Jonatan Urich admet avoir reçu « des centaines de milliers de shekels » du Qatar – média
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.
Jonatan Urich, un proche conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’un des principaux suspects dans le scandale du « Qatargate », a reconnu devant les enquêteurs avoir reçu « des centaines de milliers de shekels » du Qatar et avoir travaillé pour Doha avant et longtemps après le massacre du 7-Octobre perpétré par le Hamas, rapporte la chaîne N12, qui cite des procès-verbaux d’interrogatoires.
Interrogé sur la date à laquelle il avait cessé de travailler pour les Qataris, Urich a répondu qu’il ne s’en souvenait pas, mais pensait que cela remontait au « milieu ou à la fin de l’année 2024 ». Il a précisé que ce travail n’avait « pas lieu en Israël » et que le projet, qui visait à améliorer l’image du Qatar, avait pris fin après qu’Yisrael Einhorn, un ancien conseiller de Netanyahu également soupçonné dans cette affaire, lui avait dit que c’était terminé.
Interrogé sur le montant de sa rémunération pour ce projet au Qatar, Urich a déclaré avoir reçu « des centaines de milliers de shekels », sans toutefois être en mesure de fournir un chiffre exact.
Dans un autre échange rapporté par la chaîne, les enquêteurs lui ont indiqué disposer d’éléments prouvant qu’il avait été rémunéré pour promouvoir les intérêts du Qatar après l’attaque du Hamas du 7-Octobre. Urich a rejeté cette affirmation : « Ce n’est pas vrai. »
Lorsque les enquêteurs lui ont demandé si Netanyahu savait qu’il était payé pour promouvoir les intérêts du Qatar, qui finance depuis longtemps le Hamas et que le gouvernement Netanyahu a accusé de nuire à Israël, Urich a répondu : « Je ne rends pas compte au Premier ministre de ce que je fais. » Il a ajouté qu’ « il y a une énorme différence entre ce qui se passe à l’étranger et ce qui se passe ici ».
Interrogé sur le fait d’avoir informé l’une ou l’autre des parties de ses activités, Urich a expliqué qu’en tant que consultant externe, il n’avait jamais été tenu de le faire. Il a ajouté qu’une campagne menée en 2022 pour améliorer l’image du Qatar à l’approche de la Coupe du monde de football ne l’avait pas empêché d’ « attaquer le Qatar depuis Israël ».
Les enquêteurs ont ensuite évoqué les déclarations de Netanyahu, qui avait affirmé qu’il était « impossible » qu’Urich reçoive de l’argent du Qatar. Ce dernier a rétorqué : « C’est entre lui et moi. »
Urich a affirmé qu’il n’aurait pas participé à la campagne liée à la Coupe du monde sans l’implication du général de division de réserve Yoav « Poli » Mordechai, qu’il a décrit comme quelqu’un qui lui était « cher », ainsi que d’anciens responsables du Mossad. « Je ne voyais pas de problème moral dès lors que ces personnes respectées y participaient », a-t-il déclaré.
Lorsque les enquêteurs lui ont demandé comment il avait pu continuer à travailler pour le Qatar après l’assaut du Hamas du 7 octobre 2023, Urich a répondu : « Je n’y voyais aucune contradiction. Je ne considère pas cela comme un problème moral. » Il a également affirmé : « Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit d’immoral ou de non professionnel. »
Urich a été mis en examen en juin pour avoir prétendument transmis des informations classifiées dans l’intention de porter atteinte à la sécurité de l’État, dans le cadre de l’affaire dite « Bild ».
Le parquet a tenté en vain de lui interdire l’accès au bureau du Premier ministre. Urich continue de travailler en étroite collaboration avec Netanyahu.
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