabi, arrive au salon aéronautique de Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 17 novembre 2025. (Crédit : AP Photo/ Fatima Shbair)

Ils ont expliqué que trois hauts responsables étrangers avaient été informés de la teneur de cet appel téléphonique survenu à la fin du mois de septembre 2023, un échange qui avait duré 45 minutes. Ils avaient mentionné, dans l’article, les propos tenus par un conseiller d’origine palestinienne du président émirati Mohammed ben Zayed, qui avait émigré de Gaza en direction des Émirats arabes unis et qui avait une connaissance directe de cette conversation.

Selon Haaretz, le dirigeant émirati avait, semble-t-il, averti Netanyahu que le chef du Hamas, Yahya Sinwar, prévoyait de mener une action de grande envergure contre Israël qui était susceptible d’entraîner un bain de sang, de déstabiliser la région et de nuire aux Accords d’Abraham.

Selon la chaîne d’information N12, cet appel avait suivi une alerte qui avait été transmise par les services de renseignement des Émirats arabes unis au Shin Bet, avertissant que le Hamas pouvait lancer un assaut violent d’ici la fin du même mois.

Illustration : Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, s’exprimant lors d’un rassemblement marquant le jour d’Al-Qods (« Jérusalem » en arabe), à Gaza City, le 14 avril 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

L’article de Haaretz a précisé que bin Zayed avait été averti de la menace posée par le Hamas par Yahya Sinwar lui-même. Frustré par l’absence de progrès dans les négociations avec Israël concernant un accord susceptible d’ouvrir la porte à la libération de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale au sein de l’État juif, il avait adressé une mise en garde à Israël par l’intermédiaire des Émirats arabes unis, cherchant à pousser Jérusalem à accepter ses conditions.

Les contacts en vue d’un éventuel accord avaient commencé en 2023. Un interlocuteur de haut rang du Fatah, surnommé « Coal Eyes », avait échangé des messages avec Ghazi Hamad, un représentant de Sinwar qui parlait couramment l’hébreu et qui était membre du bureau politique du Hamas, selon Haaretz.

Peu après la diffusion de ces informations, l’ancien ministre de l’Autorité palestinienne chargé des affaires des prisonniers, Sufian Abu Zaida, a reconnu qu’il était « Coal Eyes », cet intermédiaire palestinien qui avait transmis l’avertissement de Sinwar à Israël ainsi qu’aux Émirats arabes unis.

Sufian Abu Zaida s’exprimant sur Alghad TV, le 24 septembre 2026. (Crédit : Capture d’écran vidéo)

Lors d’une interview télévisée, il a montré une note manuscrite qui, a-t-il affirmé, lui avait été dictée « mot pour mot » par Sinwar lors d’une réunion qui avait eu lieu le 14 septembre 2023. Il y était écrit : « Avant la fin du mois de septembre, nous jouerons cartes sur table. Il y aura un séisme s’agissant des négociations, et ils [les Israéliens] feraient mieux de se préparer à vider les prisons ».

Le bureau de Netanyahu, dans un communiqué en anglais, a également démenti cette information concernant les Émirats arabes unis. « Les informations qui sont parues dans les médias sont mensongères. Aucun avertissement n’a été adressé au Premier ministre par les Émirats arabes unis avant le 7 octobre », a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué. « S’il y avait eu des renseignements pertinents, ces derniers auraient été transmis par le biais des canaux mis en place entre les deux pays ».

Faits et frictions

Ces récits semblent constituer, à première vue, de solides accusations qui pèsent sur les épaules du Premier ministre – accusations qui, de surcroît, ont été corroborées par des sources multiples. Pourtant, il s’avère qu’elles ne résistent que difficilement à un examen plus approfondi.

L’avertissement qui aurait été lancé par l’Égypte (outre le fait qu’il n’était guère précis) a reposé sur une hypothèse, celle que l’objectif premier de Sinwar était de garantir la remise en liberté de centaines de prisonniers palestiniens, d’obtenir des concessions économiques de la part d’Israël – notamment des permis de travail – ainsi qu’un assouplissement du blocus israélien, et de soulager quelque peu les crises de l’eau et de l’électricité à Gaza.

Une hypothèse qui pose deux problèmes majeurs. En premier lieu, nous savons désormais que Sinwar n’a pas passé des années à préparer l’attaque du 7 octobre uniquement dans le but d’obtenir un nombre limité de libérations de prisonniers ou d’améliorer l’économie de Gaza.

Des partisans du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah assis devant un panneau d’affichage géant représentant les deux dirigeants éliminés, Hassan Nasrallah et Hashem Safieddine (au centre), aux côtés d’autres commandants du Hezbollah tués au combat, tandis qu’ils écoutent le récit du martyre de l’imam Hussein lors de la fête sacrée de l’Achoura à la Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 26 juin 2026. (Crédit : Hussein Malla/AP)

L’instigateur des atrocités du 7-Octobre avait écrit en 2022 au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour esquisser les grandes lignes d’une campagne conjointe qui prendrait pour cible Israël, avec « pour objectif de renverser l’État d’occupation et de l’éliminer ».

Des notes rédigées par Sinwar et qui avaient été ultérieurement par Tsahal avaient aussi évoqué une campagne « décisive » à venir, une « bataille de vie ou de mort », et des réunions entre hauts responsables du Hamas avaient porté sur la manière de mettre en place une campagne sur plusieurs fronts contre Israël.

