Les membres du kibboutz Alumim demandent le retour du corps de Ran Gvili
"Rani est allé là-bas pour se battre", a rappelé le père de Ron Gvili, venu à Tel Aviv. "Il savait où il allait et il savait ce qu’il faisait... C’est Rani, il est comme ça"
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Les membres du kibboutz Alumim ont organisé, dans la journée de vendredi, un rassemblement en hommage au sergent-chef Ran Gvili, qui avait combattu les hommes armés du Hamas qui avaient pris d’assaut le sud d’Israël, à la frontière de Gaza, le 7 octobre 2023. Il avait été tué par les terroristes et son corps sans vie avait ensuite été enlevé, emmené dans la bande.
Le rassemblement hebdomadaire, qui s’est tenu à Beit Ariela – c’est la bibliothèque située à côté de la place des Otages, à Tel Aviv – a notamment été l’occasion d’appeler au rapatriement de la dépouille de Gvili, et ce avant toute transition vers la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.
« Rani ne le sait pas… mais il a sauvé le kibboutz et il nous a construit une nouvelle famille », a dit Itzik Gvili, le père de Ran. « Je viens souvent au kibboutz Alumim ; la région frontalière commence à se rétablir et à renaître. Si Dieu le veut, elle grandira et elle prospérera ».
Les proches de Gvili ont parlé de leur fils et de leur frère au présent, soulignant que tant qu’ils n’auront pas vu son corps sans vie, ils garderont toujours l’espoir qu’il est encore vivant.
Gvili, sergent-chef au sein de l’unité Yamam, l’unité des opérations spéciales de la police, avait perdu la vie en repoussant des terroristes du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. Sa dépouille avait été emportée à Gaza – et elle se trouverait entre les mains du Jihad islamique palestinien.
L’ancien otage Bar Kuperstein, qui avait été enlevé lors du festival Supernova et qui a été remis en liberté au mois d’octobre dernier, a pris la parole lors de cet événement, évoquant son respect du Shabbat pendant sa captivité et la stabilité que ce respect lui avait apporté.
« En captivité, le Shabbat était ce que j’avais de plus stable, aussi étonnant que cela puisse paraître », a expliqué Kuperstein. « En captivité, il n’y a ni jour, ni nuit, il n’y a pas de notion du temps. Mais le caractère sacré du Shabbat est quelque chose qui vous soutient. Je ne pouvais pas prier à voix haute alors je priais en silence, pour moi-même, sans que personne ne m’entende. C’était le seul moment où je me sentais libre. Cela m’a aidé à ne pas me perdre et à me souvenir d’où je venais, vers où j’allais ».
Kuperstein a parlé de la nécessité de prendre soin les uns des autres – et de l’agonie de la famille Gvili en proie à l’absence de l’être cher.
Tamir Idan, le président du Conseil régional de Sdot Negev, a présenté ses excuses à la famille pour la perte de leur fils, mais Itzik Gvili a répondu qu’il n’avait pas besoin d’excuses, dans la mesure où Ran avait su ce qu’il avait à faire.
« Rani est parti là-bas pour se battre », a expliqué Gvili. « Il savait où il allait et il savait ce qu’il faisait. Et si on devait le remettre dans la même situation, il referait cent fois la même chose parce qu’est lui, c’est ce qu’il est. Il est donc inutile de s’excuser ».
זאת התמונה האחרונה של רני גואילי, מ-7 באוקטובר.
פצוע, אחרי שעות של לחימה וחיסול של מספר דו ספרתי של מחבלים, הוא המשיך להיאבק על הגנת קיבוץ עלומים – ועל כולנו.רני לא שאל אם האזרחים שעליהם הגן הם ימנים או שמאלנים. לא חילק אותם ולא קיטלג אותם. הוא יצא, ראשון.
והוא האחרון שעוד לא… pic.twitter.com/WITqxXmOB8— Gil Dickmann | גיל דיקמן (@gildickmann) January 7, 2026
Le 7 octobre 2023, Gvili, âgé de 24 ans, était chez lui à Meitar, dans le sud d’Israël. Il devait se faire opérer de l’épaule dans les jours suivants.
Lorsque l’assaut sanglant avait commencé, il avait passé son uniforme de policier et il était allé se battre. Il avait perdu la vie en défendant le kibboutz Alumim.
Au début de la semaine, le Hamas et la Croix-Rouge ont repris les recherches qui visent à retrouver la dépouille de Gvili – elles avaient été interrompues il y a plus d’un mois. Il y a presque trois mois, le Hamas s’était engagé à libérer les 48 otages restants, vivants ou morts, dans les 72 premières heures du cessez-le-feu qui était entré en vigueur le 10 octobre 2025. Jusqu’à présent, 47 ont été rapatriés.
Invoquant la nécessité de « s’adapter à la nouvelle réalité », la famille Gvili a annoncé, au mois de décembre, qu’en tant que dernière famille d’otages, elle avait convenu avec le Forum des familles d’otages et de disparus de mettre un terme aux rassemblements de masse que le forum organisait, chaque samedi soir, depuis deux ans.
À la place, les Gvili assistent aux rassemblements pré-Shabbat que le mouvement des kibboutz organise le vendredi sur la place des Otages.
La famille a insisté pour que l’accord de cessez-le-feu conclu au mois d’octobre ne passe pas à sa deuxième phase tant que la dépouille de Gvili n’aura pas été restituée par ses geôliers.
La deuxième phase prévoit un nouveau retrait d’Israël de la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas et la cession du pouvoir à une force internationale de stabilisation et à un Conseil de paix présidé par le président américain Donald Trump.
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