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Liban : Samir Geagea s’en prend au Hezbollah, Washington presse Beyrouth de négocier avec Israël

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a répondu samedi 1er novembre au numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, qui avait accusé les États-Unis d’être « les instigateurs de l’agression » contre le Liban

Samir Geagea, chef du parti chrétien Forces libanaises, s'adressant à un journaliste de l'AFP lors d'une interview à sa résidence de Maarab, au nord de la capitale Beyrouth, le 20 mai 2022. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Samir Geagea, chef du parti chrétien Forces libanaises, s'adressant à un journaliste de l'AFP lors d'une interview à sa résidence de Maarab, au nord de la capitale Beyrouth, le 20 mai 2022. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le ton monte à Beyrouth entre le Hezbollah, le parti Forces libanaises et Washington autour de la question du désarmement des milices et des pourparlers avec Israël.

Jeudi, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a appelé à « dissoudre les branches militaire et sécuritaire » du Hezbollah, estimant que les chiites du Liban sont aujourd’hui « confrontés à une catastrophe majeure » à cause de ce parti.

Samedi 1er novembre, Samir Geagea a répondu au numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, qui avait accusé les États-Unis d’être « les instigateurs de l’agression » contre le Liban.

« Trouvez-nous un médiateur impartial capable de contraindre Israël à cesser ses agressions, et nous vous en serons reconnaissants », a ironisé Geagea sur X, appelant surtout l’État libanais à « dissoudre les organisations militaires illégales » et à restaurer son autorité sur tout le territoire.

Ces échanges surviennent alors que des attaques israéliennes se poursuivent sporadiquement au Sud-Liban malgré le cessez-le-feu de novembre 2024. Le Hezbollah, qui refuse de négocier son désarmement tant qu’Israël maintient des positions sur le sol libanais, continue de rejeter toute médiation américaine.

Depuis le IISS Manama Dialogue 2025 au Bahreïn, l’émissaire américain Tom Barrack a de son côté pressé le Liban d’ouvrir un dialogue avec Israël sur la Ligne bleue et de garantir le monopole des armes à l’État.

« Le Liban n’a plus de temps », a-t-il averti, estimant que refuser la discussion avec Israël, c’est risquer des milliers de vies supplémentaires.

Les pressions internationales s’intensifient donc sur Beyrouth, tiraillé entre le camp du Hezbollah, qui refuse toute concession tant qu’Israël frappe le territoire, et celui de Geagea, qui appelle à « créer un véritable État et à délimiter enfin les frontières ».

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