Les mises en garde rapportées par l’Égypte auraient alors été une preuve supplémentaire de la justesse de l’analyse d’Israël — la preuve que toute violence de la part du Hamas n’était qu’une tactique de négociation visant à obtenir de meilleures conditions économiques et un meilleur accord s’agissant de la remise en liberté des otages

De plus, ces avertissements présumés sont présentés comme autant d’indices du fait que Netanyahu aurait dû comprendre que la perception fondamentale d’Israël à l’égard du Hamas – le pays considérait le groupe terroriste comme un acteur politique rationnel, soucieux de consolider son pouvoir – était fondamentalement erronée. Il aurait ainsi dû comprendre que l’organisation armée était susceptible d’aller bien au-delà de ce à quoi Israël s’attendait.

En réalité, les mises en garde rapportées par l’Égypte auraient été une preuve supplémentaire de la justesse de l’analyse d’Israël — la preuve que toute violence de la part du Hamas n’est qu’une tactique de négociation visant à obtenir de meilleures conditions économiques et un meilleur accord s’agissant de la remise en liberté des prisonniers palestiniens.

Des terroristes du Hamas aperçus près du carrefour de Gama, dans le sud d’Israël, près de Reïm et Kissufim, lors du pogrom du 7 octobre 2023. (Crédit : South First Responders)

Et si de tels avertissements ont effectivement été émis par l’Égypte, ils n’auront constitué qu’une ultime tentative du Caire de négocier une trêve temporaire entre Israël et le Hamas, une trêve fondée sur des concessions économiques — et il n’ont donc rien eu d’inhabituel, l’Égypte n’ayant eu de cesse d’essayer d’apaiser les tensions entre les deux camps au cours de ces quinze dernières années.

Les informations faisant état de la mise en garde des Émirats viennent également contredire ce que nous savions des préoccupations de Sinwar avant le 7-Octobre.

Même si son plan de destruction de l’État juif dépendait de la participation de l’Iran et du Hezbollah, Sinwar avait refusé de leur communiquer les détails essentiels de son attaque, craignant que les services de renseignement israéliens ne découvrent ses intentions. Les terroristes du Hamas eux-mêmes n’avaient eu connaissance de l’assaut que quelques heures avant son lancement.

Pourtant, toute la thèse de l’implication des Émirats arabes unis repose sur l’idée que Sinwar aurait déclaré aux Israéliens — par l’intermédiaire de bin Zayed — qu’il s’apprêtait à mener une attaque de grande envergure dans un avenir proche s’ils n’acceptaient pas ses exigences.

Avi Gil, qui a été secrétaire militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu de décembre 2022 à mai 2024, lors d’une interview diffusée sur la chaîne N12 le 8 octobre 2026. (Crédit : Capture d’écran/N12)

Les déclarations faites par Avi Gil, le secrétaire militaire de Netanyahu, le 7 octobre 2023, lors d’une interview fracassante qui a été diffusée la semaine dernière par la chaîne d’information N12, rendent les informations concernant ces avertissements encore moins plausibles.

Gil, qui a décidé de s’exprimer ouvertement contre son ancien patron et qui, de toute évidence, ne cherche pas à le protéger, a dit qu’il ignorait tout des avertissements qui auraient été transmis par les Égyptiens et par les Émiratis.

L’excuse qu’il a avancée pour justifier cette ignorance des possibles mises en garde des Émirats a été qu’il ne se trouvait pas au bureau de Netanyahu lorsque Bin Zayed avait, semble-t-il, appelé le Premier ministre pour l’informer que le Hamas s’apprêtait à attaquer — comme si le principal conseiller militaire du Premier ministre n’était au courant que des conversations avec les dirigeants régionaux qui ont lieu en sa présence physique.

Il a ajouté : « Je n’ai pas connaissance » d’un quelconque avertissement de la part du chef des services de renseignement égyptiens, Kamel.

A qui incombe la responsabilité ?

Même si ces mises en garde sont en grande partie fictives ou simplement exagérées, cela ne dégage très certainement pas Netanyahu des responsabilités qui ont été les siennes dans la catastrophe du 7-Octobre. C’est lui qui, quasiment sans interruption, a été au pouvoir pendant que le Hamas renforçait ses forces militaires et pendant que Sinwar planifiait son invasion.

Des terroristes du Hamas se dirigeant vers le passage d’Erez, entre Israël et le nord de la bande de Gaza, lors de l’assaut sanglant et barbare du groupe terroriste palestinien le 7 octobre 2023. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

Peut-être que les forces armées et les services de sécurité avaient eu la même incompréhension des réelles intentions du Hamas avant le 7-Octobre – mais c’est Netanyahu qui endosse la pleine responsabilité de ce qui s’est passé en dernier ressort. Il s’est battu avec acharnement lors de multiples campagnes électorales pour occuper ce poste, avec tout ce que cela implique.

Il aurait pu ordonner toute une série de mesures susceptibles d’empêcher l’attaque ou d’en réduire l’impact catastrophique – notamment en appelant à des assassinats ciblés et à des systèmes de défense plus solides. Il aurait également pu insister pour que les hauts responsables de la sécurité et les dirigeants politiques – y compris lui – remettent en cause de manière plus approfondie cette vision erronée qui leur faisaient croire que le Hamas s’intéressait principalement à un soulagement économique dans la bande et à une consolidation de son pouvoir.

Cette remise en cause aurait peut-être permis d’accorder une oreille plus attentive aux mises en garde potentiellement reçues. Au lieu de cela, le pays s’est retrouvé totalement pris au dépourvu face à l’invasion du Hamas.

Les électeurs israéliens devront décider si ces manquements à ses responsabilités impliquent que Netanyahu doit dorénavant partir, ou si ses performances à l’occasion des guerres qui ont suivi le 7 octobre, ainsi que sa capacité à diriger le pays dans les années à venir, l’emporteront sur ses potentielles défaillances.

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