L’État verse plus de 50 M de NIS pour fournir du matériel aux usines de dessalement privées
Alors que le dessalement reste perturbé par une contamination aux microalgues survenue le mois dernier, l’Autorité de l’eau précise que les membranes filtrantes achetées sont réservées aux situations d’urgence
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Les contribuables israéliens déboursent plus de 50 millions de shekels pour acheter des membranes destinées à être utilisées « en cas d’urgence » dans des usines de dessalement privées.
Cet achat fait suite à la fermeture sans précédent de cinq des six usines de dessalement du pays le mois dernier, alors que des vagues de la Méditerranée ont entraîné des microalgues depuis le delta du Nil jusqu’aux côtes sud et centre-sud d’Israël. L’irrigation des cultures dans le sud du pays, ainsi que celle des parcs et jardins dans tout Israël, a été temporairement suspendue, bien que l’approvisionnement des foyers n’ait pas été affecté.
Mardi, deux usines, situées à Ashdod et à Palmachim, fonctionnaient à environ 80 % de leur capacité en raison des niveaux élevés de turbidité de l’eau de mer, causés par la contamination persistante aux microalgues. À ce niveau, les matières solides peuvent endommager les systèmes de prétraitement et les membranes sensibles à travers lesquelles l’eau passe sous haute pression.
Les usines de dessalement de Sorek A et d’Ashkelon fonctionnaient à pleine capacité, tandis que celle de Sorek B était opérationnelle à environ 50 % en raison d’un dysfonctionnement technique.
L’usine de Hadera est la seule de la côte méditerranéenne à avoir continué de fonctionner sans interruption, car elle est située au nord de la zone touchée par les microalgues.
Ces six usines sont toutes exploitées par le secteur privé. Interrogé sur les raisons pour lesquelles les citoyens devaient payer pour le stock d’urgence de membranes, un porte-parole de l’Autorité de l’eau a déclaré : « Si l’utilisation des membranes d’urgence s’avère nécessaire, une autorisation de l’État est requise. Cela implique la constitution d’un stock d’urgence au cas où les dommages subis par les membranes s’accumuleraient et qu’un remplacement s’avérerait nécessaire. »
Le porte-parole a précisé que l’État avait déjà dépensé environ 23,6 millions de shekels pour l’achat de nouvelles membranes et qu’il dépenserait 27 millions de shekels supplémentaires d’ici la fin de l’année.
Les usines de dessalement fournissent jusqu’à 80 % de l’eau potable d’Israël et sont considérées comme un atout stratégique dans cette région du Moyen-Orient aride et sujette à la sécheresse.
la Communauté du Times of Israël !







