Les séparatistes yéménites refusent de se retirer après des frappes saoudiennes
Selon Anwar al-Tamimi, porte-parole du STC, l'Arabie saoudite aurait déployé environ 20 000 forces de sécurité le long de sa frontière, à proximité de ses positions
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Les séparatistes yéménites ont rejeté mardi les appels de la coalition menée par l’Arabie saoudite à se retirer, quelques heures après des frappes contre une cargaison d’armes présumée dans un port sous leur contrôle.
« Il n’est pas question de se retirer. Il est déraisonnable de demander à un propriétaire de terre de la quitter. La situation exige de rester et de se renforcer », a déclaré à l’AFP Anwar al-Tamimi, porte-parole du Conseil de transition du Sud (STC), mouvement séparatiste actif dans le sud du Yémen.
« Nous sommes en position défensive et tout mouvement en direction de nos forces recevra une réponse de notre part », a-t-il ajouté.
Selon lui, l’Arabie saoudite aurait déployé environ 20 000 forces de sécurité le long de sa frontière, à proximité des positions tenues par le STC.
Ces dernières semaines, les séparatistes, soutenus par les Émirats arabes unis et déterminés à rétablir l’ancien État indépendant du Sud-Yémen, ont enregistré d’importantes avancées territoriales lors d’une offensive éclair.
Selon des experts, ces succès embarrassent l’Arabie saoudite, principal soutien du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.
Ryad a dénoncé mardi une « menace » pour la sécurité nationale du royaume, après avoir mené des frappes aériennes contre une cargaison d’armes présumée dans un port contrôlé par les séparatistes.
À l’instar d’Abou Dabi, le porte-parole du STC a toutefois nié que le matériel militaire visé leur appartienne.
« Les véhicules appartenaient aux forces émiraties présentes au Yémen dans le cadre de la coalition arabe et de l’alliance antiterroriste », a-t-il affirmé.
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