Les États-Unis imposent de nouvelles sanctions contre les fournisseurs d’armes à l’Iran
Ces mesures visent 14 personnes et autres entreprises impliquées dans l'approvisionnement en pièces pour les roquettes etpour les drones à la république islamique
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Les États-Unis ont imposé, dans la journée de mardi, de nouvelles sanctions qui visent 14 personnes et entreprises qui aident l’Iran à se procurer des armes à un moment où Téhéran s’efforce de reconstituer ses stocks de missiles balistiques après les attaques américano-israéliennes, a annoncé le département du Trésor.
Les cibles – qui comprennent également des aéronefs – sont situées en Iran, en Turquie et aux Émirats arabes unis. Elles sont visées en raison de leur implication dans l’acquisition ou dans le transport d’armes ou de composantes pour le compte de l’Iran, a indiqué le département du Trésor dans un communiqué.
« Alors que les États-Unis continuent d’épuiser les stocks de missiles balistiques de l’Iran, le régime cherche à reconstituer ses capacités de production », a-t-il dit.
« Le régime iranien doit être tenu pour responsable de son chantage sur les marchés énergétiques mondiaux et il doit répondre de ses attaques aveugles lancées à l’encontre des civils à l’aide de missiles et de drones », a ajouté le secrétaire au Trésor Scott Bessent dans ce communiqué.
Le Trésor, a-t-il noté, « continuera à suivre la trace de l’argent et à cibler l’imprudence du régime iranien, et il continuera à s’en prendre à ceux qui lui permettent d’agir ».
Faisant remarquer que l’Iran s’appuie de plus en plus sur les drones d’attaque de la série Shahed « pour attaquer les États-Unis et leurs alliés, y compris les infrastructures énergétiques de la région », le Trésor a fait savoir qu’il sanctionnait trois personnes qui ont apporté leur soutien à la société iranienne Pishgam Electronic Safeh, qui fournit des pièces détachées pour drones.
Sont ainsi concernés trois hommes : Kamal Sabah Balkhkanlu, un changeur de devises basé à Téhéran ; Mohammad Vahidi, un ressortissant iranien, qui a organisé des expéditions de matériel ; et Danial Khalili, un ressortissant iranien, qui a également participé à la livraison de ces articles.
La société turque Emti Fiber Textile Import Export Trade Limited Company a été, elle aussi, sanctionnée pour avoir fourni des linters de coton à l’industrie de la Défense iranienne – qui les transforme en nitrocellulose, un produit utilisé pour améliorer les performances des moteurs de fusée à propergol solide.
Plusieurs autres entités ont été sanctionnées pour leurs liens avec Mahan Air, qui, selon le Trésor, est « impliquée dans l’acquisition et dans le transport, de la part de l’Iran, de systèmes de drones et d’armes à destination et en provenance » de la république islamique.
Deux Boeing 777 détenus et exploités par Mahan Air ont également été désignés.
En vertu de ces sanctions, il est interdit aux personnes américaines ou à celles se trouvant aux États-Unis d’effectuer des transactions « impliquant des biens ou des intérêts en lien avec des biens qui appartiennent à des personnes bloquées ».
Ces nouvelles sanctions sont intervenues alors que Washington et Téhéran sont dans une impasse s’agissant de l’opportunité d’entamer un deuxième cycle de négociations qui permettrait de conclure un accord qui maintiendrait le détroit d’Ormuz ouvert et qui mettrait un terme définitif à la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
la Communauté du Times of Israël !







