Netanyahu : Israël est passé d’une stratégie de la retenue à l’offensive
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

« Israël a besoin d’une grande armée, dont les formations de réserve constituent le noyau », a déclaré le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors d’une conférence réunissant des officiers supérieurs de la réserve.
« La force des réservistes est un élément fondamental, un élément central », a souligné Netanyahu, aux côtés du ministre de la Défense, Israel Katz, et du chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir.
« Nous avons besoin d’une armée importante, forte, mais aussi intelligente. »
Pendant les dizaines d’années précédant le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, Tsahal avait supprimé des unités de réserve, s’orientant vers une armée « petite et intelligente », composée de troupes d’élite hautement entraînées.
Les deux années de combats au sol sur plusieurs fronts depuis l’assaut barbare et sanglant du Hamas ont fortement reposé sur les réservistes, qui ont été mobilisés à plusieurs reprises.
« Nous n’avons pas seulement changé le Moyen-Orient, nous nous sommes changés nous-mêmes », a déclaré Netanyahu.
« L’endiguement n’existe plus. C’est l’initiative et la proactivité qui priment désormais. »
« Les formations de réserve se sont à nouveau manifestées, contrairement à tout ce que pensait l’ennemi. Ils se sont trompés. Ils nous ont mal jugés. Ils vous ont mal jugés. »
Tsahal et les autorités chargées de la défense ont indiqué que l’armée a besoin de 12 000 soldats supplémentaires en raison des besoins accrus du pays en matière de sécurité et des milliers de soldats tués ou blessés au cours des deux années de guerre qui ont suivi l’invasion et les massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre 2023.
Le gouvernement Netanyahu a été vivement critiqué pour son incapacité à prendre des mesures coercitives efficaces contre les ultra-orthodoxes qui se soustraient à la conscription et pour ses efforts visant à inscrire les exemptions dans la loi.
Un projet de loi controversé présenté par le gouvernement prévoit que, cinq ans après son adoption, seuls 50 % des haredim éligibles à la conscription seront recrutés chaque année.
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