Les proxys de l’Iran retiendraient des salaires afin d’envoyer de l’argent au CGRI -chef du CENTCOM
Selon l'amiral Brad Cooper, les US auraient bloqué l'exportation de 25 milliards de $ de pétrole iranien et contrôleraient le détroit d'Ormuz
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L’amiral Brad Cooper, le chef du Commandement central de l’armée américaine, a déclaré samedi dans un message vidéo que « certaines informations » laissent croire que les proxys de Téhéran dans toute la région retiennent les paiements destinés à leurs soldats « afin de réinjecter de l’argent » dans le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Par ailleurs, des sources citées par le Wall Street Journal ont indiqué que l’augmentation de l’aide militaire fournie par la République islamique avait permis aux rebelles Houthis du Yémen, proches de l’Iran, de gagner du terrain face aux forces soutenues par l’Arabie saoudite.
Dans cette déclaration vidéo, Cooper a indiqué que les États-Unis avaient empêché l’Iran d’exporter du pétrole brut pour une valeur de 25 milliards de dollars et gelé des cryptomonnaies iraniennes à hauteur de 35 millions de dollars.
« Le régime islamique ressent clairement des difficultés économiques et, par conséquent, le Corps des gardiens de la révolution islamique montre de plus en plus de signes de désespoir », a fait savoir Cooper.
Il a également affirmé que « le détroit d’Ormuz est contrôlé par les États-Unis et nos partenaires dans la région, et non par l’Iran », alors même qu’au moins un pétrolier aurait été touché dans cette voie navigable stratégique.
L’Iran a imposé un blocus dans le détroit au début de la guerre qui a été lancée par les États-Unis et Israël le 28 février dans le but de déstabiliser le régime de la République islamique et de détruire ses programmes balistique et nucléaire. En avril, les États-Unis ont à leur tour décrété un blocus de représailles visant le transport maritime lié à l’Iran.
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— U.S. Central Command (@CENTCOM) October 16, 2026
Près d’un cinquième des transports mondiaux de pétrole transitait auparavant par ce détroit. Le blocus imposé par l’Iran a déclenché une flambée des prix de l’énergie à l’échelle mondiale.
Les forces américaines viennent en aide aux navires pour leur permettre de traverser le détroit ; elles ont notamment escorté 400 navires marchands depuis une semaine et ont également contribué à faire sortir plus d’un milliard de barils de pétrole, a déclaré Cooper.
Plus de 20 marins civils ont été tués depuis février lors d’attaques iraniennes visant des navires marchands, a-t-il ajouté.
Selon le CGRI, un pétrolier guidé par les États-Unis a pris feu après avoir heurté une mine dans le détroit d’Ormuz
L’Iran exige que tous les navires obtiennent une autorisation avant de transiter par le détroit. Les conditions imposées par la République islamique, qui souhaite contrôler le détroit et percevoir des redevances auprès des navires de passage, ont entravé les négociations de paix avec les États-Unis et fait échouer l’accord provisoire qui avait été signé en juin entre Téhéran et Washington.
Samedi, le CGRI a déclaré qu’un pétrolier avait pris feu après avoir heurté une mine alors qu’il tentait « de traverser le détroit avec l’aide des États-Unis… en désactivant tous ses systèmes de suivi ». Le communiqué ne précisait pas d’emplacement exact.
« Un superpétrolier, en violation de la réglementation, transportant plus de deux millions de barils de pétrole brut et tentant de traverser illégalement le détroit d’Ormuz, a heurté une mine, ce qui a provoqué une explosion et un violent incendie », ont annoncé les Gardiens de la Révolution, qui ont publié une vidéo montrant le pétrolier en flammes dans la nuit.
L’amiral Ali Ozmai, chef de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), avait prévenu cette semaine que tout navire qui désactiverait ses systèmes de suivi durant sa traversée du détroit serait considéré comme « hostile ».
Samedi, l’Agence britannique des opérations commerciales maritimes (UKMTO) a déclaré qu’un pétrolier avait été touché vendredi par un « projectile non identifié » au large des côtes saoudiennes du golfe Persique. L’équipage a dû être évacué.
Le navire a été touché à 68 milles marins au large de Jubail, et « tous les membres d’équipage seraient sains et saufs », a précisé l’agence, ajoutant qu’aucun impact environnemental n’avait été signalé.
Vanguard, une autre agence de sécurité maritime, a identifié ce navire comme étant le pétrolier Safeen Principal, battant pavillon des Îles Marshall ; elle a précisé qu’il avait coupé ses moteurs et qu’un incendie s’était déclaré dans la salle des machines.
L’UKMTO a indiqué par la suite que, également vendredi, un navire qui évoluait dans la même zone avait été attaqué par une grenade propulsée par fusée (RPG). Selon les informations disponibles, l’équipage est sain et sauf.
On ignore si les deux communiqués de l’UKMTO faisaient référence au même incident, ou si l’un d’entre eux concernait le même pétrolier que celui qui, selon le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), aurait heurté une mine.
L’Iran aiderait les Houthis à mener des attaques aux drones et aux missiles contre les forces soutenues par l’Arabie saoudite- médias
Dans un contexte de tensions au large des côtes du Golfe, les Houthis, appuyés par l’Iran, ont pris le contrôle ces dernières semaines de la côte yéménite de la mer Rouge. Ils contrôlent ainsi le détroit de Bab el-Mandeb, un passage stratégique pour les cargaisons de pétrole saoudiennes.
Selon des sources proches des services de renseignement yéménites et saoudiens qui ont été citées samedi par le Wall Street Journal, l’intensification de l’aide iranienne avait favorisé les avancées rapides des Houthis.
Les Houthis ont instauré un blocus maritime contre l’Arabie saoudite en juillet, mettant ainsi fin de facto à la trêve de quatre ans qui avait été conclue entre les parties. Ils ont également frappé des pétroliers saoudiens, des infrastructures énergétiques et des aéroports ; une frappe menée le week-end dernier contre l’aéroport international de Ryad a fait au moins 13 morts.
L’Arabie saoudite et ses alliés au Yémen, pour leur part, ont pilonné les rebelles, notamment lors d’une frappe saoudienne menée en juillet contre un aéroport houthi, sur lequel se trouvaient deux avions iraniens qui transportaient des visiteurs venus assister aux funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au début de la campagne de bombardements américano-israélienne.

Selon le Journal, des officiers paramilitaires iraniens se trouvaient également à bord de ces vols, ainsi qu’une cache d’armes contenant « des pièces de drones, des systèmes de guidage de missiles et des détonateurs à impact ».
Des sources au sein de la coalition contre les Houthis ont rapporté que des membres du CGRI se trouvaient en première ligne aux côtés des rebelles pour les soutenir dans leurs attaques et que les rebelles utilisaient des drones FPV contrôlés par câble à fibre optique – signe qu’ils avaient bénéficié d’une formation de l’Iran, d’après le Journal. Des drones similaires ont été utilisés par le Hezbollah, le proxy libanais de l’Iran, contre les forces israéliennes.
Mohammed al-Bukhaiti, un haut responsable des Houthis, a été cité par le Journal comme ayant affirmé que les allégations « exagérées » concernant l’aide apportée par le CGRI avaient pour but de justifier les attaques saoudiennes et d’expliquer les échecs des forces soutenues par l’Arabie saoudite.
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