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Les ministres européens entendent participer activement à l’après-guerre

Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, s'adresse aux journalistes avant la réunion ministérielle UE-Voisinage sud à Bruxelles, le 14 juillet 2025 (Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP)
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, s'adresse aux journalistes avant la réunion ministérielle UE-Voisinage sud à Bruxelles, le 14 juillet 2025 (Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP)

« Nous sommes prêts à discuter de ce que nous pouvons apporter », a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas lors d’une réunion ayant rassemblé jeudi à Paris les ministres des Affaires étrangères du « Quint européen » (Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni), du « Quint arabe » (Arabie Saoudite, Egypte, Emirats Arabes Unis, Jordanie, Qatar) ainsi que ceux de l’Union européenne, du Canada, d’Indonésie et de Turquie pour travailler sur « le jour d’après ».

« L’Allemagne est prête à fournir rapidement des contributions dans le domaine médical, pour équiper les hôpitaux. Nous sommes immédiatement prêts à apporter l’aide humanitaire dans la bande de Gaza », a indiqué son homologue allemand, Johann Wadephul.

Sur le plan sécuritaire, les Européens sont favorables à la mise en place d’une mission internationale de stabilisation à Gaza, sous l’égide des Nations unies, avec l’objectif de transférer progressivement les responsabilités en matière de sécurité intérieure à une Autorité palestinienne réformée à Gaza.

La France table plutôt sur une aide sous la forme de formations des forces de sécurité palestiniennes et/ou d’un soutien financier pour leurs équipements par exemple, a indiqué Pascal Confavreux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

De son côté, Mme Kallas a souligné que l’Union européenne était « certainement » disposée à faire partie d’une autorité internationale de transition, l’UE étant l’un des plus grands donateurs à l’Autorité palestinienne.

Les pays arabes ont, eux, « marqué leur intérêt » sans annonce concrète, selon des diplomates européens.

Au total, « 10 000 membres des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne seraient nécessaires pour sécuriser Gaza de manière autonome », selon un document de travail présenté en septembre aux pays arabes par la France, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

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